Lettre à lire en cas de profonde tristesse

16 juillet 2017 dans Emotions 106 Partagés

Si vous décidez de lire cette lettre, cela signifie que vos journées emplies de tristesse sont en train de triompher ou ont déjà triomphé. Vous avez peut-être perdu votre enthousiasme, vous êtes peut-être inondé-e par les déceptions ou vous vous sentez brisé-e en mille morceaux. Quel qu’en soit le motif, c’est ce que vous ressentez.

Avant de continuer, laissez-moi vous dire que ces lignes ont été écrites pour que vous les lisiez dans un endroit confortable et tranquille. Un lieu qui représente un véritable refuge pour vous et dans lequel vous pouvez vous retrouver, seul-e avec vous-même. Ensuite, j’ai besoin que vous fermiez les yeux pendant quelques secondes, que vous respiriez profondément  et que vous commenciez à lire dès que vous vous sentez prêt-e, sans vous presser, calmement et en réfléchissant à chaque mot… Alors, c’est parti ?

Vous avez le droit d’être triste

La vie n’est pas toujours facile. Vous êtes fatigué-e de lutter, de faire semblant de sourire alors que votre âme ne demande qu’à pleurer, de paraître bien aux yeux des autres… Maquiller votre tristesse est devenu votre routine et fuir le mal-être est ce qui vous a permis de tenir bon. Mais c’en est trop. Vous ne pouvez plus. Votre peine est si grande que vous n’êtes même plus capable de la dissimuler.

Ce n’est pas grave. Vous avez le droit de vous écrouler. Croyez-moi. Vous avez le droit de pleurer, d’hurler de douleur et de ne pas avoir envie de sourire si vous n’avez pas le moral. Parfois, la vie nous pèse et nous fend le cœur sans le moindre remords. Votre devoir n’est pas de toujours d’aller bien ou d’enfiler un déguisement pour que les autres croient qu’il n’y a pas de problème. Dites-vous bien que les masques blessent aussi parce qu’ils dissimulent votre propre visage et vous permettent d’interpréter un personnage dans lequel vous pouvez complètement vous perdre. En vous trahissant vous-même.


Lors de ces journées d’intense tristesse, pleurez si vous en avez besoin ou hurlez si vous n’en pouvez plus. Il vaut mieux exprimer vos sentiments que vous noyer en eux ou commencer à avoir des problèmes de santé.


Quelle que soit la raison, autorisez-vous à ressentir cette tristesse afin de vous libérer de toute cette douleur émotionnelle que vous renfermez. L’accepter est le seul moyen sain qui existe et représente la manière la plus adéquate de commencer à construire un pont vers votre bien-être.

Cependant, n’oubliez pas que la tristesse est liée aux souvenirs et que même si ces derniers sont utiles, ils vous font du mal quand vous basez toute votre vie sur eux. Même si vous n’êtes pas responsable de la façon dont vous vous sentez, vous l’êtes par rapport à la façon dont vous gérez cette tristesse.

Étreignez-vous encore et encore

À partir de maintenant, oubliez vos craintes et, de la même façon que vous faites preuve d’un grand courage pour ne pas inquiéter les autres, soyez courageux-se pour être sincère avec vous-même et découvrir à quel point de votre vie vous vous trouvez. Regardez-vous dans le miroir et offrez-vous cet amour que vous oubliez souvent de vous donner afin de récupérer votre belle authenticité, celle que vous avez mise de côté pour le bien-être des autres. N’ayez pas peur. La pire chose que vous puissiez découvrir est un-e inconnu-e en face de vous.

Si c’est le cas, étreignez-le/la, étreignez-vous. Pour se retrouver soi-même, il n’y a pas de meilleur remède que la chaleur de l’amour propre… et vous avez cessé d’y faire attention depuis longtemps. Traitez-vous avec tendresse, hors de tout jugement ou de toute critique, pour récupérer chaque partie de votre être que la tristesse a réduit en miettes et mieux la comprendre.

Pour cela, j’aimerais beaucoup que vous fassiez quelque chose. Je vous le demande donc de toutes mes forces : s’il vous plaît, cessez de vous faire du mal. Peu importe ce qu’il s’est passé dans votre vie, vous punir ne fera qu’aggraver vos blessures.

Vous pardonner pour les erreurs que vous avez faites, pour les fois où vous ne saviez pas quoi faire ou ne saviez pas comment agir correctement, vous sera d’une grande aide. Personne ne naît en sachant tout à l’avance. Vos erreurs font partie de votre apprentissage. Je suis sûre que derrière chacune d’elles se trouvait une grande avancée. Mais vous ne vous en êtes pas rendu-e compte. Cependant, en faisant ces erreurs, vous avez pu apprendre que ce n’était pas une bonne façon de faire les choses. Vous avez pu grandir. Écarter des options.

Mettez aussi de côté vos chères questions existentielles : « Pourquoi cela m’est-il arrivé à moi ? », « Pourquoi c’est toujours la même chose ? », « Pourquoi s’est-iel comporté-e de la sorte avec moi ? ». Elles ne font que vous séduire pour mieux vous prendre au piège dans une spirale sans issues qui étouffe votre âme.

Votre tristesse est pleine de justifications, d’explications et d’évasions de toutes sortes de sentiments et de responsabilités. Si vous vous laissez submerger, ces jours tristes se transformeront en routine. Si vous voulez vous poser des questions, demandez vous comment faire pour sortir de cet état. Ce sera plus constructif et réparateur, croyez-moi.

Maintenant, après vous être étreint et avoir pris le temps de réfléchir, il est temps de vous regarder à nouveau dans le miroir pour savoir qui vous êtes réellement. Établissez une connexion visuelle puis prononcez cette simple phrase à trois mots qui a des effets époustouflants : « Je m’aime !« . Vous vous rendez peut-être compte que vous avez passé beaucoup trop de temps à attendre quelqu’un qui vous apprécie et vous aime comme vous l’espériez. En faisant cela, vous avez oublié que la seule personne qui pouvait agir de la sorte se trouvait en vous.

Le soleil qui apparaît après ces journées pleines de tristesse

Vos jours tristes ont besoin que vous les écoutiez afin de les comprendre. Si vous faites cela, vos blessures commenceront à cicatriser et la douleur disparaîtra petit à petit. La compréhension est la clé pour avancer et le fait que vous vous aimiez vous-même constitue l’outil le plus puissant pour y parvenir.


Vos journées de tristesse vous aident à vous déconnecter du monde externe et à vous reconnecter à vous-même.


Après ces jours tristes, même si le soleil apparaît timidement pour ne pas vous aveugler et pour vous permettre de vous adapter à son éclat, vous seul-e décidez de sortir pour ressentir sa chaleur ou, au contraire, de vous cacher sous une couverture pour vous en éloigner le plus possible. C’est pour cela que je vous demande de prendre des risques. Soyez courageux-se, une fois de plus, pour accepter entièrement cette tristesse et la comprendre, en ne perdant pas de vue le chemin de l’authenticité.

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