Ce que vos messages Facebook disent de votre personnalité

· 11 décembre 2015

Pourquoi certaines personnes actualisent leur statut Facebook et partagent des anecdotes personnelles amusantes, alors que d’autres déclarent leur flamme à leur partenaire, expriment des opinions politiques ou relatent les détails de leur dîner en ville ?

Depuis le lancement de Facebook en 2004, l’actualisation du statut est l’une des fonctions préférées des utilisateurs.

En effet, elle leur permet de partager leurs pensées, leurs sentiments et leurs activités du quotidien avec leurs amis, qui ont alors la possibilité de « liker », de partager et de commenter. Nous supposons que vous connaissez déjà tous ces aspects, donc nous allons aller directement à l’essentiel.

Même si les actualisations de statut sont très utilisées sur Facebook, il n’existe que peu d’études qui se sont penchées sur les facteurs prédictifs qui permettraient de déterminer ce que chaque utilisateur choisit de partager.

Des chercheurs ont tenté d’examiner le lien qui existe entre certaines personnalités et les fréquences d’actualisation des statuts. Ces derniers peuvent être regroupés dans les catégories suivantes :

  1. Les activités sociales et la vie quotidienne.
  2. Les activités intellectuelles.
  3. Les succès, les régimes et l’activité physique.
  4. Les relations significatives.

L’étude s’est également posée la question de savoir si ces posts étaient motivés par l’une des raisons qui poussent les internautes à utiliser Facebook : le besoin de reconnaissance (la recherche d’attention et de validation), l’auto-expression (la divulgation des opinions personnelles, des anecdotes et des plaintes de la vie quotidienne), la communication (les besoins de correspondre et de se connecter avec les autres) ou le partage d’informations impersonnelles (sur les événements faisant l’actualité, par exemple).

L’un des autres buts de cette étude a été d’examiner si les personnes postaient des statuts plus fréquemment sur certains thèmes que sur d’autres, et de comparer les « likes » et les commentaires qu’ils recevaient pour ces actualisations.

Ceux qui actualisent leur statut le plus régulièrement expérimenteraient les bienfaits de l’inclusion sociale, alors que ceux qui ne le feraient pas auraient une sensation d’appartenance et une estime personnelle plus faibles.

Les messages à caractère narcissique

Les personnes qui évoquent dans leur statut Facebook leurs régimes, leurs exercices physiques quotidiens et leurs succès, sont des personnes qui ont une forte propension au narcissisme, selon cette étude. D’un autre côté, il est vrai que le fait de parler de ses succès attire plus fortement l’attention de ses « amis » virtuels.

Pour l’individu, l’exposition narcissique sur Facebook est validée par le fait qu’il obtient plus de « likes » et de commentaires que s’il évoquait d’autres sujets dans ses statuts.

Même si les résultats de l’étude suggèrent que les amis Facebook qui commentent ce genre de statuts sont animées de bonnes intentions (soutien à un projet), ces derniers pourraient avoir secrètement une aversion pour ce genre d’exhibitions égoïstes.

Les messages révélant une estime personnelle en berne

L’étude a révélé que les personnes qui publient des actualisations sur leur situation de couple actuelle, sont celles qui ont le plus tendance à avoir une faible estime d’elles-mêmes.

D’autres associations entre la personnalité et l’utilisation de Facebook

L’étude a révélé d’autres relations entre la personnalité et l’utilisation de Facebook :

  • Les personnes les plus conscientes et qui ont des enfants, ont tendance à écrire des messages en relation avec ces derniers.
  • Les personnes qui ont une tendance extravertie actualisent leurs statuts en évoquant leurs activités sociales et leur vie quotidienne.
  • Les personnes anxieuses qui ont envie de s’ouvrir et de communiquer avec les autres, utilisent Facebook pour partager des informations et pour discuter autour de thématiques intellectuelles.

Pourquoi les utilisateurs de Facebook écrivent-ils sur leur mur? 

Il n’est pas très surprenant d’apprendre que les actualisations de statut Facebook reflètent des traits de la personnalité des utilisateurs de ce réseau social.

Cependant, il est important de comprendre pourquoi les gens écrivent sur certains thèmes plutôt que sur d’autres, et pourquoi ils sont « récompensés » différemment, en termes de « likes » et de commentaires, en fonction des choses qu’ils publient.

Les personnes qui reçoivent le plus de « récompenses » sont celles qui veulent expérimenter les bienfaits de l’inclusion sociale, alors que celles qui n’en reçoivent pas beaucoup peuvent se sentir quelque peu ostracisées.

Les conclusions de l’étude sur l’utilisation de Facebook

– Il est possible d’extraire des facteurs déterminants de la personnalité des utilisateurs à travers les actualisations des statuts Facebook.

– Les personnes extraverties actualisent plus fréquemment leur statut en évoquant leurs activités sociales.

– L’ouverture sociale est associée positivement à l’actualisation de statuts sur des thématiques intellectuelles.

– L’estime de soi est associée négativement à l’actualisation sur des sujets relatifs au couple et à la romance.

– Les personnalités à tendance narcissique actualisent leurs statuts en parlant de leurs succès, de leurs régimes ou de leurs activités physiques.

Pour terminer cet article, il nous faut évoquer deux points très intéressants. En premier lieu, il convient d’alerter sur le fait que la publicité est encore plus axée sur ce que nous publions sur les réseaux sociaux, que sur les sites que nous visitons.

C’est une mine d’informations pour les marques qui prétendent optimiser la relation qu’elles ont avec nous, en utilisant ce que nous partageons.

D’un autre côté, une étude pilote a émis l’idée que, dans le futur, il serait possible de communiquer avec une personne décédée, grâce aux informations que celle-ci aura partagé sur les réseaux sociaux.

Grâce à des algorithmes, il serait théoriquement possible de créer un profil informatique qui communiquerait d’une manière très semblable à celle de la personne disparue.

Pouvez-vous l’imaginer ? Comment pensez-vous que nous l’assimilerions?