Víctor Küppers et « l’effet ampoule » : l’importance de l’attitude

· 17 avril 2018

De nombreuses personnes se concentrent sur l’acquisition de connaissances et le développement de compétences pour augmenter leur valeur en tant que personnes. Mais pour les autres, nous ne sommes pas un ensemble de connaissances et de compétences. Notre valeur n’est pas déterminée par un travail ou un curriculum. Notre valeur est en réalité, pour les autres,  déterminée par ce qu’ils voient en nous, ce que nous dégageons, les sensations que nous transmettons. C’est notre attitude qui fait la différence. Il s’agit de ce que Víctor Küppers appelle « l’effet ampoule ».

Avec la métaphore de « l’effet ampoule », Víctor Küppers élabore son hypothèse selon laquelle il s’agit de la clé du succès, de pourquoi nous projetons une image et non une autre.  Ainsi, Küppers défend le pouvoir de  la psychologie positive pour introduire des changements dans nos vies.

« L’effet ampoule »

Víctor Küppers explique que les individus sont comme les ampoules dans la mesure où nous transmettons tous des sensations et capturons les sensations transmises par les autres. Cependant, même si nous transmettons tous, nous ne transmettons pas tous la même chose.

A l’instar des ampoules ne brillent pas toutes avec la même puissance ou avec le même type de lumière, toutes les personnes ne transmettent pas le même genre de sensations. Ainsi, alors que certaines personnes projettent un faisceau puissant, d’autres ne s’illuminent pas avec une intensité suffisante pour voir, ou sont directement éteintes.

homme avec une lanterne dans l'obscurité

Où se trouverait la différence dans la valeur de ce que nous projetons aux autres ? La différence se trouve dans l’attitude. La formule de Küppers pour prouver ceci est assez simple « V = (C + H) x A », où « V » est la valeur, « C » la connaissance, « H » les compétences et « A » l’attitude.

L’importance de l’attitude

Víctor Küppers ne minimise pas l’apport des connaissances et des compétences dans la valeur des individus. Pour lui, ces facteurs s’additionnent. Mais la clé pour que les connaissances et les compétences soient reflétées dans la valeur projetée est l’action multiplicatrice de l’attitude.

La différence entre le grand et le médiocre réside dans l’attitude, dit Víctor Küppers. Nous ne sommes pas grands à cause de nos études, de nos compétences ou de nos réalisations professionnelles. Ce qui nous rend grands est notre façon d’être. C’est ce qui compte. Ce qui fait la différence.

Mais que se passe-t-il lorsque la vie se complique ? Que se passe-t-il lorsque les plans sont déformés, lorsque les choses ne se passent pas comme prévu ? Comment affrontons-nous les changements inattendus qui mettent tout à bas ? Lorsque les choses tournent mal, nous avons deux options : se résigner ou se battre.

« Ce n’est pas ce qui t’arrive, c’est ce que tu fais avec ce qui t’arrive. »

Aldous Huxley

Réagissez : vous avez la possibilité de vivre avec enthousiasme, malgré tout

Lorsque les choses tournent mal, de nombreuses personnes restent prisonnières du découragement, de la résignation et de l’apathie. Elles perdent l’illusion, la joie et l’enthousiasme. Elles se résignent. Mais il existe une autre option. La psychologie positive offre une porte de sortie dans la mesure où elle étudie ce que nous pouvons faire pour élever nos esprits lorsque nous sommes amenés à vivre une déception après l’autre. 

La chose normale est de vivre avec illusion et joie. L’absence de ces deux ingrédients est la première raison qui devrait nous faire réagir. Et si la normalité consiste à vivre heureux, c’est parce que nous méritons d’être heureux. La bonne nouvelle est que l’attitude peut être travaillée car elle ne dépend de personne d’autre. C’est pourquoi nous pouvons la changer. Nous sommes responsables de notre propre attitude, personne d’autre. En effet, il s’agit de l’une de ces rares choses qui dépendent essentiellement de nous-même.

femme de profil sur fond de cours d'eau

Lorsque l’important est le plus important

Tout le monde a le droit de vivre ses propres drames. Mais il est une chose de vivre un drame et une autre d’avoir des problèmes. En ce sens, Víctor Küppers fait la différence entre les drames et les circonstances à résoudre. 

L’approche de Küppers est claire : il existe très peu de pertes qui, en fin de compte, peuvent justifier la perte de notre joie. Il souligne ici l’importance d’être reconnaissant. Lorsque l’inertie du négatif acquiert du pouvoir, c’est alors que nous avons le plus besoin de cet exercice de réflexion, de sorte que notre champ visuel ne se réduise pas à ce qui ne s’est pas passé comme prévu, comme nous le voulions.