Syndrome de FOMO : la peur de manquer une nouvelle

· 5 juillet 2018

Nous interagissons en ligne et hors ligne aujourd’hui. Le média numérique est devenu un nouvel espace d’interaction avec la vulgarisation des technologies de l’information, et notamment des réseaux sociaux. Le syndrome FOMO, la fear of missing out, est dès lors apparu dans ce nouveau monde numérique.

Ce nouveau trouble se caractérise par la peur d’une crainte sociale qui a toujours existé : l’exclusion. Il s’agit de ce sentiment amer de sentir que nous manquons quelque chose dont les autres profitent. Ce sentiment commence comme une simple perception qui grandit et nous mortifie au point de devoir être connectés en permanence pour ne passer à côté de quoi que ce soit.

Savoir que nos amis vont faire quelque chose ou ont un meilleur plan que nous fait que la sensation de perdre quelque chose nous envahie. Que nous sentons que nos vies sont moins intéressantes que celles des autres. Les téléphones portables et de l’instantanéité des réseaux sociaux ont fait de ce sentiment d’alerte-peur le compagnon de la vie de nombreuses personnes.

La cause de ce phénomène réside dans le fait d’être en permanence connecté sur InternetCe trouble prend de nouvelles dimensions avec les nouvelles technologies. Des dimensions qui nécessitent l’analyse de sociologues, de psychologues et même de médecins. Approfondissons.

femme touchée par le syndrome de FOMO

Vous ne peux pas profiter uniquement parce que les autres profitent également ?

Imaginez : vous êtes à la maison, au calme, un samedi soir, profitant d’un bon film, d’un bon livre ou d’une agréable conversation. Vous vous connectez à Facebook et constater de certains de vos amis voyagent ou dînent dans un restaurant. Si cela vous génère de l’angoissevous êtes alors victime du syndrome FOMO. 

Nous pouvons tous expérimenter quelque chose de semblable à un moment donné. Avoir la sensation angoissante de manquer quelque chose. Ceci est normal. Nous avons cependant un problème si tout moment agréable se brise par la découverte que l’un de nos amis s’amuse en faisant quelque chose que nous ne connaissons pas.

Les réseaux sociaux, dans lesquels seul les bons moments sont partagés, deviennent un nouvel élément de pression. L’angoisse de systématiquement savoir que nous manquons quelque chose s’ajoute à la consommation aspirationnelle classique (toujours vouloir quelque chose que nous n’avons pas et que nous croyons essentiel à notre bonheur).