Pourquoi faisons-nous tout à la dernière minute ? La loi de Parkinson

3 novembre 2016 dans Psychologie 0 Partagés

Cyril Northcote Parkinson était un historien anglais qui a travaillé pendant de nombreuses années pour le Service Civil Britannique.

L’expérience qu’il a amassée tout au long de ses recherches lui a permis de publier en 1957 un livre intitulé : « Les lois de Parkinson”. Dans ce traité, il expose sa fameuse loi qui, en réalité, en revêt plusieurs.

Parkinson a observé avec soin la manière dont se développait le travail dans les instances de l’État.

En prenant pour base l’expérience quotidienne, il a réussi à trouver des modèles qui lui ont permis de tester ses principes basiques.

La Loi de Parkinson peut se résumer en trois postulats fondamentaux :

  • “Tout travail augmente jusqu’à occuper entièrement le temps qui lui est affecté » 
  • “Les dépenses augmentent jusqu’à ce qu’elles couvrent toutes les recettes »
  •  “Le temps consacré à n’importe quelle obligation de son agenda est inversement proportionnel à son importance »

Les connaisseurs du sujet ont vérifié des milliers de fois la Loi de Parkinson. Ainsi, elle a servi de guide pour générer de nouvelles méthodes de travail et de gestion du temps, dans les sphères de l’efficience.

La Loi de Parkinson et la gestion du temps

La principale application de la Loi de Parkinson a été faite dans l’administration du temps.

Son premier postulat est : “Tout travail augmente jusqu’à occuper entièrement le temps qui lui est affecté ».

Cela signifie que si vous avez une heure pour faire quelque chose, vous utiliserez une heure pour cela. Mais si vous avez un mois, vous mettrez un mois.

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La vérité, c’est que nous sommes tous les jours témoins de la validité de cette loi.

Par exemple, quand les étudiants disposent de deux ou trois mois pour rendre un travail et qu’ils le terminent durant les 24 heures avant l’heure de remise.

Ce principe est lié à un autre postulat que Parkinson a appelé la « Loi du retard ». Elle établit que lorsque vous disposez de temps, vous aurez toujours tendance à reporter ce que vous devez faire.

Mais pourquoi ? Tout simplement car le temps est un concept hautement subjectif. Il dépend plus de notre perception intérieure que du véritable écoulement du temps.

Parkinson a également remarqué que plus nous consacrons du temps à faire une tâche, plus elle devient difficile et plus il est difficile de la terminer.

Si on a l’impression que nous avons beaucoup de temps devant nous, nous nous fixons plus sur les détails et nous avons tendance à tourner autour du pot.

À l’inverse, si nous avons que peu de temps, nous allons droit au but, sans trop tourner autour du sujet.

Un mal bureaucratique que nous copions tous

Parkinson a expliqué aussi que les sujets les moins importants sont ceux qui finissent par occuper la plus grande partie du temps.

D’où son troisième grand postulat : “Le temps consacré à n’importe quelle obligation de son agenda est inversement proportionnel à son importance »

Ainsi, les sujets importants demandent une attitude sérieuse et exigent une concentration précise. C’est pour cela qu’ils sont traités avec plus d’efficacité.

Au contraire, les sujets triviaux font que tout le monde souhaite participer et donner son avis. Voilà pourquoi, on leur consacre plus de temps.

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Même si la Loi de Parkinson a été exposée à la suite de l’observation de la bureaucratie, elle s’applique à quasiment tout le monde.

Cela n’implique pas seulement les aspects liés à la gestion du temps, mais également à d’autres sphères de la vie, comme les dépenses et l’organisation des espaces physiques.

Parkinson indique que “les dépenses augmentent jusqu’à ce qu’elles couvrent toutes les recettes ».

Cela signifie que peu importe combien vous gagnez, vous trouverez toujours le moyen d’être à zéro à la fin du mois, voire d’avoir des dettes.

Une personne peut vivre avec des recettes déterminées sans aucun problème. Si ses recettes augmentent, cela ne signifie pas qu’elle va mettre de l’argent de côté, mais qu’elle organisera ses finances de manière à ce qu’il ne reste rien.

Le résultat de tous ces modèles de comportements est une grande inefficacité. Le temps et l’argent ne sont jamais suffisants.

Cependant, si nous regardons les choses en détails, cela est dû à la manière erronée dont nous les organisons. De fait, l’article que vous êtes en train de lire a été écrit selon la recommandation de Parkinson : diviser le travail en sous-tâches et donner un temps limite pour les compléter.

Le résultat : je l’ai terminé en moitié moins de temps que celui qui m’était octroyé. Qu’en pensez-vous ? Vous voulez essayer ?

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