5 films sur la générosité

La générosité est une valeur transformatrice. Dans un monde égoïste, partager des expériences et des ressources nous rapproche les uns des autres et nous réconcilie en même temps avec notre nature.
5 films sur la générosité

Dernière mise à jour : 07 juillet, 2021

Certaines valeurs transcendent le contenu d’une œuvre. Dans les films sur la générosité que nous allons vous présenter, nous allons voir des exemples de la façon dont cette valeur change la vie des personnages.

Dans un monde avare et individualiste, l’acte de partage se transforme en leçon révolutionnaire. Il ne s’agit pas seulement de partager quelque chose de matériel, mais aussi de partager des expériences et des émotions.

Nous allons, au fil de cet article, vous proposer des films sur la générosité. Dans ces derniers, cette valeur transforme complètement la vie des protagonistes, d’un village qui se bat pour survivre au mouvement de lutte pour les droits raciaux ou d’une femme enceinte sans ressources.

L’acte de partage est transformateur au niveau individuel et du groupe. Le cinéma l’a illustré dans les films suivants.

Antonia et ses filles, Marleen Gorris

Parmi les films sur la générosité, Antonia occupe une place de choix. Ce film hollandais a gagné le prix de l’Académie en tant que Meilleur Film en langue étrangère en 1996.

La nonagénaire Antonia (Willeke van Ammelrooy) est couchée sur son lit et commence à se remémorer sa vie. Elle débute par les faits qui ont lieu après la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’elle retourne dans le village où elle est née avec sa fille Danielle (Els Dottermans).

La défunte mère d’Antonia lui a légué une petite ferme. Antonia s’y installe et rejoint une communauté inhabituelle en offrant un abri à un grand nombre de personnes. La vieille ferme se transforme alors en un foyer pour des personnages très variés, avec leur mode de vie particulier.

Ce film est une épopée familiale qui nous dépeint trois générations de femmes indépendantes. L’écrivaine et réalisatrice Marleen Gorris a créé un film excentrique sur la grande valeur de l’amitié féminine, l’indépendance, l’intuition et la générosité.

Voyage à Tokyo, Yasujiro Ozu

Le vieux Shukishi et son épouse Tomi entament un long voyage depuis leur petit village côtier pour aller voir leurs enfants à Tokyo. Leur fils ainé, Koichi (Sô Yamamura), médecin, et leur fille Shige (Haruko Sugimura), n’ont pas beaucoup de temps à passer avec leurs vieux parents.

Ce sera leur belle-fille Noriko (Setsuko Hara), la veuve de leur dernier fils – mort au combat – qui leur offrira sa compagnie lors de leur visite. La générosité d’une personne qui n’a pas de lien de consanguinité avec eux est ce qui finit par sauver ce vieux couple de la solitude et de l’abandon.

Voyage à Tokyo est un portrait du Japon de l’après-guerre, en plein changement culturel. La douloureuse description de la désintégration familiale est le fil conducteur du film. Un portrait dur et réaliste de la façon dont les parents sont traités comme une « gêne » au fur et à mesure qu’ils vieillissent et de la façon dont leurs enfants les voient comme un obstacle dans leur vie.

Les 7 samouraïs, Akira Kurosawa

L’un des meilleurs films pour comprendre la valeur de la générosité dans une communauté en proie au danger. Dans un village d’agriculteurs du XVIe siècle, un samouraï répond à la demande de protection des habitants, qui vivent une période difficile car une bande de criminels menace de voler leurs récoltes de riz.

La ville a besoin d’une protection contre les bandits ; le samouraï réunit donc six autres samouraïs pour les défendre, et seulement en échange de riz, d’honneur et de générosité. En même temps, les villageois offrent le couvert aux soldats avant que 40 bandits n’attaquent le village.

Les samouraïs se chargent d’ « enseigner » certaines valeurs à une population inculte et effrayée de tout. Kurosawa capture l’apparence d’une société agraire dans une parfaite harmonie ritualiste, tandis que les sept guerriers doivent aller au-delà de leur propre individualisme pour atteindre l’honneur collectif.

Once upon a time… When we were colored, Tim Reid

Basée sur le livre de Clifton Taulbert, l’histoire se déroule en 1946, dans le Mississipi. Le jeune Cliff (Charles Earl Taylor Jr.) qui vit chez son arrière grand-père Poppa et son arrière grand-mère Ma Pearl, commence à remarquer la discrimination envers les Noirs du monde qui l’entoure. La vie n’est pas agréable pour eux dans le sud des Etats-Unis.

Pendant les seize années qui s’écoulent, Cliff se familiarise avec la ségrégation raciale. Néanmoins, l’espoir surgit quand la générosité des uns envers les autres favorise une union de groupe pour lutter pour les droits civils. Le film montre comment les personnages vivent et travaillent ensemble, et trouvent dans cette union une force puissante pour se battre.

Solas, Benito Zambrano

Ce long-métrage a obtenu le prix du public dans la catégorie Panorama en 1999 au Festival de Berlin. Il a remporté 5 prix Asecan du cinéma andalou et a obtenu 11 nominations et 5 prix Goya. Une véritable révolution cinématographique, avec un pari simple, mais avec une valeur émotionnelle incommensurable.

Ana Fernández interprète María, une femme qui vit dans un quartier marginal de la ville de Séville. Accro à l’alcool, elle boit souvent jusqu’à perdre connaissance afin d’oublier ses problèmes. C’est sa propre mère María (María Galiana) qui viendra à sa rescousse et restera quelques jours chez sa fille alors que son mari est à l’hôpital.

Au cours de cette cohabitation, la mère fera la connaissance d’un homme veuf (Carlos Álvarez) qui vit avec son chien Aquiles. La relation qui s’établit entre ces trois personnages finira par une proposition au cours de laquelle la générosité et l’empathie changeront pour toujours le cours de leur vie.

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