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Rire ou pleurer après un orgasme, qu'est-ce que cela signifie ?

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Rire ou pleurer après un orgasme : est-ce « normal » ? Pourquoi cela arrive-t-il ? C'est quelque chose de plus commun qu'on ne le pense, et il existe une explication biologique et psychologique. Découvrez-les!
Rire ou pleurer après un orgasme, qu'est-ce que cela signifie ?
Dernière mise à jour : 13 janvier, 2022

Rire ou pleurer après un orgasme : cela vous est-il déjà arrivé ? Pourquoi cela arrive-t-il ? Qu’est-ce que ça signifie? Une explication possible, et en fait la plus courante, est l’explosion émotionnelle qui se produit après l’orgasme.

Cette explosion est conditionnée par différents éléments. Parmi eux, la cascade biochimique et hormonale que notre cerveau reçoit, et la connexion que nous ressentons avec l’autre. Mais que peut signifier d’autre de rire ou de pleurer après un orgasme ? Dans cet article, nous approfondissons un peu cette question en prenant comme référence la science et l’avis d’experts.

La cascade biochimique de l’orgasme

Lorsque nous avons un orgasme, une cascade biochimique a lieu dans notre cerveau et dans notre corps. Autrement dit, les hormones se libèrent dans toute leur intensité. Surtout l’ocytocine. L’ocytocine peut induire un état d’hypersensibilité qui peut nous faire rire ou pleurer après l’orgasme.

L’explication biologique de ces situations est là. Mais de quoi dépend le fait de rire ou pleurer ? D’autres facteurs psychologiques et circonstanciels. Par exemple, dans les moments de grande euphorie, l’hypersensibilité a tendance à faire rire, tandis que dans les moments d’inquiétude, la manifestation est plus susceptible d’être des pleurs.

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Larmes après l’orgasme

En ce qui concerne les pleurs, selon la sexologue Nayara Malnero, les larmes après l’orgasme ne correspondent généralement pas à de la déception ou du dégoût, comme beaucoup le croient. Bien sûr, dans ces cas, il est recommandé d’apprendre à communiquer en couple. Ou de demander l’aide d’un professionnel pour dissiper les doutes.

Malnero ajoute que ce qui se passe généralement est que l’orgasme s’accompagne d’une décharge physique et émotionnelle. La tension accumulée se décharge soudainement, ce qui fait tourner nos sens. Les larmes sont donc la manifestation de cet état.

Et c’est que, d’une certaine manière, le sexe est un échappatoire (au niveau de la tension, il nous aide à libérer le stress). D’autre part, ces larmes, selon la sexologue, apparaissent généralement dans la période réfractaire, c’est-à-dire le temps qu’il faut au corps pour se réveiller après un orgasme.

État de vulnérabilité

Nous l’évoquions préalablement, sur le plan psychologique, le corps et l’esprit ont tendance à se détendre après un orgasme. Et dans ces moments-là, il est plus probable que des émotions ou des expressions émotionnelles intenses apparaissent, telles que pleurer ou rire.

Les émotions dans l’orgasme : bonheur et bien-être

N’oublions pas que l’orgasme est un état qui provoque des émotions telles que le bien-être et le bonheur. Les larmes sont plus susceptibles d’apparaître alors, mais non des larmes de tristesse sinon d’émotion elle-même.

Cependant, que se passe-t-il ? Cette émotion est parfois si intense qu’elle se confond avec la tristesse, bien qu’en règle générale on ne parle pas de tristesse. Aussi, n’oublions pas que lorsque nous avons des relations sexuelles avec une personne, si cette personne signifie quelque chose pour nous, il est normal que nous nous enthousiasmions.

Le sexe peut ouvrir une fenêtre de connexion très intime. Selon les experts, dans ce contexte, les larmes après l’orgasme seraient un élément de plus de cette connexion, de cette interaction.

Rire ou pleurer après un orgasme : à ne pas confondre avec la dysphorie post-coïtale

La dysphorie post-coïtale peut également être une autre cause possible de pleurs après un orgasme. On la défini familièrement comme « la crise après l’orgasme ». Et c’est que face à un niveau de jouissance aussi élevé, il est normal que la descente soit difficile car le contraste entre états et émotions est très fort. Et ce « chagrin » se traduit par des pleurs après l’orgasme.

Cette dysphorie post-coïtale a été étudiée par le psychiatre Richard Friedman, qui précisa que la cause de cette tristesse pourrait être « localisée » dans l’amygdale. Cette structure cérébrale cesserait de fonctionner pendant l’orgasme.

Dysphorie post-coïtale : plus fréquente qu’on ne le pense

L’une de ces études, de 2015, dirigée par le Dr Robert Schweitzer, a été publiée dans la revue Sexual Medicine. La recherche analysa l’expérience sexuelle de plus de 230 femmes universitaires. Les résultats montrent que 46% d’entre elles ont affirmé avoir eu des symptômes de dysphorie post-coïtale à un moment donné de leur vie. Et 5,1% en avaient même eu le mois antérieur.

Selon Schweitzer, les résultats suggèrent que ce syndrome aurait des fonctions évolutives. Et un détail que le chercheur ajoute : il y aurait une corrélation entre la dysphorie post-coïtale et le niveau d’intimité des relations.

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Émotions à fleur de peau après un orgasme

Donc, si jamais vous riez ou pleurez après un orgasme, ne vous inquiétez pas ! Biologiquement et psychologiquement, c’est normal !

C’est que dans le sexe, en particulier le sexe le plus intime, que nous avons avec cette personne spéciale, émergent de nombreuses émotions. Des émotions intenses qui après l’orgasme sont à la surface. Il est donc naturel de se laisser emporter par le rire ou les pleurs après un état d’excitation et de libération aussi intense.

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Toutes les sources citées ont été examinées en profondeur par notre équipe pour garantir leur qualité, leur fiabilité, leur actualité et leur validité. La bibliographie de cet article a été considérée comme fiable et précise sur le plan académique ou scientifique


  • Arcos-Romero, A.I. (2019). Estudio de la experiencia subjetiva del orgasmo. Universidad de Granada.
  • Schweitzer, R. et al. (2015). Postcoital Dysphoria: Prevalence and Psychological Correlates. Sexual Medicine, 3(4): 235-243.

    Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.