Le secret du bonheur naît de la passion pour ce que l’on fait

· 2 décembre 2016

La qualité de vie ne dépend pas uniquement du bonheur, mais aussi de ce que l’on fait pour l’atteindre.

Si on ne développe pas les objectifs qui donnent du sens à notre existence, si nous n’utilisons pas notre esprit à fond, les bons sentiments ne remplissent qu’une minuscule fraction du potentiel que nous possédons.

Après des décennies de recherches consacrées aux états où les personnes atteignent leur potentiel maximal, les études de Mihaly Csikszentmihalyi indiquent que les personnes sont plus heureuses lorsqu’elles atteignent un état de forte concentration, nommé flow”.

Cet état est atteint lorsque nous vivons des émotions positives comme le bonheur, la force ou l’attitude positive, les fameux états de « néguentropie psychique ».

Puisqu’elle n’a pas besoin d’attention pour ruminer ou ressentir de la peine pour soi-même, l’énergie psychique peut « couler librement » vers n’importe quelle pensée ou tâche que nous désirons faire.

À l’inverse, les émotions négatives, comme la tristesse, la peur, l’anxiété ou l’ennui produisent de « l’entropie psychique ».

L’état de « flow » joue le rôle principal dans la capacité des personnes à être heureuses

Pour mieux comprendre ce qu’est un état de « flow », il est intéressant d’analyser l’état contraire, l’état dans lequel il n’y a aucun ordre dans la conscience, dans lequel les pensées apparaissent et disparaissent capricieusement sans que l’on puisse les contrôler.

C’est un état très désagréable qui est souvent lié à d’autres problèmes comme l’insécurité, la dépression ou l’anxiété et qui, s’il est récurrent, peut rendre particulièrement malheureux.

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Le contraire est l’état de fluide, lorsque l’esprit « coule », qu’on se sent complètement attentif et dans le contrôle de soi, insouciant et avec l’agréable sensation de faire ce qu’il faut.

Tout prend sens et les problèmes que nous trouvons nous semblent être de passionnants défis auxquels nous nous confrontons avec plaisir, et non pas des menaces à notre bien-être ou à notre sécurité personnelle.

Diverses études paraissent indiquer que certains facteurs comme l’argent ont, en réalité, un rôle relatif dans notre bonheur.

L’argent, par exemple, est important lorsque nous en avons peu -tout comme la nourriture est importante lorsqu’on meurt de faim- mais plus nous avons d’argent, moins il influe sur le bonheur.

Pour les personnes des pays développés, au fort pouvoir d’achat, il existe des facteurs bien plus importants que l’argent, pour déterminer le bonheur.

À l’inverse, profiter du « flow » fait qu’une personne se sent plus sûre d’elle même, moins anxieuse et plus heureuse.

Le bonheur pourrait se trouver dans le lundi

Les lundis sont souvent les pires jours de la semaine, et c’est presque un gros mot pour beaucoup de gens, car cela signifie le retour au travail.

Mais Csikszentmihalyi, professeur d’université à Stanford, a détecté un paradoxe : le travail est plus propice que les loisirs pour atteindre ce qu’il appelle le « flow », ce qu’on peut aussi appeler bonheur. 

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La clé se trouve dans le fait que pour beaucoup de gens, le loisir est un temps mort et le travail, tout le contraire.

Avoir des objectifs clairs, pouvoir les gérer et recevoir des « feedbacks » est pourtant la clé pour être heureux.

L’état de « flow », c’est surtout cela : la capacité à concentrer son énergie psychique et son attention sur des plans et des objectifs de son choix.