Sommes-nous ce que pense notre esprit ?

3 mars 2017 dans Emotions 0 Partagés

Après le succès du livre Nous sommes ce que nous mangeons, nous vous présentons la version psychologique : Nous sommes ce que nous pensons. C’est un titre plutôt suggestif qui nous invite à en apprendre plus sur cette relation entre les pensées, ce qui nous arrive et la définition que nous avons de nous-mêmes. Dans tout cela, notre esprit, au travers du matériel cognitif avec lequel il travaille, a un grand pouvoir.

Nos pensées peuvent changer la manière dont nous nous comportons, les décisions que nous prenons et les sentiments que nous ressentons. C’est-à-dire qu’elles ont beaucoup d’influence sur nous, beaucoup plus que ce que nous pensons.

L’esprit : allié ou ennemi ?

Tout dépend. De quoi ? De ce que nous pensons ! Il est fréquent de dire « je suis fatigué-e, je n’en peux plus » et d’avoir immédiatement envie de dormir pendant trois jours. N’oubliez pas que le corps et le cerveau travaillent pour vous satisfaire, et le premier tend à le faire à court terme. Cependant, ils peuvent également se transformer en génie de la lampe qui obéit sans protester aux désirs de son maître.

Contrairement à ce que nous pensons, ce n’est pas l’esprit qui nous dit ce que nous devons faire ou comment nous devons nous sentir… C’est l’inverse ! Nous sommes nous-mêmes responsables de la façon dont nous nous sentons. Nous ne pouvons pas rejeter la faute sur notre entourage, les politiciens, l’économie ou notre chef-fe… Tout réside à l’intérieur de nous. Mais, bien sûr, il est beaucoup plus simple de chercher un responsable ailleurs. De cette manière, nous n’avons pas la possibilité d’apprendre, de changer ou de nous améliorer.

Tout réside dans l’esprit

Les marathons sont l’une des épreuves de résistance qui exigent le plus de notre corps mais aussi de notre esprit. En plus de requérir une bonne préparation physique, ils demandent aussi un entraînement mental. Pourquoi ? Parce qu’au moment précis où le corps ne peut plus avancer, le cerveau l’aide à aller de l’avant… même si ensuite la douleur est tellement grande qu’aucun calmant ne peut l’atténuer.

Sans avoir besoin de vous transformer en marathonien pour prouver cette théorie, songez aux fois où vous étiez sur le point de tomber, vaincu-e par le sommeil, la fatigue ou l’ennui de la routine et où vous vous êtes dit « je peux continuer », « je vais bien » ou « je vais finir cela ». Il est probable qu’à ce moment vous obteniez un regain d’énergie -qui n’est pas sorti d’une tasse de café- pour poursuivre vos tâches et ensuite tomber dans votre lit, exténué-e, pour dormir plusieurs heures consécutives.

Il ne s’agit pas non plus d’être la personne la plus positive au monde et de vivre en voyant le verre à moitié plein dans chaque situation, mais de savoir qu’il existe des pensées qui nous aident et d’autres qui nous entravent. Cessez de prêter attention aux choses futiles et concentrez-vous sur ce qui importe réellement. Si les choses tournent en rond dans votre tête, prenez le temps de les résoudre et passez à la tâche suivante.

L’esprit accepte aussi l’irrationalité

Si vous ne pouvez pas dormir parce que votre esprit est un tourbillon d’idées, gardez un petit carnet sur votre table de nuit et profitez de ce recoin de créativité pour solutionner certains de vos problèmes. Ne gâchez pas votre énergie en « ruminant » sur les mauvaises choses qui vous arrivent. Profitez au mieux de votre temps et de vos ressources pour trouver une solution à vos problèmes.

Souvenez-vous qu’il n’y a pas de raison pour que tout soit rationnel… Laissez entrer un peu d’improvisation dans votre vie ! S’il y a bien des choses basées sur la logique, il en existe d’autres (beaucoup) qui sont davantage liées aux émotions, aux sensations et aux intuitions.

Apprenez à vivre avec incertitude, même si c’est à petite dose. Prenez des décisions qui requièrent aussi une certaine prise de risques et considérez les erreurs comme une partie des règles du jeu. Évitez de vous mettre la pression et acceptez le fait d’être imparfait… Cela fera baisser vos niveaux de crainte et d’anxiété et, par conséquent, vos erreurs.

Comment bien exploiter les pensées ?

Un excellent exercice qui peut vous aider à prendre moins au sérieux vos pensées négatives est de rire de vos propres idées. Nos pensées peuvent être si absurdes parfois ! Voir le côté amusant de ce qui vous arrive sert à libérer un peu de tension et à apprendre à chercher le côté positif d’une situation.

Vous avez l’habitude de vous parler ? Vous marchez dans la rue en discutant avec votre esprit ou vous parlez en face du miroir comme s’il y avait quelqu’un d’autre dans la chambre ? Ne vous laissez pas prendre au piège par les jeux que le cerveau vous prépare… Les pensées sont sûrement négatives, capricieuses et égoïstes et elles cherchent juste à vous rendre triste, angoissé-e, énervé-e ou revanchard-e.

Si vous ignorez ces mots et dirigez votre attention ailleurs, vous pourrez prendre le contrôle de votre esprit et éviter d’être gouverné-e par l’inertie elle-même. Une fois que vous aurez récupéré le contrôle sur l’outil le plus puissant que vous possédez, vous pourrez lui fournir le matériel cognitif nécessaire pour qu’il se sente bien aux côtés de votre corps.


« Notre vie est ce que nos pensées font d’elle. »
-Marc Aurèle-


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