Les cousins, des amis particuliers dans l’arbre généalogique

· 17 juin 2016

Nous parlons souvent des frères et sœurs comme étant les premiers amis de notre enfance et nous avons tendance à oublier, injustement, la valeur que nos cousins ont dans nos premiers jeux, dans nos premiers échanges et dans nos premiers affects.

Disons que l’amitié entre cousins est une amitié spéciale à l’intérieur de l’arbre généalogique.

Même s’ils ne font pas partie de notre vie quotidienne, ils ont une place privilégiée dans nos pensées, et ils restent à jamais gravés dans notre mémoire.

Ils constituent des liens indispensables dans nos vies, et si la relation est bonne, ils peuvent devenir des magnifiques piliers qui dessinent de beaux et tendres sourires sur notre visage.

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Les premiers amis, nos proches

Qui a eu la chance et le plaisir de grandir avec des cousins à ses côtés sait à quel point on attend impatiemment ces après-midi de jeux, ces histoires à raconter, ces nuits à parler pendant des heures, ces disputes et ces réconciliations presque obligatoires.

“Demandez-vous pardon et faites-vous un câlin”, disaient nos parents et nos oncles et tantes. Cela coûte tant de demander pardon mais une fois que c’est fait, la dispute est oubliée en deux secondes.

Quand nous étions enfants, nous savions que chaque seconde de jeu était un précieux trésor que nous ne pouvions pas négliger. Et ronchonner signifie y renoncer.

Le temps valait de l’or et les disputes ne méritaient pas de perdre des moments de bonheur aux côtés de nos cousins, car à tout moment, ils nous appelaient pour dîner et venaient nous chercher pour vivre des aventures.

Avec nos cousins, nous avons appris à créer du lien au-delà des frontières de notre foyer, au-delà des normes et des hâtes du quotidien.

À leurs côtés, nous nous éloignons même de la réalité pour nous plonger dans un monde de rêve qui nous fait voler à des endroits pleins de fantaisie et de divertissement. 

 

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Les cousins, une amitié pour toujours

Les après-midis de jeux et les secrets partagés ont fait des ces moments de notre enfance quelque chose de mémorable.

Nous avons appris à partager, à résoudre des conflits, à retenir des larmes, à écouter, à soigner des blessures, à faire des parfums avec des fleurs, à chercher des trésors, à trouver la nature courageuse et à développer la sagesse émotionnelle que nous transmet l’existence d’une telle connexion entre enfants de frères et sœurs.

De même, la relation que maintiennent les parents et les oncles et tantes se reflète souvent dans le climat qui s’établit dans les jeux et les relations des cousins.

Ainsi, si les frères et sœurs peuvent passer du temps ensemble, ils finiront par créer une relation durable et sans conflits entre leurs propres enfants.

Comme dans une relation entre des personnes proches qui s’aiment, on dit qu’un cousin voit la première larme, attrape la deuxième et stoppe la troisième.

Au fur et à mesure que nous grandissons, une complicité particulière née entre cousins, qui se traduit dans une permanence émotionnelle unique.

Nous savons qu’ils sont là même si nous ne les voyons pas, nous sommes conscient que la distance physique ne peut pas abolir les sentiments et nous pouvons nous appuyer sur eux et les soutenir à tout moment.

Si cette relation est bien cimentée et qu’elle dure toute la vie, elle peut devenir une amitié merveilleuse dans l’arbre généalogique, une amitié qui nous aide à dessiner une complicité exquise, un dessert si savoureux qu’il sucre nos sourires (certains de nostalgie, oui, mais surtout de bonheur).

Un bonheur qui marque une vie et beaucoup d’étapes, un bonheur qui ne peut pas être remplacé et qui nous fera toujours porter dans notre cœur la beauté de cette relation entre cousins.