Lorsque la solitude devient insupportable, il faut agir

· 2 octobre 2017

Nous avons souvent des pensées négatives lorsque nous pensons à la solitude. La plupart sont influencées par des expériences désagréables et des croyances irrationnelles quant à la possibilité de « rester seul-e ». Le fait est que si nous ne résolvons pas cela, il se peut que la solitude nous soit insupportable.

Dès lors, lorsque nous nous sentons seul-e-s ou que nous considérons que la solitude sera notre partenaire de vie, le malaise nous envahira. De sorte que nous nous sentirons alors oppressé-e-s et que nous commencerons à sentir une sensation d’étouffement qui nous fera prendre des décisions inadaptées. Pour éviter cela, la meilleure solution est d’agir.

« Un jour, j’ai tellement goûté à la solitude que je l’ai prise en affection, j’ai pleuré comme un enfant et lui ai raconté mille histoires, nous avons bavardé pendant de longues heures comme deux grands amis, puis nous nous sommes dit au revoir et chacun de nous a suivi son chemin. Cependant, nous nous voyons de temps à autre et je me réjouis de sa visite, elle est toujours la même, toujours sage, toujours honnête, toujours prête « 

-Kelbin Torres-

Identifier ce que nous ressentons

Que ressentons-nous face à la solitude ? De la colère ou peut-être la tristesse ? L’identification de nos émotions et de nos sentiments lorsque nous nous sentons seul-e-s est très important pour parvenir à les libérer et les empêcher de nous blesser. Car si nous les ignorons, ils ne disparaîtront pas et se déposeront au fond de nous, devenant toxiques et générant en nous un vide beaucoup plus important.

Pour identifier ce que nous ressentons et comment nous nous sentons dans de telles occasions, nous pouvons tenir un journal d’émotion dans lequel nous soulignons les sentiments, les sentiments et les émotions que nous expérimentons lorsque nous sommes seul-e-s. Une autre option est d’écrire une lettre à quelqu’un en décrivant la façon dont nous nous sentons, et même de le dessiner, d’en parler avec quelqu’un de confiance ou simplement en demandant de l’aide à un-e professionnel-le.

femme souffrant de la solitude

Au début, nous avançons l’excuse de « Je n’ai pas le temps », car regarder ce qui nous fait mal est difficile et nous cherchons donc à l’éviter. Cependant, il s’agit là de ce qui nous permettra d’évacuer ce qui nous fait nous sentir si mal, et de pouvoir l’accepter. Une étape très importante, pour ne pas dire cruciale.

« Et lorsque le matin personne ne te réveille, et lorsque le soir personne ne t’attend, et lorsque tu peux faire ce que tu veux, comment appelles-tu cela, liberté ou solitude …? »

-Anonyme-

Une fois que nous avons identifié ce qui nous fait ressentir de la solitude, il est nécessaire de mettre un terme toutes les attitudes ayant un rapport avec elle. Par exemple, il se peut que nous restons éloigné-e de notre famille et de nos proches, que nous nous isolons en égard au malaise que nous ressentons… Parce qu‘être seul-e est une chose, et participer au maintien de la solitude en est une autre.

« La solitude n’est pas mauvaise, mais elle peut limiter nos vies à forte dose. »

Nous devons faire l’effort de nous ouvrir à de nouvelles amitiés, de laisser de côté ces attitudes qui augmentent le sentiment de solitude et dire « oui » à ces invitations que nous déclinons du fait de ne pas nous sentir totalement heureux-se. C’est pourquoi nous devons nous demander : « Si je ne me sentais pas comme ça, irais-je ? » Si la réponse est « oui », faisons un effort.

Changeons nos croyances sur la solitude

Quelles sont les croyances qui agissent sur nous et favorisent que le sentiment de solitude soit devenu insupportable ? Peut-être croyons-nous qu’être sans conjoint est un échec, que le temps est déjà révolu, que nous ne sommes pas capable de garder quelqu’un à nos côtés, que faire les choses seul-e est honteux…

La seule façon de combattre cela est de l’accepter et de faire tout le contraire. Nous pensons qu’il est honteux d’aller boire un café seul-e ou de se rendre seul-e au cinéma ? Faisons-le. Nous découvrirons que nous ne sommes pas les seules personnes dans ce cas, et également que nous pouvons nous sentir très bien.

femme seule cachée derrière des fleurs

Pourquoi ne pas commencer par nous trouver de nouvelles occupations ? Peut-être considérons-nous que nous sommes suffisamment occupé-e car nous travaillons 8 heures par jour, mais lorsque nous arrivons à la maison et que nous nous retrouvons seul-e-s et sans plans, les pensées négatives récalcitrantes peuvent nous renvoyer à notre la solitude. Il est par conséquent nécessaire d’introduire certaines activités auxquelles nous avions déjà songé ou nous rendre à la salle de gym pour suivre un cours de zumba après avoir quitté le travail.

Faire des choses nous aidera à nous réaliser et à grandir en tant qu’individu. En outre, cela nous permettra de rencontrer de nouvelles personnes et réaliser que, en définitive, nous ne sommes pas aussi isolé-e-s que nous le pensions ! Nous devons nous activer pour faire face à la tristesse et réaliser que nous ne dépendons de personne pour être heureux-ses.

« Pourquoi, en général, la solitude est-elle évitée ? Parce que très peu d’entre eux nous parvenons à trouver de la compagnie en nous-mêmes. »

-Carlo Dossi-

Commençons à remettre en question nos croyances, ne nous comparons pas à ce que font les autres et faisons ce que nous souhaitons sans nous soucier d’entre seul-e ou accompagné-e. C’est notre plaisir et notre bonheur qui est en jeu. Nous méritons le meilleur, nous méritons de nous sentir bien et heureux-ses avec nous-mêmes, pas uniquement lorsque nous sommes entouré-e-s d’autres personnes ou lorsque nous sommes en couple.

femme et fleurs