5 clés pour surmonter une rupture amoureuse

7 juin 2017 dans Psychologie 228 Partagés

Quand une rupture se produit, il est normal qu’un processus de deuil commence pour les deux personnes. Ce processus peut même se produire chez un-e autre membre de la famille. Le deuil a la fonction de faire accepter la perte que nous venons de subir dans notre vie et de nous aider à mieux nous adapter à une nouvelle situation.

Il s’agit d’un processus très douloureux mais absolument nécessaire. Si le deuil ne se réalise pas d’une bonne manière, il peut déboucher sur un énorme blocage qui se perpétue par des conduites comme celle de la « momification » – ne pas vouloir jeter d’objets ayant appartenu à notre ex – ou d’évitement – rompre avec tout ce qui a un lien avec lui ou elle – qui ne nous aideront jamais à gérer de façon adéquate ce qui nous est arrivé.


Par conséquent, pour surmonter une rupture amoureuse, il est presque obligatoire de passer par un processus de deuil. Nous autoriser à ressentir tout le torrent d’émotions que chaque étape va impliquer : angoisse, peur, colère, tristesse…


Il est normal qu’au début vous ayez besoin de pleurer cette perte, de vous fâcher avec cette personne, de ressentir un grand manque… Nous sommes des êtres humains capables de ressentir une grande douleur physique mais aussi émotionnelle. Ne reniez pas cette étape de votre vie, ne résistez pas à succomber à ces émotions si vous en avez vraiment besoin.

Par ailleurs, comme nous l’avons dit, il s’agit d’une étape. Même si vous commencez à vous y sentir bien – quand nous nous sentons mal et que les autres le ressentent, nous bénéficions de davantage d’attention et de soins, ce que nous aimons tou-te-s -, ne restez pas bloqué à cette étape. Le processus est semblable à celui que nous vivons quand nous nous blessons : nous devons passer par une phase de repos mais dès que nos muscles le permettent, nous devons commencer la rééducation, même si nous nous sommes habitué-e-s à cette vie sédentaire.


Il ne s’agit plus tellement de ressentir des émotions négatives ou non : votre esprit s’est installé dans le passé et ne veut avancer ni dans le présent, ni dans le futur.


C’est à ce moment que la force de volonté de chaque personne doit agir et que les proches jouent également un rôle important. Si vous faites partie de ce cercle de proches, dites-vous bien que même si nous pensons que le moment est venu pour l’autre personne de se remettre de sa rupture, utiliser des reproches pour la motiver n’est pas la meilleure solution, même si c’est la plus simple. D’un autre côté, le fait de vouloir la protéger pour qu’elle n’affronte pas à nouveau les dangers du « monde réel » n’est pas non plus la stratégie la plus adéquate.

Ne pas rester seul-e

Les relations sociales constituent une source de bien-être et soignent l’âme. Les ami-e-s, les collègues de travail, la famille et toutes les personnes avec qui nous nous sentons à l’aise ont un pouvoir immense qui fait diminuer notre négativité. Si nous sommes entouré-e-s, nous trouverons davantage de projets, nous parlerons, nous nous amuserons plus, nous connaîtrons de nouvelles personnes et, en définitive, nous ouvrions de nouvelles portes.


Nos proches nous aident aussi à faire dévier notre source d’attention. C’est dans ces moments que la solitude et l’introspection, à fortes doses, constituent une énorme source d’alimentation pour nos pensées négatives.


Action

N’arrêtez rien. Vous n’avez peut-être pas envie de faire toutes les activités que vous faisiez avant mais peu importe. Continuez à les faire. Vous avez juste à sortir de votre lit, à vous laver, vous habiller et à le faire. L’inactivité nous fait nous ancrer dans nos pensées négatives et un cercle vicieux se crée : pensées négatives – inactivité, inactivité – pensées négatives.

Abandonner le rôle de victime

On vous a abandonné-e, c’est vrai, mais c’est quelque chose qui arrive très souvent. Cela nous est arrivé à tou-te-s. L’humanité a survécu à ces épreuves, a refait sa vie et a réussi à être heureuse malgré tout. Pourquoi ne serait-ce pas votre cas ? Vous n’êtes pas différent-e du reste des personnes qui ont dû surmonter une rupture. Et ces personnes ne se plaignaient pas d’elles-mêmes. Elles ne disaient pas non plus qu’elles n’avaient « pas de chance », qu’elles étaient « malheureuses », etc.

Malgré ce contretemps que nous devons vivre, nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à vivre et, pour cela, vous devez vous voir comme un phœnix capable de renaître de ses cendres et non pas comme une victime désespérée.

Ayez de la reconnaissance pour ce que vous avez

Le couple ne représente pas tout. Dans la vie, il existe beaucoup d’éléments importants : la santé, la famille, les ami-e-s, le travail, les passions, les loisirs… Pourquoi nous concentrer uniquement sur ce que nous avons perdu ? L’idéal est d’inverser notre façon de voir les choses et d’être reconnaissant-e pour tout ce que nous avons.

Chaque jour, écrivez une liste des choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant-e. Vous vous rendrez compte que vous possédez beaucoup plus de choses que vous n’en avez besoin et que le domaine amoureux n’est qu’une partie de votre vie qui fonctionnera le moment venu, sans que nous ayons à nous mettre la pression.

Ne pas avoir besoin de partenaire

L’être humain, contrairement à ce que nous pourrions penser, a besoin de très peu de choses pour être heureux. François d’Assise disait : « J’ai chaque jour besoin de moins de choses et le peu de choses dont j’ai besoin, j’en ai très peu besoin ». Personne n’a besoin d’être en couple pour aller bien, et encore moins de quelqu’un en particulier.


Des millions de personnes dans le monde sont célibataires mais comblées et heureuses. Du moment que nous puissions faire de bonnes choses pour nous-mêmes et pour notre entourage, nous pouvons nous sentir comblé-e-s et trouver un sens à notre vie.


Un partenaire doit être choisi en toute liberté et être un « plus » ; il ne doit pas être choisi sur la base d’un vide intérieur que nous n’arrivons pas à combler d’une autre façon. Si c’est le cas, nous ne pouvons pas le considérer comme un véritable amour et il est très probable qu’en peu de temps, la relation cesse de fonctionner.

Si vous vivez actuellement cette situation et avez remarqué que votre deuil aurait dû se terminer depuis longtemps, je vous conseille de suivre ces cinq points et de vous récompenser au fur et à mesure que vous progressez. Si vous notez une amélioration, félicitez-vous et, surtout, gardez votre constance. S’aider soi-même est un travail ardu mais qui en vaut vraiment la peine.

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