3 pensées négatives que vous nourrissez sans vous en rendre compte

12 avril, 2021
Il arrive que nous nourrissions presque inconsciemment certaines pensées qui nous blessent. Grâce à l'aide que vous trouverez ici pour les connaître en profondeur, vous aurez la possibilité de les combattre.

Les pensées négatives que vous nourrissez par inadvertance peuvent devenir vos pires ennemis. Elles peuvent bloquer votre croissance personnelle et l’inconfort deviendra votre compagnon de routine.

Ce que vous vous dites de vous-même, du monde ou des autres est plus important que vous ne le pensez. D’une certaine manière, cela détermine votre quotidien, votre conception de la vie et influence ce que vous ressentez. Par conséquent, il est important d’identifier le type de pensées négatives que vous nourrissez.

Cependant, y parvenir n’est pas si simple, puisque vous vous êtes habitué à cultiver un type de pensée spécifique et que vous le faites automatiquement, inconsciemment. La plupart du temps, vous ne réalisez même pas ce que vous vous dites.

Cette liste de pensées négatives que nous vous présentons ci-dessous peut vous aider. Vous constaterez peut-être que vous en nourrissez certaines, toutes ou aucune d’entre elles. Quoi qu’il en soit, cela vous invitera à réfléchir sur le sujet et vous aidera à vous comprendre et à comprendre les autres.

“Votre esprit vous rappelle toujours les choses mauvaises, difficiles, négatives. Rappelez-lui votre grandeur, votre passion et votre force.”

-Jorge Álvarez Camacho-

Les pensées négatives que vous nourrissez.

1. “Je ne suis pas assez bon”, l’une des pensées négatives que l’on nourrit inconsciemment

L’une des insécurités les plus courantes est de penser que nous ne sommes pas à la hauteur. Pensez-vous que vous n’êtes pas assez bon ou que vous n’êtes pas capable ?

Dans la société d’aujourd’hui, de plus en plus nombreuses sont les personnes qui se considèrent inférieures aux autres et qui en viennent même à penser qu’elles sont incapables d’accomplir ce qu’elles souhaitent accomplir. Cependant, cette sous-évaluation est le résultat d’une chaîne de pensée négative.

Pourquoi pensez-vous que vous n’êtes pas assez bon ? Selon certains experts, la société de l’information y est pour beaucoup.

Aujourd’hui, nous sommes constamment connectés et nous savons à tout moment, si nous le souhaitons, ce que font les autres et ce qui se passe dans chaque partie du monde. Ainsi, jour après jour, nous pouvons savoir à quelle fréquence les autres voyagent, ce qu’ils mangent, quels sont leurs objectifs atteints ou à quel point ils semblent heureux à travers leurs publications.

Le problème est que ces informations, la plupart du temps biaisées, nous influencent et renforcent en quelque sorte l’habitude de nous comparer. Nous nous comparons avec nos amis, savec des influenceurs ou des personnes qui réussissent dans notre société. La question est : pour quoi faire ?

De manière générale, se comparer est une pratique qui n’a pas beaucoup de sens, puisque chaque personne a son histoire, sa façon d’être, son passé… Les comparaisons ne se font généralement pas sur un pied d’égalité, mais on l’ignore car on est aveuglé par les résultats des autres.

“Vous devez faire les choses que vous pensez ne pas pouvoir faire.”

Eleanor Roosevelt

2. “Je n’ai pas de chance”

Une autre des pensées négatives que nous avons tendance à nourrir est celle qui nous dit que nous avons jamais de chance. Certains considèrent cette pensée comme l’opposé de la précédente.

Lorsque vous pensez que vous n’êtes pas assez bon, vous vous voyez probablement comme quelqu’un d’inférieur. Mais si vous attribuez vos problèmes à votre malchance, vous pensez alors que vous êtes spécial par rapport aux autres.

Pensez-y. Si vous pensez vraiment que les choses “ne marchent pas” parce que vous avez de la malchance, ne vous considérez-vous pas comme quelqu’un de différent des autres ? Et pourtant, dans la plupart des cas, avoir de la chance ou ne pas avoir de chance peut être sans importance pour votre succès.

Ce n’est peut-être pas votre cas. Mais presque toujours, la croyance selon laquelle nous manquons de chance n’est rien de plus qu’une excuse qui nous offre une explication rapide et utile de nos problèmes.

Penser de la sorte évite de prendre ses responsabilités à l’heure de faire face à ses problèmes. Il est donc plus fonctionnel d’oublier la chance et de se concentrer sur ce qui peut être contrôlé pour obtenir ce que vous voulez.

Les principales pensées négatives que vous nourrissez.

3. “Tout ira mal”, l’une des pensées négatives récurrentes

La dernière pensée sur la liste a à voir avec la façon dont nous envisageons l’avenir. Certaines personnes ont tendance à penser fréquemment que tout ira toujours mal. Le problème est qu’à partir de cette pensée, la peur apparaît sur la scène et elle nous empêche de réaliser ce que nous voulons réaliser à cause de l’insécurité et de la méfiance.

Vous pensez peut-être depuis un certain temps à quitter votre emploi et à vous lancer seul. Vous souhaitez peut-être vous lancer dans un voyage de rêve dans un pays tropical. Et pourtant, vous ne le faites peut-être pas parce que vous avez peur de ce qui pourrait arriver.

La réalité est que, dans la plupart des cas, les conséquences ne sont pas aussi désastreuses que nous le pensons. Si vous y réfléchissez froidement, les scénarios apocalyptiques que vous imaginez parfois sont en fait très peu susceptibles de se produire. Vous êtes simplement un grand expert pour vous raconter des histoires.

En général, quand les choses ne se passent pas comme prévu, la pire chose qui puisse arriver est que vous vous sentiez mal pendant un certain temps… Et puis, il est fort probable que vous puissiez réessayer.

Alors n’hésitez pas à faire de votre mieux pour éviter que la peur ne vous paralyse. Pensez à ce qui est le plus susceptible de se produire si vous essayez de faire ce dont vous rêvez. La plupart du temps, vous constaterez que les avantages l’emportent largement sur les problèmes potentiels.

  • Calvete, E., & Connor-Smith, J. K. (2005). Automatic Thoughts and Psychological Symptoms: A Cross-Cultural Comparison of American and Spanish Students. Cognitive Therapy and Research, 29, 2, 201-217, available via: http:// dx.doi.org/10.1007/s10608-005-3165-2.
  • Kwon, S. M., & Oei, T. P. S. (1992). Differential causal roles of Dysfunctional Attitudes and Automatic Thoughts in depression. Cognitive Therapy and Research, 16, 3, 309- 328, available via: http://dx.doi.org/10.1007/ BF01183284.