5 phrases déconcertantes de Franz Kafka

23 août 2018 dans Phrases 0 Partagés

La plupart des grandes phrases de Franz Kafka sont un véritable hommage à la littérature. Cet écrivain, né dans l’ancien empire austro-hongrois, est considéré comme l’un des plus universels de l’histoire. Ce n’est pas pour rien s’il a été élu romancier du millénaire dans l’hémisphère occidental.

Kafka a su capter comme personne l’esprit de l’homme contemporain. Ses romans, et tous ses écrits en général, sont empreints d’une grande honnêteté. Sa sensibilité proverbiale fait de sa capacité d’observation une oeuvre maîtresse, qui reflète nettement l’âme humaine.

« En croyant passionnément en une chose qui n’existe pas encore, nous la créons. Ce qui n’existe pas, c’est tout ce que nous n’avons pas suffisamment désiré. »

-Franz Kafka-

Dans les phrases de Franz Kafka, la violence psychologique, la solitude et la détresse qui habitent l’être humain sont clairement montrées. Au-delà de sa valeur esthétique, qui est très grande, ce qui rend cet écrivain unique, c’est sa capacité à décrire des sensations et des réalités. Lisez cet article, et découvrez cinq citations de ce grand auteur.

1. Le point qu’il faut atteindre

Une des phrases les plus intéressantes de Franz Kafka dit la chose suivante : « A partir d’un certain point, plus aucun retour n’est possible. C’est le point qu’il faut atteindre. » En d’autres termes, le point que l’être humain doit atteindre est le point de non-retour.

On appelle « point de non-retour » cette situation dans laquelle la seule alternative possible et envisageable consiste à aller de l’avant. On ne parvient à un de ces points de non-retour que lorsque l’on a joué et tout donné pour un objectif bien particulier. Cette phrase est d’ailleurs un appel précis à cela : jouer à fond pour quelque chose.

phrase de Franz Kafka sur le point de non-retour

2. Don Quichotte dans les phrases de Franz Kafka

La figure inspiratrice de Don Quichotte apparaît aussi dans une des phrases de Franz Kafka. D’une manière ou d’une autre, il fait allusion à ce personnage pour l’exalter. Il dit la chose suivante : « Le malheur de Don Quichotte n’est pas son imagination, mais Sancho Panza ».

Comme nous le savons bien, Don Quichotte incarne l’idéalisme et le mépris du réel, qu’il considère comme vulgaire. En revanche, Sancho Panza est la représentation du réalisme dans son expression la plus crue. La phrase de Kafka est, alors, une défense de la capacité de rêver et d’imaginer.

3. L’origine du chagrin

Un des thèmes récurrents dans l’oeuvre de Kafka est l’enfance, le développement des enfants et ses effets sur la vie adulte. Une de ses plus belles oeuvres est Lettre au père. C’est un texte qui décrit, avec une minutie émouvante, ce qu’une figure d’autorité peut produire sur la sensibilité d’un enfant.

D’où le fait qu’une des plus belles phrases de Franz Kafka fasse référence à ce sujet avec une lucidité impressionnante. Il signale : « Le geste de chagrin de l’homme n’est, souvent, que le sursaut pétrifié d’un enfant ». Ici, Kafka a une façon géniale d’associer la peur de l’enfance à l’incapacité d’être heureux chez un adulte.

4. La passion

Même si Kafka n’a pas vraiment été un défenseur de l’optimisme, une bonne partie de son oeuvre est empreinte de cette vitalité qui n’est le propre que de ceux qui aiment profondément la vie, avec toutes ses merveilles et toutes ses peines.

C’est pourquoi il n’est pas rare de trouver chez ce merveilleux auteur une phrase comme celle-ci, par exemple : « Il est important de faire de la passion un caractère ». Cela veut dire que tout ce qui nous émeut profondément doit se voir reflété dans toute la structure et l’expression de notre être.

5. La patience et le temps

Il s’agit là d’une des phrases de Franz Kafka les plus subtiles. En effet, il dit : « Toutes les erreurs humaines sont le fruit de l’impatience. Une interruption prématurée d’un processus ordonné, un obstacle artificiel se levant autour d’une réalité artificielle ».

phrase de Franz Kafka sur la patience et le temps

Avec cette phrase, Kafka veut dire que chaque réalité a un processus naturel et que ce dernier ne doit pas être altéré par l’impatience. En interrompant le développement normal des choses, on n’atteint que l’erreur. Intervenir, c’est-à-dire faire obstacle au libre déroulement des choses, équivaut à créer un artifice, un mensonge.

Kafka a été un bureaucrate qui détestait la bureaucratie. Un écrivain qui a demandé à ce que ses propres textes soient détruits. Un homme empli de vitalité, qui est mort avant ses 45 ans. Il n’a pas réussi à se sentir heureux, ni à expérimenter tout ce que sa littérature était capable de générer. Il s’agit là, peut-être, d’un des grands trésors que renferme son oeuvre.

A découvrir aussi