Les 6 dons émotionnels du cerveau féminin

· 28 septembre 2016

Que ce soit par influence culturelle ou par influence biologique, les hommes et les femmes ont tendance à se différencier dans la manière dont ils gèrent leurs émotions.

Cela est en partie dû aux différences de construction qui existent dans le cerveau féminin et le cerveau masculin.

Nous devons bien insister sur le verbe « avoir tendance à » car cela signifie que ce n’est pas toujours ainsi et que l’idée est de souligner certaines différences les plus caractéristiques que l’on ait trouvé.

Ainsi, il est fréquent que les femmes ressentent une certaine frustration dès lors qu’il s’agit de mettre en valeur des interactions émotionnelles qu’elles ont avec les hommes qui les entourent.

D’autre part, il est courant que les hommes pensent que les femmes ont des dons de voyance. Il est vrai que le cerveau féminin est un expert dans les fonctions suivantes :

  • Lire les visages
  • Interpréter les tons de voix
  • Analyser les nuances émotionnelles

Le fait qu’il soit expert ne signifie pas qu’il soit infaillible, et parfois le cerveau des femmes se trompe aussi, avant tout parce que les « pistes émotionnelles » ne sont pas objectives.

C’est quelque chose dont il faut toujours tenir compte.

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Cependant, nous pourrions considérer que les hommes et les femmes, comme toute personne en particulier, vivent dans des réalités différentes.

Nous allons analyser les dons émotionnels que partagent la plupart des cerveaux féminins :

1- Le don des sentiments viscéraux

Les sentiments viscéraux ne sont pas des états émotionnels capricieux mais des sensations physiques fortes qui se chargent de transmettre des messages puissants au cerveau.

À travers de ces sentiments viscéraux, les femmes ressentent fortement la peine d’un adolescent, les doutes de son conjoint sur sa carrière ou le bonheur d’un ami qui a atteint ses objectifs.

Selon Louann Brizendine, cela a un lien avec la quantité de cellules disponibles dans le cerveau féminin pour capter les sensations corporelles.

C’est-à-dire que l’augmentation des œstrogènes à partir de la puberté renforce la capacité du cerveau à avoir et à ressentir des émotions.

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De fait, selon certaines études1, les zones cérébrales affectées aux sentiments viscéraux sont plus grandes et plus sensibles dans le cerveau des femmes.

C’est pour cela que quand les femmes commencent à ressentir quelque chose dans leurs entrailles, certaines zones cérébrales comme l’insula et le cortex cingulaire antérieur s’activent.

Ces structures et zones cérébrales se chargent de prévenir, de juger, de contrôler et d’intégrer les émotions négatives.

C’est pour cela que si on accélère le cœur ou que l’on fait un nœud dans l’estomac, les femmes interprètent cela comme une émotion très intense.

2- Le don de la lecture émotionnelle

Le cerveau féminin a souvent la capacité de vérifier rapidement les pensées, les croyances et les intentions des autres en se basant sur de petits indices2.

De fait, selon les études, les femmes ont l’art d’éviter de faire du mal aux autres, par exemple.

On pense que cette aptitude est le résultat de l’action des neurones miroirs, qui permettent d’observer, d’imiter et de refléter les gestes, les postures, les rythmes respiratoires, les regards et les expressions faciales des autres personnes.

Le cerveau féminin est particulièrement habile dans cette forme de « miroir émotionnel » et on pourrait dire que leurs neurones sur-réagissent, en stimulant ainsi fortement la connexion sentimentale avec les autres.

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3- Le don de la capacité à « encaisser le coup »

Ce point, porté à l’extrême, peut constituer plus un danger qu’un don. Cependant, nous allons parler de son pan positif, qui consiste à supporter les émotions et à cohabiter avec elles de façon adaptée.

Les femmes sont très douées pour gérer leur tristesse ou leur abattement, car vu leurs prédispositions biologiques, elles doivent cohabiter régulièrement avec des communications émotionnelles intenses.

