Les illusions améliorent notre santé

30 mars 2019
En quoi les illusions sont-elles bonnes pour nous et pourquoi devons-nous les nourrir et en prendre soin ?

Que serions-nous sans illusions ? Les illusions, ce sont des désirs auxquels est associé un espoir de matérialisation. En ce sens, des recherches récentes ont montré comment les illusions améliorent notoirement notre santé.

Álvaro Pascual-Leone, professeur de neurologie à la Harvard Medical School, après avoir pris connaissance des résultats de son étude, exprime la chose suivante: “Avoir un projet vital, un objectif qui se transcende et qui apporte satisfaction lorsqu’on cherche à le réaliser, c’est bon pour le cerveau et pour la santé en général. »

Il semble qu’avoir des illusions ou un projet de vie augmente la réserve cognitive, à savoir l’habilité du cerveau à faire face aux défis à un niveau où nos capacités sont vraiment mises à l’épreuve. Elle est étroitement lié à la tolérance au changement, à la nouveauté ou à l’incertitude.

L’illusion est le premier de tous les plaisirs. »

-Voltaire-

Mais de quel genre d’illusions parlons-nous ?

Il s’agit d’aspirations qui nous motivent à aller de l’avant. Pour une personne, la raison de se lever le matin peut être ses enfants ou ses petits-enfants, pour une autre le travail qu’elle accomplit ou peut-être la foi qu’elle a dans une religion…

Les illusion sont donc diverses, individuelles ou collectives, et peuvent évoluer avec le temps. Ce qui est commun à toutes, c’est l’état de satisfaction qu’elles produisent une fois que nous les avons achevées, une fois que nous les atteignons au prix de nos efforts.

Les personnes ayant un projet de vie clair ont une plus grande réserve cognitive et prennent mieux soin d’elles-mêmes.

avoir des illusions rend heureux

 

Clés pour un cerveau en bonne santé

Les personnes ayant un projet de vie bien défini et qui regorgent d’espoir semblent avoir un esprit plus clair et plus sain. Ainsi, l’illusion semble être cette huile qui lubrifie tous nos processus cognitifs. Elles ont également moins de problèmes cognitifs dans leur vie quotidienne et prennent mieux soin d’elles-mêmes.

Pour profiter des neurones sains, nous devons nourrir sept domaines de notre vie :

  • Santé : le nombre de fois où nous sommes malades et la façon dont nous affrontons la maladie
  • Nutrition : une alimentation complète et équilibrée nous aide à enrayer la détérioration du cerveau
  • Sommeil : une bonne hygiène de sommeil, la qualité de ce dernier étant directement liée, par exemple, à la formation de souvenirs
  • Exercices : combinaison d’exercices d’aérobie et d’anaérobie. Une heure et demie d’exercice améliore les fonctions cérébrales
  • Fonctions cognitives : la manière dont nous faisons face à nos problèmes, l’existence ou non de difficultés d’attention ou de mémoire, tout ceci prévient ou ralentit la détérioration du cerveau
  • Relations sociales : le type de réseau social, le nombre d’amis ou le soutien éventuel reçu sont des facteurs qui conditionnent la réserve cognitive
  • Projet vital : chérir des illusions ou ses objectifs, y trouver de la satisfaction, regarder droit devant et parier sur l’avenir.

L’homme a des illusions comme les ailes d’oiseau. C’est ce qui le soutient.

-Blaise Pascal-

La magie des illusions

L‘illusion constitue la dimension essentielle de l’avenir. Peut-être pas tant son contenu, que sa couverture. Ainsi, nous pouvons ouvrir nos yeux et rêver, mais sachant que la plupart de nos illusions nous demanderont, en échange, un effort.

Injecter de l’illusion dans son projet, c’est le revitaliser, lui de l’énergie, le polir, le nettoyer, le faire vacciner contre l’ennemi de la monotonie. Tels sont les efforts à fournir pour atteindre l’objectif visé.

les illusions améliorent notre santé

Enfin, notez que les illusions prennent soin de nos processus mentaux (mémoire, attention, intelligence …).

 

Bartrés-Faz, D., Cattaneo, G., Solana, J., Tormos, JM, y Pascual-Leone, A. (2018). Significado en la vida: resiliencia más allá de la reserva. Investigación y terapia de Alzheimer , 10 (1), 47.