Les clés pour vaincre l'ergophobie

La peur de travailler peut avoir de graves conséquences au niveau professionnel, personnel et social. Voici quelques clés pour vaincre l'ergophobie et retrouver une bonne qualité de vie.
Les clés pour vaincre l'ergophobie

Dernière mise à jour : 14 février, 2022

Travailler, en raison des conséquences qui en découlent, est un besoin vital et pratiquement incontournable pour nous tous pendant au moins une bonne partie de notre vie. En premier lieu, parce que cela nous permet d’obtenir des revenus économiques pour subvenir à nos besoins, mais aussi parce que le travail nous aide à nous épanouir sur le plan personnel et professionnel. Ce peut être l’étincelle qui allume une bonne partie des relations que nous entretenons.

Cependant, dans certains cas, aller au travail devient un cauchemar en raison de l’anxiété que cela génère. Vaincre l’ergophobie est donc indispensable pour retrouver son bien-être.

Les conséquences de cette peur de travailler peuvent être dévastatrices. Non seulement à cause du grand mal-être que l’on subit au quotidien, mais aussi parce que l’estime de soi peut être sérieusement affectée et que la peur peut se généraliser à d’autres domaines de la vie. De plus, l’ergophobie peut facilement entraîner une perte d’emploi et, par conséquent, des difficultés économiques. Heureusement, il existe des traitements efficaces pour traiter cette pathologie.

Homme stressé effrayé par le travail

Qu’est-ce que l’ergophobie ?

L’ergophobie est une affection qui entre dans la catégorie des troubles anxieux, plus précisément, au sein de phobies spécifiques. Il s’agit d’une peur intense et excessive du travail qui perdure dans le temps et provoque une gêne importante. Ses principales caractéristiques sont les suivantes :

  • Peur intense et disproportionnée de travailler. Cela se manifeste non seulement pendant la journée de travail, mais une anxiété d’anticipation peut également apparaître et se poursuivre après la fin des heures de travail.
  • La peur est irrationnelle ; bien que la personne en soit consciente, elle ne peut ni la contrôler, ni la gérer.
  • Des symptômes physiologiques tels que maux de tête, problèmes d’estomac, tachycardie ou transpiration apparaissent en réponse à la peur.
  • On peut souffrir d’un manque d’attention et de concentration, ainsi que de problèmes de mémoire qui affectent le rendement au travail.
  • La personne peut éviter d’aller au travail ou d’en faire certaines parties afin d’échapper au mal-être que cela lui cause.
  • Il ne s’agit pas d’une angoisse passagère due, par exemple, à une charge de travail excessive. Au contraire, l’anxiété est persistante et dure plusieurs mois.

Comment vaincre l’ergophobie ?

Généralement, la peur du travail est liée à une série de pensées et d’émotions dysfonctionnelles qui persistent dans le temps. Ainsi, il existe plusieurs lignes directrices que nous pouvons suivre pour les travailler.

Améliorez votre estime de soi

L’insécurité et la faible estime de soi sont fréquemment liées à l’ergophobie. Le manque de confiance dans ses capacités à effectuer le travail peut entraîner une anxiété très intense.

Ainsi, essayez d’identifier et de valoriser vos compétences et qualités et ne vous sous-estimez pas ; rappelez-vous que si vous occupez cette position, c’est parce que vous avez ce qu’il faut pour y arriver.

Modifiez vos pensées

L’anxiété peut être causée par le maintien de certaines pensées rigides ou excessivement exigeantes sur soi-même. Par exemple, considérer que vos collègues sont bien meilleurs que vous, que vous avez échoué si vous faites une erreur ou que, si vous n’atteignez pas un objectif, ce sera une véritable catastrophe.

Assouplir vos croyances et remplacer ces pensées par des pensées plus bienveillantes et réalistes peut atténuer considérablement le mal-être. Par exemple, rappelez-vous que vous pouvez avoir certaines compétences que vos pairs n’ont pas, et que si un problème survient, il est toujours possible de trouver une solution.

De plus, le perfectionnisme peut ajouter une charge psychologique excessive et inutile à votre travail. Par conséquent, veillez à ce que vos attentes ne soient pas démesurées et acceptez que tout le monde puisse faire des erreurs. De même, n’oubliez pas de reconnaître chaque petit succès et progrès que vous faites, soyez-en fier et accordez-lui la valeur qu’il a.

Apprendre à se détendre

Étant donné que la principale composante de ce trouble est l’anxiété, pour surmonter l’ergophobie, il peut être très bénéfique d’apprendre et de pratiquer régulièrement une technique de relaxation. Vous pouvez vous en servir pour faire face aux moments de grand stress et pour réduire les niveaux généraux d’anxiété pendant la journée.

Homme se relaxant au travail pour surmonter l'ergophobie

Traitement psychologique pour vaincre l’ergophobie

Si ces conseils ne suffisent pas, il est préférable de demander l’aide d’un professionnel. Les interventions psychologiques les plus efficaces pour traiter l’ergophobie semblent être les techniques cognitivo-comportementales. L’exposition, précisément, est celle qui offre les meilleurs résultats.

Abandonner l’évitement et faire face à des situations génératrices d’inconfort produit une accoutumance à l’anxiété et, par conséquent, une réduction de cette dernière. Mais, en plus, cela augmente l’auto-efficacité perçue et, avec elle, l’estime de soi et la capacité à faire face à de nouveaux défis.

La désensibilisation systématique et la pleine conscience présentent également des avantages à cet égard. Dans tous les cas, la psychothérapie peut aider à surmonter efficacement l’ergophobie et ainsi produire un gain notable de qualité de vie.

Cela pourrait vous intéresser ...
L’hypengiophobie : la peur des responsabilités
Nos Pensées
Lisez-le dans Nos Pensées
L’hypengiophobie : la peur des responsabilités

L'hypengiophobie est la peur irrationnelle d'avoir à assumer des responsabilités, voire de s'imaginer dans cette situation.



  • Perrotta, G. (2019). Anxiety disorders: definitions, contexts, neural correlates and strategic therapy. J Neur Neurosci6, 046.
  • Bonet, J. I. C. (2001). Tratamientos psicológicos eficaces para las fobias específicas. Psicothema, 447-452.