Toutes les choses négatives qui nous arrivent ne sont pas mauvaises

4 octobre 2017 dans Psychologie 0 Partagés
choses négatives tristesse
Certaines personnes ont l’habitude de fuir face aux problèmes qui leur font peur ou bien qui les exposent à une douleur trop importante.
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Lorsque nous nous disons que quelque chose est terrible, nous faisons sombrer notre corps et notre esprit dans la souffrance. Notre interprétation des faits est responsable de notre souffrance et de notre bien-être. Le cerveau ne sait pas distinguer, a priori, ce qui est négatif de ce qui est positif. Nous sommes les seul-e-s à pouvoir le décider. Voir les choses de manière plus positive et mieux filtrer les informations extérieures sont des comportements à notre portée.

Si nous commençons à changer notre façon de penser dès aujourd’hui, nous allons pouvoir nous débarrasser de ce dialogue intérieur négatif si destructeur et nettoyer les verres des lunettes avec lesquelles nous voyons la vie. Nous devons nous fixer pour objectif de voir les informations qui pénètrent notre esprit de manière plus positive, pour pouvoir les accepter.

Pourquoi peu de situations peuvent être qualifiées de terribles ?

L’être humain a peur du changement de manière innée, il a peur de perdre sa stabilité. Lorsqu’un mouvement se produit dans son existence, il l’interprète forcément de manière négative, il est déstabilisé émotionnellement et, pour récupérer sa stabilité, il peut mettre en œuvre des comportements dangereux pour lui-même.

Il est très compliqué de faire preuve de bon sens et d’être rationnel-le quand une flopée de mauvaises nouvelles nous tombe dessus, mais il est nécessaire d’essayer.
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femme à qui il arrive des choses négatives

Lorsque nous pensons que quelque chose de terrible nous arrive, nous sommes en fait en train de nous dire que ce qu’il y a de pire vient de nous arriver, que c’est la fin du monde. Ces affirmations ne sont pas tout à fait justes. Tout ce qui nous arrive ou tout ce qui nous arrivera, absolument tout, peut être encore pire que cela. Rien n’est à 100% négatif, pas même la mort.

Mourir, tomber malade, être déçu-e, voilà autant de choses parfaitement normales qui sont présentes dans la vie de chacun-e, car elles sont naturelles. Nous devons faire un effort mental pour les accepter et pour ne pas nous opposer à elles. Le deuil et la tristesse qu’elles apportent avec elles sont des processus naturels, nous devons les vivre sans les étiqueter comme terribles. Ce mot « terrible » et tous ses synonymes (horrible, dramatique, etc.) doivent disparaître de notre vocabulaires de tous les jours.

Comme vous pouvez le voir, c’est la nature des choses d’être positives et négatives. Ce que nous qualifions de terrible n’est qu’une création de notre esprit, une interprétation de la réalité.
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Oublier le perfectionnisme, la manière dont les choses devraient être, ce qui devrait arriver ou non, est une étape clé pour arrêter de peindre en noir le monde qui nous entoure et pour pouvoir affronter la vie avec une certaine dose d’optimisme, mais aussi et surtout d’acceptation. Accueillir les choses comme elles sont, sans dramatiser et sans renoncer face à elles, peut nous permettre grandement d’apaiser nos souffrances.

Apprendre à mesurer les faits

Si nous pouvons désormais comprendre que les choses ne sont pas toujours aussi horribles que nous les décrivons, il est également important d’apprendre à les appeler par leur véritable nom. La psychologie dispose d’une stratégie qui peut être très utile pour évaluer rationnellement les événements de notre vie.

Lorsque vous faites face à un problème vital, prenez un papier et un stylo, puis tracez une ligne droite. A l’extrémité gauche de cette ligne, qui vous servira de règle, écrivez le mot « merveilleux », puis le mot « terrible » à l’extrémité droite. Comme vous pouvez vous y attendre, vous pouvez désormais inscrire « normal » au milieu de votre règle.

Entre les mots merveilleux, normal et terrible, de multiples évaluations peuvent exister, comme sur toute règle permettant de mesurer quelque chose. Vous pouvez avoir des choses qui sont légèrement mauvaises, très mauvaises, bonnes, très bonnes, etc.

Notez désormais sur votre papier ce qui vient de vous arriver, sans exagérer ni sans évaluer. Inscrivez ce que vous expérimentez en ce moment, comme si quelqu’un d’autre le faisait, en prenant du recul et de la perspective.
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personne qui écrit

Par exemple, si vous venez d’être licencié-e de l’emploi que vous occupiez depuis plus de dix ans, vous devez noter : licenciement professionnel. N’alimentez pas vos peurs avec des évaluations subjectives du type : « Après tant d’années et de sacrifices pour cette entreprise, ils me jettent comme une vieille chaussette et je ne le mérite pas« .

L’unique fait objectif est votre licenciement. Une fois que vous avez écrit ces quelques mots sur votre papier, essayez de prendre votre règle pour mesurer sa gravité. Très probablement, vous allez immédiatement vous diriger vers le mot « terrible ». Mais essayez de penser à d’autres événements de la vie qui ont pu se produire dans votre existence ou dans celle de vos proches, qui peuvent être bien plus négatives que ce que vous venez de vivre. Essayez de comparer.

Même si, parfois, les comparaisons nous mettent sur la défensive, nous devons tenir éloigné notre égo pour avoir une vision plus fidèle de la réalité : il existe toujours de pires situations que la nôtre.
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Vous avez de quoi manger malgré votre licenciement ? Des gens pas si loin de vous ne peuvent pas profiter d’un plat chaud ? La réponse à ces deux questions est la même : oui. Où placeriez-vous sur votre règle une personne qui ne peut pas manger tous les jours ? Si vous la placeriez au niveau du mot « terrible », vous devez donc déplacer votre évaluation antérieure : votre licenciement passe de « terrible » à « mauvais ».
Continuez à procéder ainsi pour les événements négatifs de votre existence. Si vous commencez à vous sentir émotionnellement plus stable, c’est que vous réalisez correctement l’exercice.
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