Le problème, ce n’est pas ce qui vous arrive, mais la façon que vous avez d’y penser

· 31 août 2015

Nos pensées négatives peuvent se révéler très nocives. Quand on vit un événement traumatisant, ce ne sont pas tant les faits qui nous affectent, mais le stress et l’anxiété générés par la culpabilité.

Contrôler ses pensées est la meilleure chose à faire si l’on veut aller de l’avant sans porter le poids de la culpabilité sur ses épaules.

Une étude réalisée en 2013 et comptant plus de 30 000 participants, a révélé que le fait de s’attarder sur les événements négatifs de notre vie, est le principal élément déclencheur de certains problèmes de santé mentale les plus communs, du fait de la culpabilité découlant de ces événements.

Les résultats de cette étude ont montré que ce n’est pas tant ce qu’il s’est passé qui compte, mais plutôt la façon d’y penser, cette dernière conditionnant notre bien-être psychologique.

En ce sens, le fait de gérer nos pensés nous permettra de limiter ce sentiment de culpabilité que l’on s’inflige nous-même.

« On sait que la génétique et les circonstances de vie d’une personne ont une influence évidente sur les problèmes de santé mentale, mais les résultats de cette étude ont montré que les événements traumatisants qu’on est amené à subir au cours de notre vie sont la cause principale d’anxiété et de dépression.
Pour autant, la façon qu’on a de considérer et de gérer ces événements stressants est un indicateur du niveau de stress et d’anxiété ressentis« 
, a déclaré Peter Kinderman, un des principaux acteurs de cette étude.

Tandis que l’auto-réflexion est probablement un des éléments clés permettant de mener une vie consciente et heureuse, ces nouvelles découvertes démontrent que le fait de ruminer les aspects négatifs de notre vie et de notre passé, ne nous apporte rien de positif.

Par conséquent, si l’auto-compréhension est un moyen de surmonter les luttes personnelles, il est également nécessaire de faire un exercice d’auto-compassion afin de ne pas devenir nos propres ennemis.

En ce sens, le fait de surmonter notre critique intérieure nous permettra d’éloigner la culpabilité et l’auto-mépris pour ce qui nous est arrivé, ce qu’on a fait ou laissé faire.

De plus, cela nous donnera également l’opportunité de penser positivement à ce que le futur nous réserve et de nous appuyer sur ce qu’on a pu faire de bien, ainsi que sur les valeurs et autres attitudes qui nous rendent plus fort.

Si l’on veut vaincre ces pensées négatives autodestructrices, il est important de commencer à apprendre à les différencier et les identifier, mais aussi d’observer à quel moment elles surgissent.

De cette façon, on pourra donc être en mesure de les filtrer, de les fuir, voire même de les affronter en leur répondant de façon catégorique et en appliquant le principe de la tolérance zéro.

D’autre part, quand on laisse nos pensées négatives se développer et nous envahir, et quand on se souvient de toutes ces choses qui nous sont nuisibles, il est préférable d’arrêter de ruminer tout ce qui a pu se passer et de penser à autre chose.

Si on se fie aux conclusions tirées de diverses études menées sur le sujet, on peut affirmer que les interventions cognitivo-comportementales peuvent se révéler efficaces afin de calmer l’inquiétude.

En ce sens, plusieurs études ont prouvé que les traitements encourageant les participants à changer leur façon de penser ou la réponse émotionnelle les poussant à ruminer les choses et à s’inquiéter pour elles, obtiennent des résultats positifs.

D’autres études encore ont indiqué que l’auto-compassion s’accompagne d’une plus grande capacité de récupération émotionnelle ainsi que d’une relation à soi plus solidaire, puisque l’auto-compassion se base sur un sens fondamental de la dignité humaine.

Par conséquent, commencer à chasser nos pensées négatives, c’est prendre conscience du fait qu’il ne faut pas écouter lesdites pensées, mais cultiver l’auto-compassion et agir contre les directives données par notre critique intérieure.