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Ahimsa, un concept de paix intégrale

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Le terme ahimsa vient du sanskrit et fait référence à un concept qui plaide pour la non-violence et le respect de la vie. Il implique donc de ne pas tuer mais également de ne pas causer de douleur physique ou émotionnelle à un être vivant, que ce soit à travers les pensées, les mots ou les actions.
Ahimsa, un concept de paix intégrale
Dernière mise à jour : 21 août, 2020

La première apparition du terme ahimsa date du Vème siècle av. J-C., dans le contexte de la philosophie indienne, plus concrètement dans les écritures hindouistes Upanishads. Malgré tout, il est aussi utilisé dans le bouddhisme et le jaïnisme.

Ahimsa est aussi lié au respect de l’esprit, de la nature et des cultures. Il s’agit donc de mener une vie en paix avec tout ce qui nous entoure. D’une certaine façon, ce terme représente la congruence entre ce que nous disons, pensons et faisons. Il est relié au fait d’offrir de l’amour et d’être en harmonie avec le monde. Approfondissons cette idée.

Le concept d’ahimsa en Occident

Mahatma Gandhi a été le précurseur de l’incorporation de ce concept en Occident. Il le considérait comme le dénominateur commun de toutes les religions. Cependant, au fil du temps, beaucoup de leaders qui luttaient pour les droits civils l’ont inclus comme une partie de leur doctrine.

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Martin Luther Kingle plus grand représentant des droits civils de la population afro-américaine, a été influencé par ce concept. Il a mené des protestations pacifiques contre la violence et la pauvreté au niveau mondial.

Malgré tout, l’inclusion du terme ahisma en Occident se poursuit encore grâce à différentes pratiques comme le yoga ou la méditation. De cette façon, beaucoup d’occidentaux commencent à étudier de nouveaux concepts et à se sentir attirés par la culture orientale. En fait, la communication non-violente développée par Rosenberg en est un bon exemple.

Le sens d’ahimsa pour Mahatma Gandhi

L’idéologie de Mahatma Gandhi à propos de la non-violence vient de son intérêt pour la doctrine hindouiste et jaïniste.

“Littéralement, ahimsa signifie non-violence envers la vie, mais il a aussi un sens plus large. Il signifie que l’on ne peut pas offenser une autre personne, que l’on doit compatir, même s’il s’agit d’un ennemi. Pour ceux qui suivent cette doctrine, il n’y a pas d’ennemis. Celui qui croit en l’efficacité de cette doctrine trouve l’état ultime, lorsque son but est atteint, en voyant le monde à ses pieds. Si nous exprimons notre amour -ahimsa- de façon à ce qu’il marque notre ennemi pour toujours, cet ennemi nous rendra cet amour.”

-Mahatma Gandhi-

Ainsi, pour Gandhi, ahimsa indique bien évidemment de ne pas tuer mais fait aussi référence à la capacité humaine de ne pas faire de mal à l’autre. Ne pas lui provoquer la moindre douleur, même si c’est une douleur psychologique. Pour cela, il faut avoir un état de conscience absolu.

Par ailleurs, il affirme que celui qui pratique l’ahimsa a besoin d’avoir un esprit, une bouche et des mains absolument pacifiques. Il faut aussi souligner que pour l’hindouisme, l’objectif fondamental de la non-violence est d’éviter l’accumulation d’un karma nocif. Par conséquent, l’individu devra pratiquer un état de paix intégrale avec soi-même et avec l’environnement qui l’entoure.

De cette façon, en partageant un respect absolu pour la vie, on établit une vénération inconditionnelle de la nature. L’individu sera en paix avec lui-même, avec l’autre et avec le milieu dans lequel il vit. C’est un principe d’égalité, de respect et d’équilibre. Rien n’importe plus que la vie dans toutes ses formes.

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Ahimsa en tant que pratique globale et humaniste

Penser à l’autre et à ne pas lui faire de mal est un principe d’égalité suprême. Si on le relie à une pratique culturelle et humaniste, on peut établir un respect pour toutes les cultures, sans différence. L’ethnocentrisme n’aurait donc aucune raison d’être.

Pendant longtemps, tout au long de l’histoire de l’humanité, on a justifié la violence envers d’autres cultures par leur infériorité. L’ethnocentrisme à travers une fausse notion de supériorité, en plus d’être une façon de dominer, se basait sur des raisons infondées, un but colonialiste.

Établir de nouveaux paramètres d’égalité culturelle est une manière de réduire le niveau de souffrance et de maltraitance reproduit pendant des siècles à différentes échelles: sociale, économique, politique, éducative, psychologique et, bien évidemment, culturelle.

Considérer l’autre comme quelqu’un de différent et à la fois d’égal à nous, avec les mêmes droits pour la vie, est un principe d’équité qui doit être suivi de manière intégrale si l’on veut atteindre l’ahimsa: la paix intégrale sur la face de la terre.

 

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