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3 belles fables chinoises

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3 belles fables chinoises
Dernière mise à jour : 03 mai, 2020

Presque toutes les fables chinoises, surtout les plus anciennes, sont de petites histoires qui renferment de grands enseignements. Elles se sont transmises de génération en génération et beaucoup survivent encore aujourd’hui. Elles vont de bouche à oreille ou, comme dans ce cas précis, d’article à article.

Les fables chinoises sont une forme de littérature populaire. Beaucoup n’ont pas été écrites mais ont circulé à travers la tradition orale. Elles représentent une manière didactique de transmettre les principales valeurs de la culture orientale aux nouvelles générations.

Nous allons donc vous présenter trois fables chinoises traditionnelles. Chacune d’elles cherche à montrer, à l’aide d’un exemple, comment les valeurs (ou l’absence de valeurs) nous poussent vers des conséquences déterminées. Les voici donc, en espérant que vous les apprécierez.

“Depuis les hauteurs de la raison, l’histoire ressemble à une fable.”

-Théodore Simon Jouffroy-

1. La mouette et la bonté, l’une des plus belles fables chinoises

On raconte que, dans un vieux royaume, vivait un homme fortuné et puissant qui aimait les mouettes. Tous les matins, il se levait et regardait en direction de la mer, qui était tout près de sa demeure. Il passait des heures à contempler ces oiseaux blancs qui l’émerveillaient.

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Un beau jour, il trouva une mouette sur sa terrasse. Ému, il s’approcha tout doucement d’elle et remarqua qu’elle était blessée. En faisant extrêmement attention, il la prit dans ses bras et demanda à ses médecins de la soigner. La blessure n’était pas très profonde et la mouette guérit rapidement.

Enchanté, l’homme voulut la traiter comme une reine. Il veilla à ce qu’on lui prépare les meilleurs des repas… Du faisan, des viandes exotiques, des fruits délicieux et des mets en tous genres. Cependant, la mouette ne mangeait rien. L’homme essayait de la convaincre mais elle ne voulait pas. Trois jours passèrent et la mouette finit par mourir.

Il s’agit d’une fable chinoise qui nous apprend que l’amour n’est parfois pas de l’amour mais de l’égoïsmeL’homme de cette histoire pensait que la mouette aimerait ce qu’il aimait. Or, elle avait besoin d’autre chose.

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2. L’homme qui ne vit personne

Dans l’ancien royaume de Qi vivait un homme qui désirait ardemment avoir de l’or. Malheureusement, il était très pauvre et son travail ne lui permettait pas d’acquérir de grandes richesses. Il avait à peine de quoi survivre. Malgré tout, il était complètement fasciné par l’idée d’obtenir de l’or.

Cet homme savait que, sur le marché, plusieurs commerçants plaçaient de belles statuettes en or sur leurs étals. Elles étaient posées sur une belle nappe en velours. Les hommes riches de la ville s’en approchaient et les prenaient dans leurs mains pour les observer. Parfois, ils les achetaient. D’autres fois, ils les reposaient et s’en allaient.

L’homme de notre histoire songea à un plan pour s’approprier l’une de ces statuettes qui brillaient au soleil. Un jour, il enfila donc ses plus beaux vêtements et se rendit au marché. Là, il fit semblant d’observer les figurines en or. Ensuite, très rapidement, il en attrapa une et partit en courant. Il fut attrapé deux rues plus loin.

Les gardes lui demandèrent ce qui lui était passé par la tête. Comment avait-il cru pouvoir voler un objet en or en pleine journée, avec des centaines de témoins autour de lui? L’homme répondit qu’il n’avait pas pensé à tout cela. Il avait juste pensé à l’or et n’avait rien vu d’autre. Voilà donc une fable chinoise qui nous parle de l’aveuglement lié à la convoitise.

3. L’homme qui aimait les dragons

Un homme du nom de Ye avait une passion obsessionnelle pour les dragonsIl admirait leur forme, leur regard. Il était ébahi par les œuvres qui les représentaient en train de cracher du feu et de soumettre tous les ennemis auxquels ils faisaient face.

Son admiration était si grande qu’il connaissait toutes les légendes qui mentionnaient les dragons. Il demanda aussi à ce qu’on peigne de gigantesques dragons chez lui, aussi bien sur les murs que sur les toits. Sa maison ressemblait à un temple dédié aux dragons.

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Une nuit, la tête d’un dragon surgit brusquement à travers l’une des fenêtres de sa maison. L’animal commença à cracher du feu dans toute la maison, sans laisser à l’homme le temps de réagir. Ce passionné de dragons hurla et se mit à courir dans tous les sens. Il fit tout ce qu’il put pour s’enfuir. Il s’agit de l’une des fables chinoises qui nous apprend à aimer les réalités concrètes. Pas celles qui se trouvent dans notre esprit.

Les fables chinoises ont et auront toujours un charme incomparable. Elles représentent une culture millénaire. Au sein de cette dernière, les valeurs les plus sociales ont toujours eu une grande importance.

 

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.