Chaque jour, il y a quelque chose à oublier, à apprendre et dont on peut être reconnaissant

· 30 mai 2016

Oublier, c’est parfois l’art subtil nous permettant de pouvoir apprendre et donner de la valeur à des choses qui comptent vraiment.

La reconnaissance se glisse alors dans chaque acte vécu, dans chaque émotion ressentie, car la beauté de notre existence réside précisément dans les actes les plus simples, les plus purs.

Savoir remercier, pouvoir apprendre et se permettre d’oublier certaines choses, ce n’est pas seulement la base de nombreuses philosophies et religions ; c’est la clé du bien-être mental.

Des techniques telles que « la liberté émotionnelle », par exemple, soulignent le besoin de se sentir libre, de ne pas s’attacher aux émotions négatives pour être capable d’être reconnaissant pour ce que nous sommes et de continuer à apprendre, en expérimentant…

 


Ignorant est celui qui ne voit pas au-delà de ses obsessions, qui n’est pas capable de pardonner pour pouvoir se libérer de la souffrance, et qui refuse d’apprendre des choses simples pour enrichir son âme.


 

Nous sommes constamment soumis à ce bruit mental qui nous empêche de prioriser ce qui est important.

L’anxiété, le stress ou l’habitude de repousser le bonheur à plus tard nous empêche de voir ces dimensions qui devraient pourtant être la partition de notre mélodie quotidienne.

Nous vous invitions à réfléchir sur la reconnaissance, l’oubli et la capacité à apprendre.

Pardonner, c’est bon pour le cerveau

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Pardonner, c’est un acte de courage, et quelque chose que l’on n’arrive pas toujours à faire.

Nous avons l’habitude d’interpréter le pardon comme un acte de claudication, alors qu’en fait c’est une forme de libération émotionnelle nous menant à ne plus être prisonniers de ce qui nous a fait du mal. C’est une façon de rompre le lien avec la douleur, de tourner la page.

  • Robert Alder est pionnier de ce qu’on appelle la « psycho-neuro-immunologie » et nous explique qu’il existe une relation très intime entre les émotions et la santé, si bien que le fait d’accumuler de la rancune, de la haine ou de la frustration affecte directement notre système immunologique : nous sommes vulnérable aux maladies.
  • Les émotions négatives affectent tout spécialement notre système nerveux autonome, qui régit les fonctions non volontaires du corps.
  • La rancune, de même que le stress, augmente l’adrénaline, la noradrénaline et le cortisol dans le sang, bloquant ainsi la fonction des cellules qui défendent le corps.

Pardonner, c’est la plus grande chose que l’on puisse faire pour notre santé et notre équilibre émotionnel, c’est s’éloigner de l’amertume pour ouvrir les portes à de nouvelles opportunités.

La capacité d’apprendre pour mieux nous adapter

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Apprendre, ce n’est pas accumuler des informations, des dates, ou mémoriser ; apprendre, c’est le fait d’évoluer en tant que personne et se réinventer chaque jour pour mieux s’adapter à l’environnement.

Ceux qui sont rigides dans leurs schémas de pensée ne pourront jamais voir au-delà de la monture de leurs propres lunettes.

  • Apprendre, c’est découvrir quelque chose de nouveau chaque jour pour s’améliorer en tant que personne, pour reconnaître ses erreurs et les surmonter, pour admettre les points de vue des autres, pouvant être aussi valides que les nôtres.
  • On ne peut pas non plus passer sous silence le besoin d’accumuler une « réserve cognitive ». Selon deux études menées à bien par les chercheurs de l’Université de la Rioja, plus on développe notre activité cérébrale tout au long de notre vie, mieux on peut affronter la vieillesse et l’apparition de tout démence éventuelle.

Il est nécessaire de comprendre que l’existence-même est un apprentissage continu que l’on doit assumer avec illusion ainsi qu’ouverture mentale et émotionnelle.

 


Apprenez quelque chose de nouveau chaque jour ; il n’y a qu’ainsi que vous pourrez mûrir, « fleurir » et vous améliorer pour vous approcher de cet idéal de personne qui sommeille en vous.


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La vertu d’être reconnaissant

En 2003, Emmons et McCullough ont mené à bien une étude intéressante dans le cadre de laquelle ils ont demandé à un groupe de personnes de noter dans un cahier, et ce pendant plusieurs mois, toutes les choses pour lesquelles elles devraient être reconnaissantes dans leur vie.

A un autre groupe, ils ont demandé de noter toutes les choses négatives qu’ils ont pu vivre.

  • Les résultats ont été très significatifs : les personnes capables d’apprécier et de remercier chaque chose qui les enveloppe ont une vie plus pleine et satisfaisante.
  • Il ne s’agit pas seulement d’être capable de remercier les autres pour tout ce qu’ils font pour nous. L’art d’être reconnaissant, c’est aussi la vertu de voir en nous-même des aspects positifs.
  • La reconnaissance est également bénéfique pour notre cerveau : la sensation de stress et d’anxiété se réduit, on jouit d’une meilleure qualité de sommeil et le risque de dépression diminue lui aussi.

Remercier, c’est valoriser ce que l’on a et ce que l’on est, c’est initier un cercle vertueux où on laisse de côté les émotions négatives et où on se permet d’être plus réceptif à la simplicité de notre entourage et des relations que l’on entretient.

 


On pense presque toujours à ce qui nous manque, à ce que l’on a, à ce que l’on a perdu, alors qu’en réalité, on devrait être reconnaissant pour ce que l’on a et avancer sans rancune en se permettant d’apprendre chaque jour avec illusion avec ceux qui nous entourent.


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