Thérapie pour les psychologues : ce qu'il faut et ne faut pas permettre au sein et hors du cabinet de consultation

Les psychologues ont besoin d'une thérapie comme tout le monde. Ils ont besoin de se contrôler et, parfois, de soigner les blessures dérivées de leur profession, qui sont parfois dues à l'absence de limites au sein et hors de la thérapie.
Thérapie pour les psychologues : ce qu'il faut et ne faut pas permettre au sein et hors du cabinet de consultation

Dernière mise à jour : 18 juillet, 2021

Les psychologues dispensent des thérapies et en suivent. La thérapie pour les psychologues représente l’une des recommandations les plus répétées et conseillées au sein de cette profession, puisque celui qui “traite, doit aussi être traité”.

La thérapie a une valeur énorme, car un autre professionnel vous donne des outils que vous ne savez pas utiliser ou que vous n’avez pas à ce moment-là. Évidemment, l’objectif de cet article n’est pas de donner un traitement personnalisé, mais d’inviter les psychologues à suivre une thérapie pour parler de certaines des questions qui vont être reflétées dans cet article.

La thérapie pour psychologues est nécessaire pour ce qui se passe pendant les consultations, mais aussi en dehors. Voici quelques questions fondamentales que nous ne devrions pas permettre ni à notre patient ni à un étranger en référence à notre figure de psychologue.

Une thérapie psychologique.

Thérapie pour les psychologues : ce que vous ne devez pas autoriser en dehors de la salle de consultation

L’un des fardeaux les plus lourds qu’un professionnel de la psychologie doit supporter est d’écouter des évaluations sur son comportement. Le psychologue est un professionnel qui dispense une thérapie. Il ou elle n’est pas le porte-drapeau de la bonne conduite, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur du bureau. Il y a trois raisons simples à cela :

  • Le psychologue travaille uniquement en consultation. Tout comme un informaticien ne va pas réparer des ordinateurs, par exemple, s’il est en vacances, le psychologue abandonne son rôle de psychologue lorsqu’il quitte son travail. C’est la chose la plus élémentaire à comprendre.
    • Néanmoins, en dehors de son travail, le psychologue peut recevoir des conseils ou des recommandations, mais ce n’est pas son obligation.
  • Il n’y a pas, et il n’y aura jamais, de “norme de bonne conduite” pour le psychologue dans sa vie privée. Ses évaluations de la façon dont les gens devraient se comporter sont subjectives, tout comme ses évaluations de la façon dont un psychologue devrait se comporter en dehors de la thérapie.
    • S’il y a une chose que la thérapie recherche précisément, c’est que les gens puissent vivre leur vie comme ils le souhaitent. Et il n’y a pas une seule façon de le faire, ni pour les patients ni pour les psychologues.
  • Le psychologue n’a pas une santé psychologique supérieure à la moyenne, tout comme un médecin n’a pas une force supérieure parce qu’il est médecin. Les psychologues vivent tout comme le reste des mortels.
    • Cependant, ils ont une formation scientifique en analyse du comportement. Ils peuvent évaluer, quantifier et prédire les comportements des autres en consultation et avec les bonnes données, et non des suppositions.
  • Le “monde intérieur” du psychologue n’est pas plus intense simplement parce qu’il est psychologue. Le psychologue n’analyse pas continuellement les autres ou lui-même. Il sera simplement en mesure de commenter certaines questions avec des connaissances plus professionnelles si on lui pose la question.

Tous ces points, bien qu’évidents, doivent être pris en compte par les psychologues lorsqu’ils fixent leurs propres limites en dehors de la thérapie. Toutefois, cela peut devenir épuisant dans certains environnements. Il est préférable de sensibiliser la population à un plus grand respect des travailleurs de la santé mentale.

Ce que vous ne devez pas autoriser pendant la consultation

Pour un psychologue, le soin du lien thérapeutique avec un patient est quelque chose de fondamental. Il a été démontré que la relation entre un thérapeute et son patient peut être aussi transformatrice que la meilleure technique psychologique.

C’est pourquoi le thérapeute doit soigner la relation avec son patient et savoir redéfinir certains propos et attitudes. Dans cette optique, la thérapie et l’amélioration du patient ne peuvent jamais provenir d’une remise en question ou d’une attaque du thérapeute. Il y a certains aspects de la thérapie qui ne devraient jamais se produire et qui pourtant se produisent :

  • Le patient essaie de diriger la thérapie, en lui indiquant les tests et les techniques dont il a besoin, en raison de quelque chose qu’il a “étudié” ou “lu auparavant”. Il se peut que les deux points de vue sur la manière d’aborder la thérapie coïncident, mais c’est uniquement le thérapeute qui mettra en place les tests, les séances ou les techniques.
  • Le patient ne doit à aucun moment remettre en question la vie privée du thérapeute. Il se peut que le patient connaisse quelque chose de la vie personnelle du thérapeute et qu’il se sente autorisé à l’utiliser en thérapie s’il ne se sent pas bien.
    • Par exemple, dans la thérapie de couple, l’état civil du psychologue n’a absolument aucune importance, ni en bien ni en mal. Franchir cette ligne est une zone rouge et le psychologue devra se demander si la relation thérapeutique est rompue.
  • Les psychologues commettent parfois l’erreur de faire preuve de trop d’empathie envers le patient et d’exposer leurs expériences comme un miroir de ce qui arrive au patient. Or, il convient d’avoir recours aux métaphores et aux exercices, les révélations personnelles étant à éviter dans le déroulement de la thérapie. Il s’agirait d’une limite que le psychologue doit s’imposer.
  • La relation professionnelle doit être encadrée et marquée. Le psychologue doit être un guide pour le patient, pas un ami. Si les appels ou les messages surviennent en dehors de la thérapie, le psychologue doit réexpliquer au patient la dynamique de leur relation.
    • Il existe des thérapies dans lesquelles il y a un suivi par des appels et des messages, mais cela ne doit pas renforcer le comportement de dépendance du thérapeute, mais plutôt être un renforcement de la thérapie et des objectifs à long terme du thérapeute.

Comme nous l’avons vu, être psychologue est complexe, tant dans le cabinet de consultation qu’en dehors. Savoir fixer des limites est plus nécessaire que dans toute autre situation professionnelle ou de vie. La thérapie pour psychologues devrait être pleinement mise en œuvre dans notre profession pour nous aider à accompagner les personnes sans nous oublier.

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