La gestion de la colère

23 mai 2015 dans Psychologie 5 Partagés

La colère est, dans le spectre des émotions, la plus explosive, comparable avec le feu, et elle peut causer des effets similaires de dommages et de destructions, si les flammes ne sont pas contrôlées à temps. Heureusement, il y a beaucoup de chose que nous pouvons faire pour éteindre le feu avant qu’il ne soit trop tard.

La chronique d’un incendie

Comme toute autre émotion, la colère joue un rôle dans la survie, et donc elle n’est ni bonne ni mauvaise; la clé est de savoir comment nous la gérons.

Dans ce cas, la colère naît d’une situation que nous percevons comme une menace, comme par exemple un conducteur qui nous coupe la route par imprudence, provoquant un accident.

Cet événement, qui met en danger notre intégrité, fait que notre organisme se prépare instinctivement à deux scénarios possibles: lutter ou fuir, selon l’ampleur de la menace. À ce stade, nous parlons de réactions automatiques.

Poursuivant l’analogie du feu, ce serait comme l’étincelle initiale qui pourrait générer le feu, selon si il y a des substances inflammables pouvant le nourrir.

Dans notre cas, le carburant serait nos pensées, et c’est à ce moment critique que nous avons le pouvoir de nourrir ou d’éteindre le feu.

Des pompiers émotionnels

Une fois que les instincts jouent leur rôle initial de conservation de l’espèce, entre en scène ce qui nous distingue en tant qu’êtres humains: nos pensées et nos valeurs. Reprenons l’exemple de l’accident de voiture pour illustrer le processus et voyons ce que nous pouvons faire:

  • Reconnaître les signes: La première étape est d’apprendre à détecter les changements physiques qui accompagnent la colère tout comme les événements qui ont tendance à nous irriter, afin que nous puissions y mettre un terme à temps.
    Ainsi, le conducteur de l’exemple peut observer l’accélération de son pouls et de sa respiration, une tension musculaire, des rougeurs au visage et une sensation de chaleur.
    Une fois qu’il a identifié ces changements, le conducteur irrité pourrait prendre une profonde respiration pour se calmer, parce que la respiration est la seule fonction physiologique que nous pouvons contrôler à volonté, et en rythmant la respiration, il se genère une rétroaction biologique qui a un effet calmant sur nos émotions.
  • Prendre conscience de nos pensées: Ceci est crucial parce que si notre conducteur consentirait des pensées désobligeantes contre l’autre conducteur, telles que, « Quel sauvage! » « C’est un idiot », « Il va me le payer », etc., il serait entrain de jetter de l’huile sur le feu et provoquerait un plus grand problème.
    Cependant, si votre ami décide, une fois passé le choc initial, d’essayer de comprendre que l’autre conducteur pouvait être distrait parce qu’il a des problèmes personnels, ou que tout simplement c’était une négligence momentanée, en choisissant judicieusement des pensées positives et des valeurs telles que la compassion, l’intensité du feu diminuerait et l’événement ne s’aggraverait pas.
  • Le résultat: Selon la façon dont notre conducteur a décidé d’utiliser son libre arbitre, les résultats sont opposés. Si il prend le chemin incendiaire, il pourrait se livrer à une bagarre avec l’autre conducteur, et en plus la colère persistante a des effets dévastateurs sur notre système cardio-vasculaire et il pourrait même avoir une crise cardiaque.
    Par ailleurs, si il enfile le « costume de pompier », il pourrait gagner un nouvel ami qui pourrait l’aider à l’avenir; mais le plus important, ce serait le sentiment d’avoir surmonté sa propre tendance destructrice et d’avoir misé sur la paix … Cela n’a pas de prix!

Image reproduite avec l’aimable autorisation de Ben Raynal

A découvrir aussi