Lumière et… action !

· 2 juillet 2015

Un jour où je ne me sentais pas bien, je suis allée voir ma psy pour qu’elle puisse m’aider. Fatiguée de tout subir en permanence, ses mots finirent par résonner dans mes oreilles, et trouvèrent un sens. « Vous vivez comme si vous jouiez un rôle sur scène » m’a-t-elle dit.

Pour une personne comme moi, qui, fait de son mieux pour toujours faire les choses bien et de façon cohérente, j’ai été un peu surprise. Cependant, j’étais disposée à écouter ses arguments et à commencer mon introspection.

Rentrer dans un rôle

Je me suis rendue compte qu’il y avait des personnes que je fréquentais, sans en avoir réellement envie, que je suis sortie avec des personnes dans des lieux réputés, esclave du système et d’un cercle social, que j’ai dû écouter des conversations qui ne m’intéressaient pas du tout et qui s’éloignaient de mes opinions et de mes intérêts.

Autrement dit, un entourage que je fréquente seulement parce qu’ils reflètent une meilleure image de moi.

Qui n’a jamais ressenti cela ? Ne pas supporter un ami, un cousin ou son beau-frère ? Qui n’est jamais parti quasi en courant de chez sa belle-mère ? Qui n’a jamais lu un livre ou regardé un match à la télé seulement pour faire plaisir à une personne ? Aller à l’anniversaire d’une collègue insupportable ?

Parfois, on ne se sent pas bien avec notre conjoint et pourtant on se force à rester avec, comme esclave de la routine et de la peur de se retrouver seul. Et nous rentrons dans un rôle.

Nous commençons par perdre notre spontanéité et notre authenticité. Nous ne profitons pas de notre temps libre, et ainsi, la vie nous échappe.

Se perdre, puis se retrouver

Après la consultation, j’ai commencé à faire des choses qui me plaisaient et à en découvrir certaines que je ne connaissais pas encore.

Sortir avec mes amies, mes soeurs, rendre visite à ma grand-mère, courir, ne pas me maquiller de tout le week-end, déboucher une bonne bouteille de vin dans ma chambre en écoutant ma playlist favorite et me reposer… seulement me reposer.

Tout cela s’est indéniablement fait ressentir sur mon humeur ! Ma peau était comme rajeunie, détendue. Les gens me disaient : « Mais qu’est-ce que tu as fait ? », et beaucoup d’autres me disaient que j’étais complètement perdue.

Je me suis perdue pour mieux me retrouver. J’ai fait le point sur ma vie, pour mieux comprendre mes actes.

Je ne m’accordais pas de temps pour moi et je me laissais dépasser par les responsabilités, ce qui se répercutait négativement sur ma santé physique et émotionnelle. J’étais stressée, fatiguée, et le pire, épuisée moralement.

Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il fallait que je m’aime. En quelques jours, je me suis accordée du temps pour prendre des décisions.

J’ai commencé par les décisions les plus « simples », pour me diriger vers les plus complexes. Si je n’aimais pas quelque chose, je le rayais de ma vie.

Et dans le cadre de mon travail, si je n’étais pas d’accord, je le disais. Ma propre affirmation me surprenait moi-même mais mes collègues m’ont alors considérée et respectée.

J’ai commencé à reprendre le contrôle de mon corps, de mon esprit, et j’ai pu en finir avec cette lutte interminable que j’avais contre mes défauts.

Je me suis réconciliée avec eux, et comme j’ai compris que beaucoup d’entre-eux feraient toujours partie de moi, aujourd’hui j’ai décidé de vivre avec eux pour me sentir mieux.

J’ai soigné mes blessures d’amour propre. J’ai commencé à être moins perfectionniste, mais plus heureuse. J’ai arrêté de me contenter de ce que je connaissais, de la routine et des croyances irrationnelles héritées.

Le confort était évidemment mon pire ennemi et je compris que pour comprendre le coeur d’autrui, il faut d’abord comprendre le sien.