Les types d’insomnie : causes et traitements

30 juin 2018 dans Curiosités 0 Partagés
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Nous disons habituellement que nous souffrons d’insomnie lorsque nous avons des problèmes de sommeil. Mais saviez-vous qu’il existe différents types d’insomnie ? Il en est effectivement ainsi. Il n’en existe pas qu’un seul type, mais plusieurs. Et chacun d’entre eux nécessite un traitement différent. Nous nous efforcerons dans cet article d’expliquer les différents types d’insomnie et le traitement recommandé dans chaque cas. Approfondissons.

L’insomnie est l’une des raisons les plus fréquentes de la consultation en soins de santé primaires. Il s’agit en outre de l’un des symptômes partagés par pratiquement tous les troubles psychologiques.

A l’instar d’autres problèmes communs de notre société (tels que l’anxiété ou la dépression), de nombreuses personnes utilisent le terme insomnie de manière incorrecte. Par exemple, avoir des difficultés pour dormir pendant un jour ou deux n’est pas de l’insomnie. Le fait d’être très stressé et ne pas être capable de dormir correctement ne s’identifierait pas non plus à ce trouble du sommeil. Il s’agirait plutôt, dans ce dernier cas, du fait d’être soumis à un processus de stress dont l’insomnie serait un symptôme.

Comme nous pouvons le constater, certaines spécifications sont essentielles pour comprendre ce problème, l’évaluer et concevoir le traitement. Voyons chacun de ces aspects ci-dessous.

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Qu’est-ce que l’insomnie ?

L’insomnie est formellement dénommée insomnie primaire, un trouble du sommeil dans lequel apparaissent les caractéristiques suivantes :

  • La personne éprouve, pendant au moins quatre semaines, une difficulté persistante pour dormir.
  • La difficulté peut être ressentie au début du sommeil, lors du maintien, de la finalisation ou du fait de la sensation de sommeil non réparateur (dormir mais pas se reposer).
  • Il n’existe aucune cause organique (lésion cérébrale traumatique, démence, accident vasculaire cérébral) ou de cause médicale / physiologique pouvant expliquer l’insomnie (usage de drogues, médicaments, maladie générant l’insomnie).
  • Il n’existe pas non plus de trouble psychologique tel que l’anxiété ou la dépression. Nous serions dans de tels cas confrontés à un diagnostic de trouble anxieux ou d’un autre trouble (avec des symptômes d’insomnie liés à un autre trouble mental selon le DSM-5).

Il existe donc trois types d’insomnie, selon le moment où la personne éprouve des difficultés à dormir :

  • Insomnie de conciliation ou d’initiation
  • L’insomnie de la maintien ou sommeil fragmenté
  • Insomnie tardive ou réveil précoce

Il est donc nécessaire de remplir les critères diagnostiques décrits ci-dessus pour pouvoir dire que nous souffrons d’insomnie (à proprement parler). Si nous présentons un autre trouble ou problème générant de l’insomnie, le simple traitement du trouble du sommeil ne mettra pas fin au problème. Le trouble principal devra être diagnostiqué et traité afin de mettre fin aux problèmes de sommeil. Nous nous plongerons ci-après dans les trois types d’insomnie existantes.

Insomnie de conciliation ou d’initiation

Il s’agit du plus commun et connu des trois types d’insomnie. Il s’agit de l’incapacité de dormir lorsque nous allons au lit. Autrement dit, nous rencontrons un problème pour trouver le sommeil. L’insomnie de conciliation corrobore généralement la maxime « nous dormons comme nous vivons ». En d’autres termes, si nous passons la journée stressé ou inquiet, il est très difficile pour l’esprit de se déconnecter et d’entrer en mode veille.

L’insomnie de conciliation répond dans la plupart des cas à un état de mal-être psychologique, responsable de la difficulté à s’endormir. Nous pouvons également éprouver des problèmes pour commencer à dormir lorsque se produisent des changements dans l’horaire habituel de notre routine ou dans les heures d’exposition à la lumière du soleil.

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Traitement de l’insomnie de conciliation ou d’initiation

Le traitement recommandé pour l’insomnie de conciliation possède plusieurs phases. Ce que nous appelons l’hygiène du sommeil est effectuée doit tout d’abord être réalisée. Cette approche est utilisée car la personne acquiert souvent, avec le développement de l’insomnie, des habitudes qui ne sont pas saines et qui aggravent encore sa situation. Les premières lignes directrices consistent à élaboration d’habitudes correctes et de rompre l’association : aller au lit → ne pas dormir → anxiété anticipée pour ne pas dormir.

Si les directives d’hygiène du sommeil ne suffisent pas, différentes techniques ou tâches sont alors prescrites afin de rompre l’association entre l’heure du coucher et l’impossibilité de dormir, ainsi que l’inconfort que cela génère. Le psychologue conçoit une tâche spécifique pour chaque cas et chaque personne. Il met également en place une série d’objectifs thérapeutiques qui cherchent à générer des changements dans sa vie quotidienne.

Il est cependant nécessaire de rappeler que toutes les approches thérapeutiques que nous avons mentionnées visent l’insomnie de conciliation en tant que trouble primaire. Autrement dit, il s’agit de traitements et d’approches qui sont conçus dans le cas où sont exclus d’autres types d’insomnie ou de troubles psychologiques tels que l’anxiété, la dépression, le trouble obsessionnel-compulsif ou le trouble bipolaire.

En outre, il peut être nécessaire de recourir à un médicament si la personne ne peut pas dormir malgré l’utilisation de techniques psychologiques. Les meilleures options pour l’insomnie de conciliation sont les inducteurs de sommeil non-bezodiazeine. Ces médicaments agissent rapidement et pendant une courte période. Ils n’ont pas d’effet anxiolytique ou résiduel le lendemain. Par exemple, zolpidem, zaleplon ou zopiclone.

Le traitement pharmacologique de l’insomnie doit toujours être prescrit et supervisé par un médecin. Ce dernier décide quel médicament est le plus approprié et combien de temps il doit être pris.

Insomnie de maintien ou sommeil fragmenté

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