Ne croyez plus ce que vous lisez, on vous ment !

· 29 juillet 2015

Plusieurs études ont révélé que chaque jour nous entendons ou lisons plus de 200 mensonges. Est-ce vrai ? 

Nous pensons même que le nombre de mensonges est un peu plus élevé, mais qu’il ne s’agit pas des mensonges explicites que nous disons pour diverses raisons, comme obtenir quelque chose, économiser du temps, ne pas blesser quelqu’un ou parce que nous savons pertinemment que personne ne découvrira la vérité.

Ici, nous faisons référence à des mensonges implicites ou déductibles que nous retrouvons dans beaucoup de situations de notre vie quotidienne. 

Ces mensonges sont non seulement indissociables au fait de dire des choses qui ne sont pas vraies, mais aussi au fait de dissimuler certaines informations.

Nous pouvons mentir sans utiliser de mots, à travers un sourire forcé lorsque nous saluons un voisin que nous n’aimons pas trop, ou grâce à l’usage des réseaux sociaux qui masquent notre apparence et notre état émotionnel réels.

Dans une enquête réalisée récemment auprès de 2000 utilisateurs Facebook, 80% ont reconnu mentir au moins une fois à propos des informations qu’ils publient sur le réseau social.

N’est-il pas étrange que nous publiions parfois que nous sommes tristes ou que tout va mal ?

En revanche, il ne viendra jamais à l’esprit de personne, de publier qu’elle vient de brûler son diner, si d’autres se vantent du succulent repas qu’ils viennent de manger.

Ou la fameuse photo de l’été ! Celle représentant des pieds bronzés au bord de la plage. Mais pourquoi personne ne publie jamais rien à propos du stress constant qui nous pousse à vérifier mille fois nos poches pour vérifier si notre iPhone est toujours là ?

Parce que nous sommes trop occupés à regarder les gens habillés sur la plage. Peut-être que toutes ces personnes avec des poches veulent nous voler notre précieux iPhone.

Sur Twitter, nous projetons également une certaine image de nous. Selon des scientifiques britanniques, nous faisons semblant d’être des intellectuels pour qu’un conjoint potentiel nous trouve plus attirant sexuellement. 

Les deux tiers des personnes ayant répondu à l’enquête affirment qu’elles aiment les personnes intellectuelles, et 70% déclare préférer l’intelligence à la beauté chez leur partenaire. Ainsi, ce réseau social est idéal pour réussir à paraître plus intelligent, et plus créatif.

Nous répondons toujours à la question « pourquoi mentons-nous » avec des demi-vérités. 

Toutefois, nous pensons sincèrement que la PNL peut nous aider à répondre à quelques-uns de ces mystères.

C’est un excellent outil qui permet de comprendre la façon dont nous communiquons et comment  nous sélectionnons à partir de toutes nos pensées, cette information que nous souhaitons rendre visible.

Il s’agit généralement d’un processus de communication à travers lequel trois types de patrons linguistiques se manifestent, selon le méta modèle du langage.

1. Généralisation : la personne filtre ses expériences en se basant seulement sur les preuves qui viennent confirmer une règle générale, et en évitant de prendre en compte les nuances ou les exceptions à la règle.

C’est là qu’apparaissent les quantifieurs universels tels que toujours, jamais, tout le monde, personne, etc.

Voici un exemple : Pourquoi tout le monde est-il différent sur les réseaux sociaux ? Cette question serait un bon Tweet. Bien que la désirabilité sociale prime pour nous (créativité, etc.), il va de soi qu’il existe des personnes authentiques sur les réseaux sociaux.

2. Omission : dans ce cas de figure, la personne oublie une information, supposant que son interlocuteur a compris ce qui n’était pas dit.

Nous retrouvons, par exemple, des omissions du substantif, verbales, ou encore comparatives (mieux, pire, etc).

Ces dernières sont les plus employées sur les réseaux sociaux, comme Twitter, car nous nous en tenons à des caractères déterminés.

Sur Facebook, nous pouvons omettre de publier les informations que nous ne jugeons pas idéales. 

Par exemple : « Le meilleur moment de ma journée » (suivi d’une image d’une énorme pizza très appétissante). Mais nous ne publions pas de photo de la cuisine sale qui sent le brûlé, ce qui nous a forcé à commander une pizza à domicile pour le diner.

3. Distorsion : enfin, les personnes interprètent de manière déformée ce qui s’est passé ou ce qui pourrait se passer. 

Des phénomènes comme la lecture mentale ou les relations de cause à effet se produisent alors.

Voici un exemple : Eva à l’air si heureuse avec son nouveau copain ! C’est sûr qu’ils ne se disputent jamais ! Ou du type : Il est si spirituel ! Comment pense-t-il à ce genre de choses ?

Ce méta modèle du langage peut nous aider à mieux comprendre pourquoi nous sélectionnons cette information plutôt qu’une autre à partir de toutes nos pensées.

Par conséquent, comme pour la face immergée de l’iceberg, les autres ne voient que ce que nous voulons qu’ils voient, que ce soit par souci de désirabilité sociale, ou parce que nous souhaitons projeter une image idyllique de nous-mêmes, plus heureuse sur Facebook et plus intellectuelle sur Twitter. 

Au final, l’homme est un animal social qui cherche sans cesse l’approbation de son groupe. Ou alors, c’est peut-être parce qu’il est impossible d’exprimer constamment tout ce que nous pensons (la vérité).

Que se passerait-il si nous exprimions tout ce que nous pensons, à partir du moment où nous nous levons jusqu’à ce que nous allions nous coucher?

Tout d’abord, nous ne parlerions plus à personne, car nous en offenserions plus d’un, ou les autres ne correspondraient pas à l’image idéale que nous nous faisions d’eux.

Même si c’est une généralisation, « Personne n’est parfait ». 

Maintenant, nous vous demandons pardon si au cours de cet article nous vous avons menti par omission, généralisation ou distorsion.

Ce n’était pas notre intention, mais il se pourrait que nous souhaitions projeter un peu de désirabilité sociale inconsciemment, et que nous souhaitions paraître plus heureux sur Facebook et plus intelligents sur Twitter, car sincèrement, nous ne sommes ni des gourous, ni des experts sur tout, nous sommes justes des psychologues normaux qui cherchent à se surpasser.

Image avec l’aimable autorisation de Dmytro Pylypenko