C’est-à-dire que, comme cela a été démontré dans différentes études 3, les femmes captent les émotions via une communication non verbale dans 90% des cas, et doivent vivre avec plus souvent que les hommes, qui comprennent les émotions à travers les gestes dans seulement 40% des situations.

D’où l’importance donnée aux petits détails, à l’attention et à la capacité d’écoute quand quelque chose va mal, puisque les changements émotionnels ont tendance à être perçus avec une grande subtilité.

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4- Le don de la mémoire émotionnelle

Le cerveau féminin se souvient des relations comme d’un film en entier, et non pas comme des scènes. De fait, les émotions sont enregistrées comme des souvenirs.

L’amygdale examine chaque événement selon son intensité émotionnelle.

Ainsi, la codification et le stockage de cette information sont facilités, information qui est utilisée avec des nuances émotives dans l’hippocampe pour donner forme aux souvenirs, comme s’il s’agissait d’une photo sensorielle détaillée.

5- Le cerveau féminin cohabite mal avec la colère

Même si les femmes et les hommes déclarent ressentir une charge similaire de colère, la manière de l’exprimer et de la faire sortir est très différente.

On a notamment trouvé une différence structurelle dans l’amygdale (le centre de la peur, la colère et l’agressivité), qui est plus grande chez les hommes.

Cependant, les zones de contrôle de ces situations (cortex préfrontal) sont relativement plus étendues chez les femmes.

De même, la quantité de récepteurs hormonaux de testostérone est différente chez les unes et chez les autres.

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C’est-à-dire que le fait qu’une femme supporte ou non la colère n’a pas qu’un rapport avec les normes sociales et l’éducation, car cela peut être dû à la tendance du cerveau féminin à méditer les situations et à prévenir les conséquences d’un affrontement.

Nous pourrions alors dire que les femmes ont tendance à ajouter une étape de plus au processus de l’émotion qui constitue en la rumination, au fait de tourner les idées dans tous les sens, aux causes et aux conséquences et ce, avant de déclencher des échanges passionnés.

6- Le don de la sensibilité intense

Il n’est pas surprenant qu’un grand pourcentage de personnes hautement sensibles soit formé de femmes car nous pouvons dire que les plupart des cerveaux féminins sont biologiquement animés par le leadership émotionnel.

Cependant, il faut dire que dans cette zone se trouvent aussi la peur, le stress, les gènes, les œstrogènes, la progestérone et la biologie cérébrale de manière que le risque de souffrir de troubles émotionnels comme la dépression ou l’anxiété est très élevé. 

Il y a des scientifiques qui affirment que la sensibilité à l’œstrogène de la mutation comme le CREB-1, augmente la vulnérabilité du cerveau féminin à décompenser son équilibre biochimique au détriment d’un état émotionnel sain.

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Il est indiscutable que le cerveau féminin a la capacité de travailler et de transformer les émotions.

Ainsi, après avoir découvert ces 6 dons ou caractéristiques dans cet article, nous pouvons mieux comprendre chaque personne tout en gardant à l’esprit que chacun a sa réalité aussi bien physique que psychologique et sociale, ce qui forme des personnes uniques et authentiques. 

Butler, (2005). Fear-related activity in sugenual anterior cingulate differs between men and women. Neuroreport 16 (11): 1233-36

Levenson (2003). Blood, sweat and fears: The automathic architecture of emotion. Ann NY Acad Sci 1000: 348-66

Pujol (2002). Anatomical variability of the anterior cingulate gyrus and basic dimensions of human personality. Neuroimage, 15 (4): 847-55.

Mannning, J. T. et al (2004) Sex and ethnic diferences in 2nd to 4th digit radio of children. Early Hum Dev, 80(2) 39-46.

Note au lecteur

Si le lecteur veut approfondir ce sujet, nous lui recommandons la lecture du livre « Les secrets du cerveau féminin » de Louann Brizendine.