Quand vous acceptez et que vous intégrez vos polarités, c’est alors que vous devenez VOUS-MEME

17 août 2017 dans Psychologie 325 Partagés

Quand vous acceptez et que vous intégrez vos polarités, c’est alors que vous devenez VOUS-MEME. Vous devenez authentique. Vous empruntez ce chemin qui vous conduit toujours droit à votre essence la plus pure. Un chemin qui naît toujours en vous et qui revient à vous.

Or, qu’entendons-nous par « polarités » ? Les polarités font référence aux extrêmes d’un même continuum. Des extrêmes qui sont opposés entre eux. Si l’un est la lumière, l’autre est l’ombre. Si l’un est la passivité, l’autre est l’action. Quand l’un est clair, l’autre est obscur. Nous parlons, donc, des extrêmes que possède un même continuum.

Sur un plan plus psychologique, on peut trouver des exemples de ces polarités dans les couples suivants : Tristesse-Joie, Euphorie-Tranquillité, Extraversion-Introversion, Féminité-Masculinité…sûrement comprenez-vous déjà à quoi nous faisons référence et pourrez-vous même compléter la liste. De plus, il est probable que vous ayez déjà vécu en vous chacun de ces opposés. Qui ne s’est jamais senti triste et joyeux ? Qui n’a jamais été euphorique bien qu’étant quelqu’un, généralement, de nature calme et tranquille ?

Même si la culture contient un part de vos polarités, elles restent en vous

Les polarités nous parlent de la vie dans toute son extension. On nous parle de ce que la vie EST et de ce que la vie DONNE. Si dans la vie il y a cela, il y aura aussi son opposé. Vous cherchez la lumière ? On vous donnera aussi l’obscurité. Pouvoir voir ces polarités et quelle influence cela a-t-il que de se situer à un extrême ou un autre fait partie de notre développement personnel.

La culture, les normes sociales, l’hérédité familiale, les ordres déguisés…taisent et maltraitent parfois un côté du continuum, un extrême du couple. Tout cela tait un côté de la polarité et ampute notre essence, l’empêchant souvent ainsi de grandir. Comme une pousse d’herbe qui lutte pour sortir de terre, mais qui est toujours coupée à peine sortie.

Cependant…l’énergie reste là. Et si elle ne sort pas de manière naturelle, elle sortira d’une autre manière moins saine et plus violente. C’est ce qui arrive avec nos polarités. Combien de fois vous serez-vous surpris-e vous-même en vous voyant agressif-ve et blessant-e, quand peut-être l’image que vous avez de vous est celle d’une personne calme et patiente. Combien de fois vous êtes-vous surpris-e en vous voyant calme et apaisé-e, quand vous vous considérez comme une personne nerveuse et facilement irritable par son entourage.

S’identifier seulement à une part de la polarité, c’est nier son authenticité

Il s’agit de votre authenticité, de votre véritable authenticité. Vous êtes les deux extrêmes. Vous êtes l’agressivité et la délicatesse, vous êtes la tranquillité et la nervosité. Vous êtes la lumière et l’ombre… Normalement, nous nous positionnons à un extrême du continuum en niant avec une totale conviction l’existence de l’autre extrême. « Je suis très calme, je ne m’énerve jamais ! », « Je suis très indépendant-e et je n’ai pas besoin d’aide ».

Et c’est à ce moment, à ce moment où on nie une part de notre nature, que l’on critique durement l’autre. Si je ne suis pas capable d’accepter ce que je rejette chez moi et ce que la société me pousse à rejeter, je le verrai et je le rejetterai chez les autres. Mais…pas en moi, car ça, « ce n’est pas moi ». « Car je suis très calme et je ne me suis jamais énervé-e ». Cependant, quand je vois que les autres le font, mon corps brûle et explose.

On nous identifie à ces parts desquelles on est fier-ère-s ou à ces parts que la culture au sein de laquelle nous vivons renforce. Etre un homme et « être féminin » (ou du moins, ce que la société considère comme « être féminin ») est parfois perçu comme quelque chose d’étrange dans certaines cultures. Cependant, dans d’autres cultures, c’est quelque chose de totalement normal et naturel.

Si nous nous approprions ce que nous nions, alors on ne le projettera plus sur les autres

Une fois que l’on reconnaît ses extrêmes, alors on peut s’accepter soi-même. Quand on s’accepte, on cesse de projeter sur les autres ce qui ne nous plait pas chez nous, et même si ces choses existent chez l’autre, on peut arriver à le comprendre sans le juger. On le verra avec calme et sans se sentir confus-e. Puisqu’on ne projettera plus ce qui ne nous plait pas chez nous, on ne fera que le voir.


« Tu ne vois ce que tu es, tu ne vois que ton ombre. »

– Rabindranath Tagore –


Travaillez pour votre authenticité, pour intégrer vos polarités. Plus vous vous accepterez, moins vous rejetterez l’autre. Moins vous aurez de préjugés, plus vous serez libre. Plus vous vous accepterez, plus vous pourrez travailler avec vous dans la tendresse pour vous améliorer, en éliminant le besoin de projeter ce qui ne vous plait pas chez les autres.

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