Les 7 enseignements d’Albert Ellis

· 11 décembre 2015

Le jour où j’ai découvert qui était Albert Ellis et ce qu’il avait fait, je suis pratiquement tombée amoureuse.

Après de nombreuses années à être sceptique quant à la psychologie, j’ai appris qu’en faisant une bonne thérapie, telle que la TRE, celle-ci pouvait être une arme puissante contre le majorité des problèmes psychologiques des gens.

Ellis a appliqué sa thérapie sur lui-même pour surmonter sa timidité et sa peur au moment de rencontrer et de se rapprocher des femmes. Et je dois dire que lorsque j’ai commencé à l’appliquer sur moi-même, j’ai eu la tête retournée.

Ainsi, pour vous faire découvrir le père de la thérapie rationnelle, dans cet article, nous allons vous faire part de 7 des enseignements de ce véritable génie.

1. Le modèle A-B-C

D’après la thérapie rationnelle, ce n’est ni la situation, ni l’adversité qui provoque directement un mal-être émotionnel, mais le fait d’être nous-même, avec nos croyances et nos pensées, qui provoque en nous une souffrance.

En ce sens, le modèle A-B-C enseigne au patient à mettre en ordre tous ces concepts et à percevoir clairement la relation entre pensées et émotions.

Le A représentait le déclencheur, l’adversité ou le problème. Le B représenterait nos pensées et nos croyances, et le C serait les conséquences de ces pensées, c’est à dire, notre niveau émotionnel et notre façon de nous comporter.

Si mon B est rationnel, mon C sera sain et normal. Mais si mon B est irrationnel, mon C sera très désagréable et négatif.

2. Les croyances irrationnelles

Notre modèle est représenté par le B ci-dessus. Mais, lorsque le B est irrationnel, cela signifie qu’il n’entretient aucune logique et qu’il n’est pas réaliste.

Autrement dit, ce sont des pensées qui traversent notre esprit de façon automatique, sans aucun processus de raisonnement qui les questionnerait ou les confronterait avec la réalité.

Par conséquent, ces personnes souffrent de manière exagérée et n’agissent pas correctement. Ellis exposa 12 croyances irrationnelles basiques, bien qu’il en existe autant qu’il y a de personnes.

3. L’acceptation inconditionnelle de soi

Selon Ellis, tous les êtres humains ont la même valeur, indépendamment de ce qu’ils possèdent ou de leurs caractéristiques externes. Ce qui est extérieur est changeant et même périssable.

Ce que nous possédons aujourd’hui peut ne plus exister demain, et ce n’est pas pour cela que nous aurions perdu notre valeur en tant que personne, car cette valeur fait partie de nous depuis le moment précis où nous avons vu le jour.

Si nous intériorisons cette idée, qui représente la réalité, nous nous sentirons bien plus libre et nous nous aimerons sans conditions, sans avoir besoin d’être beau, de réussir ou d’avoir beaucoup d’argent… car tout cela ne détermine en aucun cas notre valeur.

Le plus important est
notre capacité à aimer la vie et à aimer les autres
acceptation-autres

4. L’acceptation inconditionnelle des autres

Tout comme l’acceptation inconditionnelle de soi pour être heureux et plaire aux autres, nous devons également pratiquer l’acceptation inconditionnelle des autres.

Il s’agit d’accepter l’autre tel qu’il est : qu’il soit beau ou moche, blanc ou noir, intelligent ou non, qu’il ait de l’argent ou qu’il n’en ait pas beaucoup.

Tout le monde peut nous apporter des choses merveilleuses, indépendamment des caractéristiques externes, qui, comme nous l’avons dit, ne sont pas importantes.

De plus, pour nous libérer et ne pas angoisser, il est très important d’accepter les personnes de notre entourage, avec leurs défauts et leurs qualités, et de ne pas tenter des les changer ni de se plonger dans des débats sans fin avec elles.

Nous ne pouvons pas changer les gens. La clé est d’accepter et de valoriser les qualités qu’elles ont, car chacun d’entre nous en possède.

5. Tolérer la frustration

L’une des clés de la santé émotionnelle réside dans la pratique de la tolérance à la frustration, c’est à dire accepter que le monde ne tourne pas toujours dans le sens que l’on voudrait et que les choses ne se passent pas toujours comme prévu.

C’est une réalité que beaucoup de personnes rejettent, à cause de leurs croyances irrationnelles sur le monde.

Elles réfléchissent au conditionnel : « Le monde devrait être comme je l’entend« , et quand ce n’est pas le cas, elles deviennent anxieuses ou dépriment.

La tolérance, c’est accepter que les choses n’aillent pas toujours dans notre sens et admettre ces aléas.

6. Le fatalisme

Le fatalisme survient lorsqu’une personne pense que ce qui lui arrive est terrible, et qu’elle ne pourra pas le surmonter. C’est exagérer de façon démesurée le négatif d’une situation.

Il s’agit d’une idée erronée qui nous rend encore plus anxieux, car il est démontré qu’un être humain a la capacité de supporter quasiment tous les coups durs psychologiques.

Ainsi, la croyance rationnelle serait ici : « Ce qui m’arrive est très gênant et désagréable mais bien évidemment je pourrai surmonter tout cela« .

fatalisme

7. Les images rationnelles-émotives

La visualisation est l’une des techniques de la TRE pour désactiver ces croyances irrationnelles. En effet, le fait de visualiser aide à mettre en place des habitudes de réflexion rationnelle et facilite les émotions saines.

Le patient doit imaginer une situation qu’il redoute, de la façon la plus précise possible, en ressentant toutes les émotions qui en découlent.

Ensuite, on demande à la personne de remplacer ses sentiments exagérés par des sentiments appropriés.

Par exemple, remplacer la panique par le mécontentement, ou la dépression par la tristesse… Nous pouvons prescrire nos propres émotions si nous nous efforçons de changer notre façon de voir les choses.