Vous aussi, apprenez à garder votre calme !

Vous aussi, apprenez à garder votre calme !

Tout d’abord, sachez une chose : garder son calme, c’est quelque chose qui s’apprend. Même si on vient au monde avec un don génétique qui rend plus ou moins impulsif-ve-s, nous commençons tou-te-s naturellement notre vie en nous laissant porter par nos émotions et nos passions ; à la naissance, le lobe frontal n’est pas encore totalement développé.

Si on a la chance de compter sur des conditions favorables pour notre évolution et notre développement, on apprendra que pour agir raisonnablement, on doit contrôler nos pulsions. On se rendra également compte du fait que sans contrôle de soi, on finit par agir de façon erratique et par faire ou dire des choses qui, à la longue, nous porteront préjudice.


«La vie est comme un voyage en mer : il y a des jours de calme et des jours de tempête ; l’important, c’est d’être un bon capitaine de notre barque.»

– Jacinto Benavente –


La mauvaise nouvelle, c’est que nous n’avons pas tou-te-s une éducation qui favorise le contrôle de soi. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut réaliser cette éducation nous-mêmes. Une fois que l’on a pris conscience du problème – dans notre passé, à de multiples reprises on a fait des erreurs dans la précipitation – on peut agir pour corriger cette dynamique.

Dans ce cas, il est vrai que nous introduisons un facteur de répression sur nos pulsions. Entrer dans le monde de la culture exige toujours un quota de renoncement à ces appétits et ces désirs qui vont à l’encontre de la vie en communauté.

Mais en réalité, celleux pour qui le contrôle de soi est le plus utile, c’est nous-mêmes. Cela nous permet de ne pas gaspiller inutilement notre énergie émotionnelle et d’être plus assertif-ve-s. Dans la suite de cet article, nous vous donnons 4 conseils qui vous aideront à apprendre à garder votre calme dans les moments où cela est le plus difficile.

Pour garder votre calme, mettez immédiatement fin aux stimulations stressantes

Généralement, c’est suite à une stimulation stressante que la perte de contrôle apparaît. Derrière le mot «stressant», on peut trouver tout ce qui fait peur et/ou ce qui nous menace. Ce qui nous mène à nous questionner aussi, ce qui nous fait douter, ou ce qui s’oppose à nos désirs.

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Si vous n’avez pas cultivé le contrôle de soi, alors généralement, ce type de stimulations vous pousse à être sur la défensive, ce qui s’exprime par de l’agressivité : vous criez, vous avez des gestes violents, vous employez un langage offensif ou vous tenez un discours blessant et menaçant.

Vous pouvez contrôler ces pulsions si vous parvenez à garder votre calme et en silence pendant 20 secondes. Si vous sentez qu’il est impossible pour vous de ne pas réagir, mettez-vous simplement debout et éloignez-vous de la situation pendant un bref instant, en inspirant et en expirant profondément. Il vous faudra très certainement «compter jusqu’à dix». Parfois, la différence entre une très bonne réponse et une très grande erreur, c’est précisément ces quelques secondes de rupture.

Focalisez votre attention sur votre propre corps 

Il est important pour vous de vous conditionner à être très attentif-ve à tout ce qu’il se passe dans votre corps. Activez la «puce» à chaque fois que vous vous sentez mal à l’aise avec quelque chose ou quelqu’un. Arrêtez de penser à cette réalité extérieure et, à la place, accordez votre attention à votre façon de réagir physiologiquement. Les signaux viennent de votre corps, c’est lui le vecteur de l’état d’anxiété ; mettez fin à tout ça.

Concentrez-vous sur la façon dont vous respirez, sur les battements de votre coeur. Prêtez attention à la température de votre corps, et si vous avez chaud, rafraîchissez-vous avec de l’eau ou de l’air frais. D’autre part, si vous avez les muscles tendus, étirez-les. Sans à peine vous en rendre compte, vous prendrez les rênes de la situation.

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Pour «activer la puce», inscrivez cet ordre dans votre esprit et répétez-vous le constamment : «je veux comprendre les réactions de mon corps». Si apparaît quelque chose qui vous offusque ou vous irrite, habituez-vous à penser de façon automatique : «je veux comprendre les réactions de mon corps». Cette phrase sera une ouverture à l’observation de soi et, par conséquent, au contrôle de soi.

L’exercice, toujours l’exercice 

Si vous êtes un de ces cas chroniques (une de ces personnes qui explosent presque tout le temps et pour presque n’importe quoi), vous avez urgemment besoin d’adopter une routine d’exercices physiques dans votre vie quotidienne. S’il s’agit d’une pratique sportive, ce n’est que mieux, car faire du sport vous permet d’en finir avec cet excès d’énergie que vous pourriez retourner contre vous en vous mettant en colère si vous ne faisiez rien pour évacuer.

Il est prouvé scientifiquement que l’exercice physique active la production de différentes hormones qui ont une incidence sur l’humeur. Le fait d’évacuer votre trop-plein d’énergie physique vous permet également de libérer cet excès de tension émotionnelle qui vous maintient irrité-e ou sur le point d’exploser. De plus, la discipline qu’exige la pratique d’exercice physique ou d’un quelconque sport, c’est aussi une façon pour nous d’entretenir notre capacité de contrôle de nous-mêmes.

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Il ne s’agit pas d’entrer en compétition avec les autres ni de viser la victoire à tout prix. L’important, c’est de profiter de l’activité à laquelle on s’adonne et d’écouter notre corps aussi dans un espace où nous lui donnons de la liberté en lui imposant un rythme plus rapide et plus énergique.

Ce n’est que mieux s’il s’agit de quelque chose qui attire votre attention ou si vous en tirez un quelconque profit. Mais si vous vous trouvez dans cette phase où rien ne vous plait, faites simplement vos exercices seul-e chez vous ou remplacez-les par une rapide promenade. Vous verrez comme en peu de temps, vous vous sentirez mieux.

Par: Camille Legrand