7 étapes pour arrêter de ruminer et commencer à avancer

· 5 avril 2017

Parfois, notre intense tendance à ruminer ou notre activité mentale est inversement proportionnelle au fait de nous occuper des choses importantes de notre vie, que ce soit au niveau personnel ou au niveau professionnel. C’est-à-dire que plus notre activité mentale est en marche, moins nous aborderons des préoccupations importantes.

Nous croyons que la boucle de la rumination -penser sans cesse à quelque chose- s’arrêtera à un moment donné, au moyen de la pensée elle-même ou grâce à la « résolution » de cette pensée dans notre vie. Evidemment, cela ne marche pas de cette manière car la majorité des solutions acquièrent cette nature quand elles se transforment en actions.

Poursuivre des objectifs à court et long terme exige une grande capacité de contrôle de soi, qui implique aussi bien la concentration au moment où elle est nécessaire que la capacité à déconnecter d’une activité incompatible avec « l’agitation mentale » dans votre tête.

Pour cela, nous vous proposons un plan d’activation de conduite qui inclut des mesures personnelles de tout type pour cesser de ruminer. Le but est d’éviter de penser toute la journée à des choses qui échappent à notre champ d’action actuel.

1. Déterminer vos valeurs dans la vie

Si nous ne savons pas où nous allons, alors nous finirons par perdre notre chemin et nous pourrons même en arriver à renoncer. Peu importe que nous cessions de poursuivre certaines valeurs au détriment d’autres, mais il est important de faire une révision de celles-ci de temps en temps pour analyser avec un esprit critique la direction que nous avons prise. Découvrez vos valeurs et donnez un sens à votre vie, vos objectifs seront ainsi dotés d’une part personnelle significative à vos yeux.

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2. Établir des objectifs à court, moyen et long terme

Si votre objectif est d’être un-e bon-ne médecin dans le futur, une bonne idée serait de fixer les étapes pour y arriver, en faisant attention à la disponibilité temporelle pour vous approcher peu à peu de ce but. Il ne sert à rien de rêver et de vous visualiser avec une blouse blanche, en train de vous occuper des patient-e-s, si vous êtes encore au lycée et n’avez pas encore commencé vos études de médecine.


« J’ai souffert durant chaque moment d’entraînement. Mais je me suis dit: souffre maintenant et vis le reste de ta vie comme un champion »

-Mohamed Ali-


3. Se méfier des recettes magiques et des cas exceptionnels

Avant de mettre la main à la pâte, il est très important que votre illusion et que vos envies ne soient pas basées sur des messages trompeurs. L’attitude est importante, mais en réalité nous pouvons tou-te-s avoir une attitude excellente tous les jours et être convaincu-e-s que nous atteindrons notre but : si nous ne consacrons pas le temps nécessaire à un travail destiné à nous mener à nos objectifs, nous nous éloignerons d’eux.


« Je crois beaucoup en la chance ; et je constate que plus je travaille, plus la chance me sourit. »

-Thomas Jefferson-


4. Déterminer les problèmes qui peuvent être résolus sur le moment, ceux qui n’ont pas de solution et ceux que vous devez reléguer

Lorsque vous avez atteint un haut degré d’activité et de motivation, il est possible que des idées intrusives de diverses natures commencent à vous assaillir ; la nécessité de les aborder d’une certaine façon va apparaître. C’est-à-dire que vous êtes distrait-e par des idées qui n’ont rien à voir avec votre tâche et qu’après cela vous êtes incapable de vous y remettre de manière satisfaisante : vous vous êtes trop déconnecté-e et vous sentez aussi coupable d’avoir perdu autant de temps.

La prochaine fois que cela arrive, la solution peut se trouver dans un papier et un stylo: notez les idées que vous pouvez résoudre sur le moment parce qu’elles sont urgentes (sans avoir à interrompre quoi que ce soit, en choisissant un instant de repos), les idées qui peuvent être résolues mais ni sur le moment ni depuis cet endroit, et les idées qui ne requièrent pas de solution mais une réflexion profonde qui ne mènera que rarement à une solution magique au milieu de ces moments de stress.

Noter et classer les choses vous donnera une sensation de contrôle immédiat, comme si une partie de vos problèmes quotidiens pouvait être résolue depuis une perspective « exécutive ». Ce n’est pas une stratégie mystique, mais elle est efficace et résout les problèmes. C’est bien mieux que ruminer et ruminer sans arrêt…

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5. Se déconnecter avec des activités qui n’ont rien à voir

Si votre moment de pause est arrivé et que vous passez votre temps à ruminer sur comment mieux gérer cette affaire, vos heures d’études, ou si après une dispute avec votre conjoint vous continuez de penser à tous les mots que vous vous êtes dits, vous n’êtes pas en train de déconnecter : vous êtes en train de vous intoxiquer encore plus.

Si vous travaillez dans la comptabilité, vous pouvez déconnecter en prenant une pause pour regarder la nature ou choisir de lire un passage du livre sur le prix Nobel d’économie qui vous intéresse tant. Déconnectez avec ces deux choses, mais ne perdez pas le fil.

6. Se motiver avec des images et des panneaux

Il y a quelques années, dans un groupe d’étudiant-e-s travaillant pour un concours et une professeur d’université nous ont dit que dessiner des panneaux contenant ces messages allaient nous motiver pour ne pas baisser la garde dans les études ou le travail : « Aujourd’hui j’étudie, demain non » ou « Vous imaginez-vous arrêter de rêver et réussir l’examen ? Alors baissez la tête et n’arrêtez pas ». Les résultats ont été porteurs d’espoir pour celleux qui l’ont mit en marche.

Au niveau personnel, imaginez que vous êtes dans une mauvaise passe avec votre conjoint ou ami-e et que vous allez assister à un concert. Il vous semble peut-être judicieux de parler de tout ce dont vous devez parler, mais autorisez-vous à le faire le jour suivant et à profiter du concert. Pensez : « Aujourd’hui je profite, demain on verra ».


« Tout vient à point à qui sait attendre. »

-Proverbe africain-


 

7. Se renforcer et penser à tout ce que vous avez appris

Nous savons que la constance est dure, et encore plus si des circonstances déterminées, sociales et personnelles, nous affectent. Mais songez que le simple fait d’avoir débuté le parcours vous place déjà dedans.

Avant, vous faisiez partie de celleux qui regardent la course derrière la barrière, puis vous avez commencé le circuit en marchant et ensuite vous avez réussi à vous mettre dans le peloton. Et vous êtes désormais là, avançant au pas. Vous démarquer comme un coureur de fond et arrêter de ruminer dépend seulement de votre autorégulation émotionnelle et mentale ainsi que de votre capacité à garder présentes les valeurs que vous avez choisies.


« Tout homme a le droit de douter de sa tâche et d’y faillir de temps en temps. La seule chose qu’il ne puisse faire, c’est l’oublier. »

-Paulo Coelho-