Les 4 clés du bien-être selon Richard J. Davidson

06 juillet, 2020
Pour Richard J. Davidson, les clés du bien-être coïncident largement avec les objectifs de la méditation. Ce neuroscientifique, qui influence grandement le bouddhisme zen dans ses recherches, assure que l'apprentissage du bonheur est possible.
 

Avant de parler des clés du bien-être, rappelons-nous qui est Richard J. Davidson. Il est docteur en personnalité, psychophysiologie et psychopathologie de l’Université Harvard. Il étudie les émotions depuis de nombreuses années, principalement d’un point de vue neuronal. Ce qui le caractérise, c’est qu’il étudie les cas d’une vie et non de quelques entretiens ou d’une expérience.

Sur la base de ses recherches et études, Richard J. Davidson a proposé l’idée que, grâce à la neuroplasticité cérébrale, il est possible d’apprendre le bonheur et la compassion, de la même manière que vous apprenez une langue ou d’autres connaissances. Il propose donc les 4 clés du bien-être.

Richard J. Davidson est également l’un des grands amis du Dalaï Lama ainsi qu’un excellent étudiant en méditation. Il nous invite à pratiquer la méditation quotidiennement et à l’aborder comme une discipline qui favorise précisément la neuroplasticité. Ce qui suit est un bref résumé de ce que Davidson comprend comme étant les clés du bien-être humain.

 
Une femme heureuse ayant appliqué les 4 clés du bien-être selon Davidson

1. La résilience, l’une des clés du bien-être selon Davidson

D’une manière générale, la résilience consiste en la capacité à se remettre de l’adversité et à être renforcé par cette expérience. Pour Davidson, une telle capacité est étroitement liée au concept bouddhiste de « non-attachement ». Cela, dans de nombreuses occasions, supposerait que la vraie difficulté réside dans la résistance au changement.

La résilience est l’une des clés du bien-être. Tout le monde est exposé à l’adversité. Par conséquent, si une personne est capable d’accepter ces mauvais moments et de les suivre, les interprétant comme un espace de croissance, elle pourra plus facilement sortir de l’inconfort.

2. Les perspectives positives

Les perspectives positives n’ont rien à voir avec l’auto-tromperie. Dans ce cas, il n’est pas question de vœux pieux, ce qui implique de nier l’existence du négatif, mais du choix conscient d’accorder une plus grande importance au positif de chaque situation, aussi défavorable soit-elle.

 

Selon Richard J. Davidson, les personnes qui pratiquent la méditation subissent un changement dans leurs circuits cérébraux qui transforme leur façon de voir la réalité. Davidson a mené une étude dans le cadre de laquelle il a identifié des différences entre le cerveau de ceux qui méditaient et ceux de ceux qui ne le faisaient pas. Après étude des résultats, il en a conclu que son hypothèse était vraie.

En effet, il affirme qu’une demi-heure par jour, pendant deux semaines, est suffisante pour profiter des avantages d’un changement de perspective.

En général, un effort abstrait pour développer une vision positive a généralement des effets très courts dans le temps et n’aurait donc pas beaucoup d’influence sur notre humeur. Cependant, chez ceux qui méditent, les effets sont plus durables, ayant un poids durable sur notre état émotionnel.

3. La pleine conscience

Une autre étude menée par Richard J. Davidson a montré que la personne moyenne ne prête pas d’attention à 47% des choses qu’elle fait chaque jour.

 

Un des déclencheurs de cette désorientation est le travail multitâche ou à attention partagée. Il s’agit d’effectuer plusieurs tâches en même temps sans vous consacrer spécialement à aucune d’entre elles. Dans ces cas, l’esprit devient errant, comme s’il allait d’une idée à une autre sans schéma défini.

Davidson a constaté que ceux qui travaillent leur esprit de cette façon sont plus susceptibles de se sentir insatisfaits et malheureux. C’est pourquoi il souligne que l’une des clés du bien-être est la pleine conscience. Cela pourrait être défini comme l’emplacement mental et physique exclusivement dans le présent.

La capacité de conduire l’esprit au présent est une compétence qui s’acquiert également par la méditation. En général, penser en mettant l’accent sur l’avenir mène facilement à l’anxiété, tandis que penser au passé mène à la dépression. Vivre dans le présent est ainsi moins pénible émotionnellement.

Une femme se concentrant sur les clés du bien-être énumérées par Davidson
 

4. Selon Davidson, la générosité fait partie des clés du bien-être

Selon Richard J. Davidson, la dernière des quatre clés du bien-être est la compassion, ou la générosité. Selon ce chercheur, le don active de nombreuses zones du cerveau liées au bonheur et à la joie. Réfléchissez-y ; les gens généreux sont presque toujours plus en paix avec eux-mêmes et ont tendance à être plus calmes et plus insouciants.

Pour Davidson, la générosité ainsi que l’égoïsme ont un effet boomerang. Cela ne signifie pas nécessairement que celui qui donne quelque chose reçoit une compensation équivalente, mais que le simple fait de donner revient au bien-être physique et mental. En d’autres termes, celui qui profite le plus du don, c’est précisément celui qui donne.

Ces clés du bien-être mises au jour par Richard J. Davidson coïncident avec de nombreuses théories de la psychologie et aussi avec le bouddhisme. Si des conclusions similaires ont été tirées sous tant d’aspects, c’est sûrement parce qu’il ne s’agit pas simplement d’une opinion. En réalité, il s’agit là des axes permettant de construire ce que l’on appelle le bonheur.

 

 

Kabat-Zinn, J., & Davidson, R. J. (Eds.). (2013). El poder curativo de la meditación: diálogos científicos con el Dalái Lama. Editorial Kaiŕos.