Savez-vous différencier un problème d’un conflit ?

9 septembre 2015 dans Psychologie 4 Partagés

Lorsque nous nous trouvons face à des problèmes relationnels, l’échec au moment de les résoudre est très souvent dû à une question de « définition ».

Quand nous faisons face à une situation difficile, nos émotions négatives l’emportent et nous font oublier l’important, nous laissant ainsi complètement paralysé devant la difficulté.

Soudain, on se sent étouffé, piégé, on ne trouve pas de solution, mais… trouver une solution à quoi ?

Savez-vous ce qu’est un conflit ?

Face à une même situation, il existe deux points de vue différents.

Combien de conflits vivez-vous en une journée ? Les conflits nous entourent, ils vivent à nos côtés, font partie de l’être humain et sont une grande source d’apprentissage… s’ils sont abordés correctement.

Comme dirait Freud : « Si deux individus sont toujours d’accord, je peux vous assurer que l’un des deux pense pour l’autre. »

Ainsi, il faut savoir les accepter et les gérer. Mais comment solutionner un conflit ?

La résolution d’un conflit est aussi simple et complexe que le fait de se mettre d’accord.

Parfois, on s’embarque dans des discussions interminables qui n’amènent à aucune conclusion, uniquement pour avoir raison, alors que la plupart du temps, avoir raison est totalement secondaire.

Presque tous les conflits auxquels nous sommes confrontés peuvent être résolus via un accord.

Pour se mettre d’accord, les deux parties doivent mettre l’accent sur certaines choses. En effet, les deux doivent renoncer à certains concepts et à des priorités, pour servir le bien commun.

Toute résolution entraîne des conséquences, mais celles-ci n’annulent pas pour autant l’accord trouvé, c’est-à-dire : « je m’affronte, je négocie, et je perds une partie en même temps que j’en gagne une. »

La partie que je perds n’est qu’une conséquence, et elle n’a donc pas le pouvoir d’ébranler l’accord trouvé.

Mais, que se passe-t-il si le conflit est interne ?

Il paraît plus complexe mais au fond, c’est la même structure: deux points de vue différents face à une même situation. La solution est la même : parvenir à un accord.

Pour ce faire, vous devez évaluer les différentes alternatives et prendre une décision, même si les conséquences impliquent des pertes.

Les pertes sont supportables, donc les bénéfices sont évalués ensemble et le bilan est positif. Alors, à quoi servent l’autopunition ou l’autocritique ?

Il s’agit d’accepter et de valider les conséquences. Tout comme les conflits que l’on gère de manière externe, on se retrouve avec des bénéfices et des conséquences qu’il nous faut accepter.

Il en va de même pour les conflits internes : la conséquence est inhérente à la résolution, il faut donc l’accepter et ne pas se punir en suivant nos émotions.

La résolution d’un conflit s’effectue sans émotion, à froid et en évaluant les alternatives.

Par conséquent, la critique que génère l’acceptation des conséquences est inutile et évitable.

Mais alors… qu’est-ce qu’un problème ?

Par problème, on entend une situation qui se présente et à laquelle vous n’avez pas de solution à ce moment précis. 

Alors, que faire ? Revenons à l’évidence qui n’en est pas moins importante : chercher la solution.

Dans ce cas, la première chose à faire est de fixer un but, « où je veux en venir, quel est mon objectif, qu’est-ce que je veux faire. »

Une fois le but établi, mettez en pratique les alternatives possibles pour trouver la solution à votre problème, évaluez-les, soupesez-les et mettez-vous en marche.

Tout comme pour les conflits, l’émotion agit comme un ennemi paralysant.

La résolution est parfois simple et parfois difficile, mais ce n’est pas pour autant que votre but s’annule. Le chemin peut être difficile, mais il faut rester constant si vous savez où vous voulez aller.

Cependant, là où deux types de conflits apparaissent (internes vs. externes), deux types de problèmes font aussi leur apparition : ceux qui ont une solution et ceux qui n’en ont pas.

Vous savez déjà quoi faire pour les premiers, mais que se passe-t-il pour les seconds ? Peut-on agir face à ce type de problème? La réponse est oui, et cela s’appelle l’acceptation.

On ne peut résoudre la perte d’un être cher ni récupérer quelque chose que l’on a perdu… Mais l’on peut accepter la réalité et diminuer son impact sur nos émotions.

C’est la seule manière de générer de nouvelles alternatives.

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