Lorsque la préoccupation empêche l’occupation

1 mai 2018 dans Développement personnel 0 Partagés
préoccupation

La préoccupation est naturelle et commune à tous les êtres humains. Nous restons néanmoins souvent bloqués par la préoccupation, oubliant que l’occupation est peut être ce dont nous avons besoin pour aller de l’avant. 

La préoccupation répond à une tentative mentale de trouver une solution à une situation qui nous cause de l’anxiété. Cette situation ou ce problème aurait déjà pu se produire, mais pourrait également concerner une possibilité que nous imaginons. Il s’agit d’une activité cognitive qui nous prépare à ce que nous pensons qui va arriver. Par conséquent, la préoccupation apparaît comme un mécanisme pour générer des actions et faire ainsi face à différentes difficultés.

Cependant, nous nous préoccupons et tournons souvent le problème dans tous les sens sans parvenir à une solution. Nous ne cessons de penser à des choses qui nous préoccupent, générant des cercles dans lesquels nous lions des problèmes au point que nous en oublions pratiquement que l’objectif était de trouver une solution.

Pourquoi investissons-nous davantage de temps dans la préoccupation que dans l’occupation ?

La préoccupation est la première étape vers la résolution d’un problèmeNéanmoins, parfois, le sentiment d’avoir commencé à « intervenir sur la question » nous rassure puisque nous nous percevons comme étant plus près de trouver une solution.

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Cette tranquillité à court terme nous conduit à nous détendre jusqu’à atteindre parfois un comportement d’évitementNous évitons l’occupation parce que nous nous sentons plus à l’aise dans la préoccupation. Bien que nous n’aimons pas être inquiets.

Ainsi, le temps passe et, même si nous avons l’impression que nous nous confrontons au problème, nous pouvons tout de même sentir que nous avons stagné. Que nous sommes passés du fait de générer des voies et/ou des solutions alternatives à penser de forme répétitive à une idée qui nous cause de l’anxiété. C’est alors que la préoccupation perd sa fonction et devient un obstacle de taille qui nous vole un temps et une énergie infinis sans même que nous nous en apercevions.

Comment gérer les préoccupations

Voici quelques idées pour réduire le rôle des préoccupations qui nous freinent et ouvrir la voie à l’occupation.

Prendre du recul : essayer d’être objectif

Analysons ce qui nous concerne de manière objective et notons ce que nous pensons qu’il va se passer. Nous ne sommes souvent pas réalistes quant à nos prédictions, parce que nos émotions sont impliquées. Le verrions-nous de la même façon si un ami ou un membre de la famille avait ce problème ? Considérons la validité (réalisme) et la probabilité que, même en étant réaliste, cela ce produira.

Faire un pas en avant : imaginons le pire

Et si ce qui nous préoccupe tant arrivait ? Imaginons le pire. Même si cela se produit, nous aurons tendance à être plus aptes à faire face aux événements lorsqu’ils transcendent les hypothèses et deviennent réalité. Nous sommes infiniment plus forts dans l’occupation que dans la préoccupation.

Accepter qu’il existe des choses inévitables

Si ce qui nous inquiète est quelque chose qui va arriver, indépendamment de ce que nous pourrions faire, pensons à ce que nous pouvons faire pour mieux faire face à la situation. Il existe des éléments que nous ne pouvons pas contrôler. Cependant, nous pouvons décider de nous protéger et de les vivre de sorte que l’impact en soit amorti. Gardons à l’esprit que revenir encore et toujours aux détails d’un problème pour lequel il n’existe pas de solution est une garantie de souffrance.

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Se protéger

Protégeons-nous, renforçons les aspects que nous jugeons nécessaires pour mieux affronter le moment. La meilleure protection peut parfois être une distraction. D’autres fois, en revanche, la solution dépend de nous et survient alors le moment de passer à l’occupation. Pour faire ce pas, il est nécessaire de rompre avec cette relation ou exprimer ce que nous avons gardé en nous si longtemps.

Prendre un moment pour s’inquiéter

Si nous avons besoin de penser à quelque chose et que nous constatons que, pour ne pas y consacrer toute votre attention, cette pensée nous accompagne telle une ombre tout au long de la journée, imprégnant le reste des émotions et des pensées …  Arrêtons. Nous nous rendons compte ici que nos préoccupations ne servent pas : elles ne font que nous distraire et générer de l’anxiété. Trouvons donc un moment à consacrer à ce problème sans une solution claire, de sorte qu’il cesse de raisonner toute la journée tel un écho dans notre tête.

Le mieux est l’ennemi du bien

C’est ce que disait Voltaire. En effet, nous perdons parfois beaucoup de temps et d’énergie à chercher la meilleure façon, celle qui est parfaite. Lorsque cela est possible, ne doutons pas. Dédions un temps pour chercher des alternatives, des solutions. Cependant, après cette période que nous nous sommes accordée, arrive le moment où nous devons prendre une décision, même si les options dont nous disposons sont loin d’être parfaites. Ce sera le moment d’opter pour la « moins mauvaise ».

Être courageux

Il ne doit pas forcément y avoir de problème ou de préoccupation derrière chaque solution. Nous grandissons et, par la même, intériorisons l’idée que la préoccupation est un écho nécessaire pour faire face à un problème. Cependant, l’occupation peut exister sans préoccupation. Il s’agit d’aborder les événements à partir de l’acceptation et de la certitude que nous sommes capables de faire ce qui est en notre pouvoir.

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Au-delà des préoccupations

Le paysage se trouve derrière le mur des préoccupations. Des tremblements de terre ou des orages éclatent parfois qui effacent tout … pendant un moment. D’autres fois, le soleil se lève, il pleut et les couleurs explosent. Tout cela arrive parfois en une même journée.

Nous souhaitons dire ici que lorsque nous restons trop longtemps derrière le mur, par peur de ce qui se passe de l’autre côté, ce qui se trouve de l’autre côté ne change pas. Nous perdons du temps et les nuages ​​ne s’arrêtent pas : ils passent n’importe quel mur. Néanmoins, si nous ne voulons pas nous mouiller, prenons un parapluie. Et si nous n’avons pas de parapluie, profitons de la pluie.

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