Quel est le profil émotionnel de votre cerveau ?

22, septembre 2015 dans Emotions 0 Partagés

Pendant très longtemps, les psychologues et les psychiatres ont eu pour habitude d’étudier la population selon des modèles de personnalité et un type d’intelligence.

On pouvait être extraverti, introverti, sociable, névrosé, avoir une intelligence logico-mathématique, ou bien musicale… et les émotions dans tout ça ?

N’est-ce pas cela qui régit notre comportement la majeure partie du temps? N’est-ce pas cela qui nous fait aimer, détester, redouter ou désirer ?

En effet, et c’est le professeur Richard J. Davidson de l’Université du Wisconsin, qui a proposé la nécessité d’établir un nouveau paramètre : le profil émotionnel.

Aimeriez-vous savoir auquel vous vous identifiez le plus ?

1. La résistance

Jour après jour, nous devons nous confronter à des défis et difficultés. Dans ce cas, la résistance est l’habilité personnelle dont chacun de nous dispose pour se relever face à une situation difficile, face à une perte, une désillusion, ou une simple dispute de couple ou avec un ami.

On peut se relever rapidement en apprenant de ses erreurs, ou bien « traîner » pendant longtemps ce qui s’est passé.

2. L’attitude

En général, de quelle manière vous confrontez-vous à la réalité ? Etes-vous optimiste, prudent, sceptique, raisonnable… ou négatif ?

Bien entendu, l’état d’esprit peut varier de jour en jour, mais nous avons tous notre propre style.

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3. L’intuition sociale

Elle correspond à l’empathie, à la capacité à lire et à observer chez l’autre ces signaux qui en disent tant sur les personnes qui nous entourent.

Sont-ils heureux ? Sont-ils inquiets ? Déçus ? Le langage non-verbal apporte de nombreuses pistes qui passent inaperçues pour beaucoup de gens, et qui, pour d’autres, sont faciles à comprendre.

Etes-vous socialement intuitif ? Ou êtes-vous confus et ne voyez pas les signes ?

4. La conscience de soi

Nous faisons ici référence à la capacité à percevoir et à comprendre nos propres émotions et sentiments.

Vous savez reconnaître ce qui vous met en colère ? Ce qui vous rend nerveux ? Vos désillusions ?

Parfois, on se sent mal sans trop savoir pourquoi, et ce mal-être finit par se manifester sous la forme de maladies. Le professeur Davidson nous dit qu’on peut être « conscient de soi ou opaque. »

5. La sensibilité au contexte

Comment réagissons-nous face à des contextes bien précis ?

Certaines personnes varient beaucoup selon les gens avec qui elles parlent ou le lieu où elles se trouvent. D’autres restent les mêmes en toute situation et avec tout type de personnes.

Il y a des circonstances auxquelles nous sommes plus sensibles dans certains contextes, mais en général, il y a des différences entre chaque individu.

Savez-vous vous adapter ? Etes-vous toujours le même ? Ou changez-vous votre façon d’agir ?

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6. Centré ou dispersé

Il s’agit ici de la capacité dont chacun dispose à éliminer les distractions émotionnelles pour rester concentré sur une tâche bien déterminée. Etes-vous capable de le faire ?

Parfois, nous sommes assaillis de problèmes, de préoccupations… et nous sommes incapables d’avancer dans nos obligations en ayant la tête ailleurs.

Cependant, d’autres personnes réussissent à garder le contrôle. Elles mettent de côté cette avalanche d’émotions pour se centrer sur une tâche.

D’après le professeur Richard J. Davidson, nous nous situons tous dans l’un des pôles de ces catégories, dessinant un profil émotionnel caractéristique et unique.

Ceci peut servir à creuser dans le substrat neuronal et émotif de notre cerveau, et à trouver des capacités qui peuvent être entraînées pour améliorer notre qualité de vie, pour être plus efficace émotionnellement, plus empathique et réceptif et générer notre réalité de manière plus optimale.

Il se peut que certains d’entre vous ne s’identifient pas, ou ne se voient pas plus dans un pôle que dans l’autre.

Mais ce qui est certain, c’est que pendant un instant, cela a mis en valeur certains aspects de nous-mêmes…