5 signes d’agressivité dissimulée

22 avril 2016 dans Psychologie 623 Partagés

En matière d’agression, on trouve deux grandes classes : l’ouverte et la dissimulée. Dans le premier cas (agressivité ouverte), le comportement agresseur est direct et palpable : il est évident pour tout le monde.

Dans le second cas (agressivité dissimulée), le comportement agresseur est plus subtil, caché ou en d’autres termes, camouflé et trompeur. Il suppose un grand degré de manipulation.

“Il y a trois venins principaux : la passion, l’agression et l’ignorance.”
Pema Chödron-

La différence essentielle entre l’une et l’autre se trouve dans la manière dont se manifestent les véritables intentions de la personne à l’origine de l’acte agresseur.

Nous allons à présent vous montrer cinq signaux qui vous permettent d’identifier l’agressivité dissimulée.

1. Le mensonge : quand la vérité nous rend « plus grand »

Femme-regardant-oiseau-dans-une-cage

Le fait de mentir, plus ou moins gravement et de cacher la vérité, est peut-être la modalité la plus évidente d’agression dissimulée, et la manière la plus commune de violenter quelqu’un.

Si l’on cache quelque chose à quelqu’un, que ce soit en disant quelque chose ou rien du tout, c’est peut-être par peur ou par volonté de ne pas se confronter à une réalité.

Cela se présume, sans la permission ni le consentement de l’autre personne, que l’on agresse, d’une manière grave ou légère.

Lorsque l’autre apprend la vérité, cela mène généralement à un conflit où l’agression est découverte. Sinon, il n’y aurait pas de malentendus.

On voit ici qu’il y a des moments où la vérité est plus grande que nous-mêmes et qu’elle finit par nous dépasser. C’est un cercle vicieux qui régule un grand nombre de relations sociales et qui  petit à petit les détériore.

2. La culpabilité : être victime de soi-même 

C’est lorsque nous nous mettons dans le rôle de la « victime », dans n’importe quelle situation conflictuelle.

Nous sentons ou nous voulons sentir que, véritablement, nous sommes l’objet d’une injustice, dont l’autre personne ou les autres personnes sont à l’origine.

C’est une manière typique d’éluder notre responsabilité, car lorsqu’on se met dans une position de vulnérabilité et de détresse, l’unique manière de gagner le combat, c’est d’introduire le sentiment de culpabilité. Une culpabilité qui finit par être plus convaincante que les faits-mêmes.

La devise ou le scénario est le suivant : se montrer, consciemment ou inconsciemment, comme un « sacrifié » des circonstances, pour éveiller chez les autres de la compassion.

Paradoxalement, le plus fragile devient le plus fort : il fait une force de sa fragilité. Faire ressentir de la culpabilité fonctionne évidemment. C’est une manière dissimulée d’attaquer les autres, en les manipulant.

3. Faire honte : utiliser le pouvoir pour minimiser les autres

Homme-veste-noire-pensant-faire-le-bien

C’est lorsque nous minimisons la sphère ou la condition humaine de quelqu’un, peut-être avec le but de nous sentir plus fort que les autres ou de ridiculiser l’autre personne, en cachant le possible rejet ou la rancœur que l’on ressent pour elle.

C’est un pouvoir prétentieux sur une fragilité, une erreur ou une différence.

Lorsque nous faisons honte à quelqu’un, nous passons au-dessus de lui, de manière agressive et même écrasante. Nous avons besoin de nous sentir meilleur que les autres, ou nous éprouvons du rejet vis à vis de cette personne.

Par exemple, quand on ridiculise quelqu’un en public, en se moquant de cette personne, cela peut sembler être une simple blague, mais peut-être que le fond des choses est plus vaste : l’intention réelle d’agression peut aller au-delà de cette personne.

4. Séduire : « juger » à travers l’ego d’autrui

Femme-sur-un-bateau-representant-la-tristesse-de-l'agressivite

C’est lorsque nous impressionnons d’autres personnes pour obtenir nos objectifs : nous faisons valoir nos fragilités, qui ont souvent un rapport avec l’ego de  l’autre, pour obtenir tout type de chose.

L’agression se trouve, non pas dans les petits et jolis détails que nous pouvons montrer à l’autre personne, mais dans le fait de “juger » à travers les sentiments de l’autre pour déguiser une situation déterminée et obtenir un objectif obscur et égoïste.

Il s’agit d’entrer dans « l’ambivalence » entre son propre ego et celui d’autrui. Cela débute par un mensonge, que l’autre personne croit, ou une vérité supposée, que l’on exagère.

C’est sans aucun doute un jeu absurde dans lequel les deux personnes perdront. L’agression dissimulée est effectuée, à nouveau, par l’intention, la manipulation et en conséquence par le fait d’utiliser les personnes comme si elles étaient des objets ou des moyens d’atteindre n’importe quelle finalité.

5. L’absence : quand je suis là sans être là

Dans ce cas, même si la personne est présente physiquement, mentalement, cognitivement ou émotionnellement, elle semble être loin de la situation.

Ce comportement se trouve, entre autres, dans le silence, le fait de regarder ailleurs et non pas la personne directement, dans l’ennui d’écouter ce que l’autre dit, ou tout simplement dans le fait de répondre avec des phrases très courtes, peu loquaces et sans arguments à l’objet de la controverse.

Finalement, dans ce décor des agressions dissimulées, il faut savoir que le comportement d’un bon manipulateur ne sera jamais évident.

Le manipulateur a besoin de quelque chose, qu’il ne peut ou ne veut pas atteindre par ses propres moyens.

Femme-robe-blanche

A découvrir aussi