On peut se languir de certaines personnes sans vouloir les revoir

· 5 juillet 2016

“Peut-être que certaines personnes vous manquent mais vous ne voulez pas les revoir”.

Ce sentiment est partagé chez les gens qui ont passé un bout de chemin de vie avec des personnes avec qui ils ont créé des relations déséquilibrées et qui ne fonctionnaient pas.

Finalement, une relation déséquilibrée est négative et destructive pour notre évolution et notre développement (c’est-à-dire qu’elle est ou a été émotionnellement, cognitivement et comportementalement inadaptée).

Il est peut-être difficile d’identifier la manière dont elle a affectée notre vie et malgré la certitude de l’impossibilité de la relation, nous ne savons pas tellement quels étaient les points d’achoppement.

Vous connaissez cette sensation ? Soudain, vous vous souvenez de cette personne, peut-être que vous avez même envie de la contacter, de savoir comment elle va et de « récupérer » un moment ou un sentiment que vous avez vécus pendant cette relation.

Mais vous vous retenez car vous savez qu’en réalité, elle ne peut rien apporter de positif dans votre vie.

Dans cet article, nous allons évoquer certaines de ces questions et donner des réponses sur ce sentiment : est-ce normal que certaines personnes nous manquent, même si nous ne voulons jamais les revoir ? Voyons cela en détail…

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La valeur des souvenirs et des avis que l’on nous donne

De temps en temps, nous devons soulager cette peine produite par l’absence de quelqu’un que nous avons aimé, mais qui est sorti de notre vie que ce soit parce que nous l’avons quitté pour notre bien-être, ou tout simplement parce que nos chemins se sont séparés, guidés par l’inertie de la vie.

Se souvenir et ressentir le manque n’est pas mal en soi. Il faut savoir que rien n’est blanc ou noir et que nous avons une palette de couleurs qui remplissent nos relations de multiples nuances.

Ressentir le manque mais ne pas vouloir que quelque chose ou quelqu’un revienne dans notre quotidien est aussi normal que sain, entre autres car cela nous aide à déterminer et à être conscient de ce qui nous fait du bien.

Nous pouvons penser à un vieil amour, à une amitié passée ou à quelqu’un avec qui nous avons vécu une relation impossible.

Pourquoi invalider nos sentiments et notre nostalgie ? Se souvenir et ressentir le manque est parfaitement compréhensible. 

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Les sensations et les émotions, un mur sain de retenue

Peut-être que cette relation nous apportait quelque chose qui était gratifiant. Que cela soit matérialisé ou non, il est normal de se souvenir et de regretter ce qui était positif.

Mais si l’on met en balance le positif et le négatif, parfois, la balance penche du côté du second, et cela mérite d’être pris en compte. 

C’est-à-dire que peut-être que ce nouveau point de désordre, d’énergie, et de désorganisation apportait quelque chose de positif à notre quotidien, car de temps en temps, déstructurer nos schémas sert à nous recomposer entièrement.

Ainsi, nous devons être conscient que peut-être que cette personne avec qui nous nous connectons lors d’un moment de notre vie ne serait pas adaptée à notre vie actuelle, car elle nous amènerait des problèmes et même des catastrophes.

Les situations hypothétiques dont nous pourrions parler sont infinies et aussi multiples que les personnes et les moments vécus.

Alors, nous vous invitons à réfléchir et à tordre le cou à cette sensation qui produit en vous une souvenir d’une relation nocive ou lointaine.

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Relations toxiques qui ne le sont pas, une conception qui sauvegarde nos sentiments

Nous sommes habitués à appeler « personnes toxiques » les personnes qui nous ont fait souffrir.

Quand ces personnes se présentent à nos souvenirs, cela nous torture de nous dire que quelqu’un de toxique ou de vénéneux nous manque.

Mais, comme nous l’avons dit, il y a beaucoup de nuances, qui ne correspondent pas à cette réalité.

Chaque personne et chaque relation nous apporte quelque chose, que ce soit quelque chose que nous ayons appris de gré ou de force.

N’oublions pas non plus que les personnes qui nous nourrissent ne sont pas celles avec qui nous voulons rester pour toujours, car tout a son moment et son lieu pour l’apprentissage.

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