9 conseils pour surmonter une crise de couple

· 16 juillet 2015

“Et il rebroussa chemin sur ses propres pas, avec l’espoir qu’en regardant derrière lui, il se rappellerait jour après jour la douce voix qui lui parlait dans sa mémoire, ces yeux qui le regardaient et ce corps qui tremblait au moindre contact avec le sien. 

Et avançant sur le chemin de l’espoir, même s’il avait le cœur brisé, il continuait à aller de l’avant, malgré tous les refus et les rejets qui jonchaient l’histoire de son passé récent. 

Et avec des millions de larmes, il recouvrait ses traces, fanant ce qui restait de sa volonté, et jurant qu’il ne reviendrait plus jamais sur ses pas. Et les siens, captifs de douleur, tentaient de s’arracher à une boue épaisse, constituée par des pensées tant ruminées, qui s’éloignaient de toute lueur, qu’autrefois il appelait allègrement la dignité. 

Et malgré toutes les promesses qu’il avait faites à ses amis, à ses proches et à lui-même, il se remit à prier. Peu importe les résultats qu’il obtiendrait, il continua à supplier. Dès que les premiers signes de l’angoisse surgissaient de son for intérieur, il n’était plus capable de contrôler son esprit, et se laissait emporter par les limbes du désespoir. 

Et c’est avec une estime de soi piétinée et réduite à néant, immergée dans la fange la plus obscure et la plus abyssale, qu’il se vit abandonné par la personne qui autrefois l’accompagnait. Emporté par la mélancolie des souvenirs d’un amour passé et perdu, de la fidélité éternelle et des projets d’avenir brisés, il sombrait.  

Et il regarda derrière lui et pensa : Qu’aurai-je pu faire pour éviter d’en arriver là ?. Et il pleura. »

Cette histoire vous a-t-elle fait réfléchir ? 

Qui n’a jamais souffert ou été le témoin d’une rupture de couple ? Qui ne s’est pas laissé emporter par la frustration que génère cette situation, et par la déréliction ?

Combien d’entre nous ont du lutter contre un non catégorique, contre l’inéluctabilité d’une rupture ? Qui n’a jamais eu l’espoir de pouvoir tout arranger, et de recommencer à zéro ? Que pouvons-nous faire pour éviter d’en arriver là ?

Il est certain que dans bien des cas, un « non » peut s’arranger. Des « non » répétitifs restent gravés dans le marbre. Mais parfois, dans notre précipitation, notre angoisse et notre envie de contrôle, nous faisons d’un simple « non » de notre partenaire, un obstacle que nous voulons franchir.

Et ce comportement, cette pression que nous mettons sur l’autre, aggrave bien souvent la situation, jusqu’à transformer cette réponse incertaine en décision définitive. 

Comme tous les autres conflits humains, les conflits de couple peuvent être solutionnés.

Trouver une solution demande un certain engagement et une volonté de fer. Il faut vouloir, faire, céder et comprendre. Une rupture peut n’être que la porte de sortie trouvée par l’un des membres du couple, pour s’extraire d’une situation qu’il juge, de son point de vue, insupportable.

Dans de nombreux cas, il peut s’agir davantage d’une pause pour prendre l’air, que d’un véritable abandon. Souvent, il existe une partie active et une partie passive dans les disputes. La première souhaite la séparation et agit en ce sens, alors que la seconde ne la désire pas, mais ne fait rien pour autant.

La partie active ne souffre pas moins de la séparation, et la partie passive ne porte pas forcément toute la responsabilité de cet échec de la relation.

Lorsque nous sommes dans le cas d’une rupture, qui n’est pas due à l’irruption d’une troisième personne dans le couple, chacun des partenaires doit faire une autocritique pour comprendre les raisons de la séparation.

Même si nous pensons avoir retourné le problème dans tous les sens, il est probable que nous nous soyons trompés, que notre jugement soit trop dur, ou que nous ayons provoqué des situations insoutenables sans le vouloir.

Que faire ? 

Nous allons vous donner de nombreux conseils pour que vous puissiez éviter d’atteindre un point de non-retour dans votre relation :

– Ne vous imposez pas, discutez : c’est un élément essentiel pour parvenir à un consensus. Arrêtez de lutter pour savoir qui a raison, mais expliquez bien vos arguments et votre logique. Focalisez-vous sur le présent, et ne ramenez pas sans cesse sur la table les conflits d’autrefois. Évitez surtout de les utiliser en exemple.

Comprenez : il est normal de ne pas être d’accord. Gardez à l’esprit que vous devez trouver des points de consensus, pour vous permettre de sortir rapidement du conflit.

– Reconnaissez les efforts de l’autre : vous n’êtes pas le seul à essayer d’améliorer la relation et la vie en commun. Les petits détails comme un baiser, un câlin, une caresse, un sourire ou un moment d’attention peuvent être très importants et avoir un impact énorme sur la destinée de votre couple.

Critiquez les actes, pas la personne : si votre partenaire a eu une attitude qui ne vous a pas plus, décrivez-lui ce comportement, mais ne faites pas de généralités en parlant de ses défauts propres. Le respect est essentiel à la bonne entente.

Sachez arrêter l’escalade de la violence : si le ton commence à monter, prenez la décision d’abandonner la conversation, et d’aller réfléchir chacun de votre côté pour trouver des solutions afin de régler le problème.

Une fois que les deux parties sont bien détendues, vous pouvez essayer de démêler le problème d’une manière plus patiente et plus constructive. Discutez, comprenez et faites des concessions, pour que tout le monde soit gagnant.  

Travaillez votre langage corporel : montrez à votre partenaire que vous l’écoutez, regardez-le dans les yeux, essayez de comprendre sa vision des choses, ses inquiétudes et ses craintes.

Faites des activités en commun : passer du temps ensemble va vous permettre de vous rapprocher. Acceptez de remettre du rythme dans la relation, sans toutefois repartir sur les bases qui ont généré la dispute.

Donnez-vous du temps : restez confiant et n’oppressez pas l’autre en l’assommant de messages et d’appels. Respectez son espace personnel. La liberté est le germe de l’amour véritable.

Prenez du temps pour vous : c’est en étant seul que vous pouvez faire le point sur vous-même, et ne pas sombrer dans le désespoir.

Comme le disait Antoine Lavoisier :

“Rien ne se créé, rien ne se perd, tout se transforme »