Je m’autorise à ne pas être une victime

· 9 juillet 2015

Je m’autorise à m’éloigner des personnes qui me traitent avec brutalité, pression ou violence, celles qui m’ignorent, qui me refusent un salut, un baiser ou une poignée de main.

Les personnes brusques ou violentes sortent de ma vie dès lors qu’elles se comportent ainsi.

Je m’autorise à ne pas m’obliger à être « l’âme de la fête », celui qui met l’ambiance ou la personne systématiquement disposée à résoudre les problèmes et les conflits par le dialogue, quand les autres n’ essaient même pas.

Je m’autorise à ne pas entretenir les autres ou à leur donner de l’énergie, au prix de ma propre énergie, car je ne suis pas né pour les stimuler afin qu’ils restent à mes côtés.

Ma propre existence et mon être sont précieux. Si ces personnes veulent continuer à être à mes côtés, qu’elles apprennent à m’estimer.

Je m’autorise à dissiper mes peurs, qui m’ont été insufflées pendant l’enfance. Le monde n’est pas qu’hostilité, tromperie ou agression, il y a aussi beaucoup de beauté et de joie inexplorées.

Je m’autorise à ne pas m’épuiser en essayant d’être une personne excellente. Je ne suis pas né pour être la victime de qui que ce soit.

Je ne suis pas parfait, car personne n’est parfait et je me refuse à accepter les schémas suivants : une personne sans fissures, irréprochable en tous points.

Je m’autorise à ne pas souffrir d’angoisse en attendant un coup de téléphone, un mot amical ou un geste de considération. Je m’affirme comme étant une personne non accro à l’angoisse.

Je n’attends pas, enfermé chez moi, ni dans un petit cercle de personnes de qui je dépends. Je suis quelqu’un qui s’estime, qui s’accepte et qui s’apprécie.

Je m’autorise à ne pas tout savoir, pour ne pas passer la journée à me poser des questions. Je n’ai pas besoin de tant d’informations, de tant de logiciels sur mon ordinateur, de tant de films à voir, de tant de journaux ou de livres à lire, de tant de musique à découvrir.

Je m’autorise à ne pas être sensible aux éloges et aux louanges. Les personnes qui en font trop deviennent écrasantes.

Je me permets de vivre avec légèreté, sans charges ni demandes excessives. Je n’entre pas dans le jeu de ce type de personnes.

Je m’autorise le plus important de tout : être authentique

Je ne me force pas à plaire. Il est très simple et libérateur de s’habituer à savoir dire « non ».

Je n’ai pas à me justifier : si je suis joyeux, je le suis ; si je suis moins joyeux, je le suis moins ; si un jour du calendrier requiert socialement de se sentir heureux, je serai comme je serai.

Je m’autorise à être comme je me sens, bien avec moi-même et non pas comme l’ordonnent les coutumes et les personnes qui m’entourent. J’établis moi-même le « normal » et « l’anormal » de mes états émotionnels.

JOAQUÍN ARGENTE