Travailler la persévérance, clé de la résistance psychologique

9 août 2019
Travailler la persévérance est le secret qui nous permettra d'affronter tous les défis. Grâce à cette force psychologique, nous atteignons des buts, nous faisons face à des obstacles et nous faisons de la résilience notre marque personnelle pour ne jamais abandonner.

Il est possible que le fait de travailler la persévérance ne nous aide pas à atteindre le bonheur attendu. Cependant, on peut obtenir quelque chose de bien mieux : que nous nous sentions fiers de nous-mêmes. Cela nous permettra, par exemple, d’être ces personnes qui osent affronter les défis, qui provoquent leur chance, qui ne savent pas ce que signifie se rendre et qui se lèvent après chaque chute.

Lao Tseu disait que la persévérance est la base de toute action. Néanmoins, admettons-le, personne ne nous enseigne comment utiliser cette capacité, ni comment développer tel tendon de la personnalité capable de nous aider à atteindre des objectifs si hauts. Nous l’acquérons souvent dans notre entourage le plus proche. De ces parents qui servent d’inspiration et de figures que nous admirons du fait de leur attitude, leur comportement et leur approche personnelle.

Il serait sans aucun doute merveilleux que nous naissions tous avec cette compétence présente dans nos gènes. Nous ne disons pas cela par caprice ou par hasard. Des études très récentes indiquent comment la persévérance agit comme un exercice d’endurance psychologique exceptionnel qui nous sert au-delà de l’atteinte d’objectifs. Cette dimension s’associe à une moindre dépression et à une stratégie très efficace pour gérer l’anxiété.

Nous sommes en présence d’un outil de santé qui vaut la peine d’exploiter au maximum.

Un homme qui regarde une guirlande lumineuse

Travailler la persévérance : pilier de la résilience au quotidien

Le Journal of Abnormal Psychiatry a récemment publié une étude très intéressante dans le domaine de la psychologie et du développement personnel. Il s’agit d’un travail réalisé par l’université de Pennsylvannie qui a duré près de 20 ans. Il nous a permis de comprendre plusieurs aspects :

  • Le premier, que les personnes les plus persévérances, celles qui se fixent des objectifs et s’efforcent pour les atteindre, ont un risque bien moins élevé de souffrir de crises de panique, d’anxiété et de dépression
  • Travailler la persévérance, selon cette étude, a aidé près de 3 300 hommes et femmes à développer une mentalité plus résiliente
  • Il a été démontré qu’une attitude plus résiliente agissait comme une endurance psychologique capable de nous protéger de différents troubles comme l’anxiété et la dépression.
  • Les personnes persévérantes sont moins facilement coincées dans les labyrinthes de la préoccupation. Leurs pensées ne sont pas obsessives. Ils font néanmoins usage de leur approche cognitive basée sur la résolution de problèmes, la créativité et la réflexion positive
  • De plus, ces personnes ont un profil plus tenace. Elles ont une mentalité de croissance et non de stagnation. Elles gardent à l’esprit leurs buts, leurs rêves et leurs désirs au quotidien. Tout cela agit comme une motivation. Il n’y a pas de place pour la peur ni pour l’ombre de l’impuissance ou l’ombre dela défaite

Comment peut-on travailler la persévérance ?

Les neuroscientifiques ont découvert il y a plusieurs années que la dopamine est liée à la persévérance. C’est ce comportement proactif qui nous permet d’atteindre nos objectifs. Le docteur Joe Z. Tsien est codirecteur de l’Institut du cerveau et du comportement du Medical College de Géorgie (Sud). Ce dernier affirme que nous pouvons tous favoriser la libération de ce neurotransmetteur en créant de nouvelles habitudes, avec des objectifs clairs et en conservant la motivation.

Cela vaut par conséquent pour les approches psychologiques auxquelles nous devrions faire attention au quotidien pour travailler la persévérance.

Fixez-vous un objectif clair

Sans un objectif clair, le mouvement n’est pas provoqué. Sans buts, il n’y a pas d’illusion. C’est pourquoi nous devons avoir les idées bien claires. L’esprit s’alimente de rêves. Si ceux-ci ne se transforment pas en objectifs définis et réalistes, la motivation ne démarrera pas.

Contrôle de soi

Lorsque nous nous fixons un objectif , il n’y a pas de retour en arrière. Nous devons unir les efforts et les idées vers ledit objectif. Pour cela, il faut gérer avec efficacité des aspects comme la perte de motivation, la frustration, l’anxiété ou le stress. Le contrôle de soi est ainsi la clé pour travailler la persévérance. 

Un homme qui regarde une bougie

Approche positive

La positivité, la sensation d’efficacité, l’assurance et une bonne humeur sont également des nutriments basiques pour atteindre des objectifs. En outre, la persévérance va de pair avec cette approche positive qui empêche l’entrée des émotions limitantes ou contraires.

Défense d’abandonner

Réaliser un rêve. Surmonter une dépression. Développer une compétence ou une nouvelle capacité. Nous sentir fiers de nous. Tous ces aspects exigent avant tout un aspect : ne pas abandonner. Nous pouvons cependant reculer pour réfléchir à de nouveaux objectifs et alors, leur donner un plus grand élan.

Nous pouvons également nous arrêter un instant pour réfléchir et adopter de nouvelles perspectives. Ce que nous devons cependant éviter est de rester immobiles, coincés, attrapées dans le découragement et l’abandon. Travailler la persévérance est par conséquent un exercice de motivation intense mais également de santé.

Nous pouvons tous améliorer cet aspect pour parvenir à ce que nos ressources et notre potentiel nous favorisent et qu’ils nous donnent l’élan pour avancer chaque jour un peu plus.

 

  • Nur Hani Zainal and Michelle G. Newman. « Relation Between Cognitive and Behavioral Strategies and Future Change in Common Mental Health Problems Across 18 years. » Journal of Abnormal Psychology (First published online: May 2, 2019) DOI: 10.1037/abn0000428