Les 5 meilleures phrases de Miguel Delibes

23 juillet, 2020
Miguel Delibes, un romancier espagnol, nous a laissé plusieurs phrases qui nous invitent à la réflexion. Dans cet article, nous allons en découvrir quelques-unes.
 

Miguel Delibes était un romancier espagnol qui, à l’heure actuelle, est présent dans tous les livres qui font une revue, plus ou moins détaillée, de l’histoire de la littérature. Non seulement il possède une vaste collection de titres, mais nombre de ses œuvres lui ont valu de prestigieux prix, tels que le prix national de Narration (1955), le prix national des lettres espagnoles (1991) et le prix Cervantes (1993). Pour tout cela, nous rassemblons aujourd’hui quelques-unes des meilleures phrases de Miguel Delibes qui nous permettront de savoir comment il pensait.

Avant d’approfondir chacune de ses phrases, il est nécessaire de souligner que cet auteur renommé était membre de l’Académie royale espagnole. Un poste qu’il a occupé jusqu’en 2010, année de sa mort. Ci-dessous, nous découvrirons quelques phrases de Miguel Delibes qui vont nous permettre de mieux le connaître.

1. Le côté négatif de la célébrité

« La célébrité n’a pas d’endroit où s’accrocher qui soit réellement positif. »

 

Miguel Delibes n’était pas un romancier qui aimait trop la célébrité. En fait, comme on peut le voir dans cette phrase, il considérait que la célébrité n’avait pas de place positive à laquelle s’accrocher. En l’atteignant, la tentation de tomber dans les griffes de l’ego ou d’abuser du pouvoir associé serait plus grande.

Cette position est quelque peu paradoxale, puisque Miguel Delibes a remporté avec son œuvre El hereje le Prix national de la littérature narrative (1999) qui l’a rendu célèbre. Ce travail a reçu de nombreuses critiques positives et a captivé des milliers de lecteurs. Néanmoins, Delibes continue à penser la même chose de la célébrité.

Un livre de Miguel Delibes

2. Miguel Delibes : la langue du peuple fait la loi

« Le peuple est le véritable propriétaire de l’académie. »

 

Le fait d’occuper un siège à l’Académie royale espagnole a fait se demander à Miguel Delibes qui est le véritable propriétaire de la langue. Le peuple ou l’académie ? Dans cette deuxième phrase de Miguel Delibes, on voit clairement quelle option il préfère… et dans laquelle il croit.

Tout comme les règles d’orthographe changent, comme le souligne l’article Novedades ortográficas de la Real Academia Española publié dans le magazine Medicentro Electrónica, le lexique varie également. Par exemple, des mots comme « selfie » ou « meme » sont déjà reconnus par la Real Academia Española.

3. Dépersonnalisation et guerre

« Je me souviens de ce jour comme d’un jour où j’ai vécu dans une autre peau, en me dédoublant. »

Comme sa génération, Miguel Delibes a vécu la guerre civile. Une expérience qu’il a exprimée de manière assez curieuse, comme s’il avait le sentiment que son corps ne lui appartenait pas. Ce sentiment suggère une sorte d’état de dépersonnalisation.

 

La dépersonnalisation est une altération de la perception qui survient dans un moment d’anxiété. La personne se sent séparée (dédoublée) de son propre corps. Il s’agit d’un cas unique. Cependant, nous comprenons que sur le champ de bataille, l’anxiété peut provoquer l’apparition de ce genre de symptômes.

4. Miguel Delibes : la tristesse encourage la créativité

« La perte est l’un des mobiles de l’écrivain. »

Cette quatrième phrase de Miguel Delibes montre clairement que, pour beaucoup de gens, une perte qui implique une profonde tristesse peut être en même temps une source de créativité. C’est peut-être pour cela que dans de nombreux cas, lorsque nous nous sentons tristes, il y a aussi un désir d’écrire, de s’exprimer.

La libération émotionnelle que nous ressentons lorsque nous couchons sur le papier tout ce qui nous fait mal et nous fait souffrir peut être très apaisante. C’est pourquoi, même si une perte n’est pas un moment agréable, elle peut être utile pour un écrivain.

 
Une femme au bord d'une fenêtre pensant aux phrases de Miguel Delibes

5. Nous pouvons tous changer

« Les hommes se font. Les montagnes sont déjà faites ».

La dernière phrase de Miguel Delibes nous permet de réfléchir aux occasions où nous sous-estimons notre capacité à changer. Ainsi, quelle que soit notre année de naissance, si nous voulons changer notre façon de nous montrer, de nous comporter, nous aurons toujours une marge pour marcher dans cette direction.

Toutefois, pour y parvenir, il faut beaucoup d’autocritique et de sensibilisation. En effet, il vaut mieux dire « c’est vrai, je me suis trompé plus d’une fois et je vais changer ça » que de se cacher derrière l’âge. Une prise de position nous fait grandir. L’autre ne le fait pas.

Vous avez peut-être lu un livre de Miguel Delibes, comme Les Saints Innocents, Le Chemin ou L’Hérétique. En tout cas, les phrases que nous vous avons présentées ne sont qu’un petit échantillon de son récit. C’est pourquoi nous vous recommandons d’aller au-delà de cette mise en bouche et de vous y immerger. C’est un auteur qui, pour la vie, l’héritage et l’amour de la langue que nous partageons, vaut la peine d’être connu.

 

 

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