Le passé, c’est le passé

31 mars 2015 dans Psychologie 3 Partagés

Certains déclament cette phrase avec engouement dans des chansons passionnées, d’autres au beau milieu d’un film où l’héroïne et son prince charmant s’entêtent à se convaincre que le passé, c’est le passé, et rien de plus.

Mais, il semblerait que ce soit plus facile à dire qu’à faire. Combien de fois avons-nous eu besoin de nous tourner vers le passé pour pouvoir aller de l’avant ? L’Homme est obstiné par nature.

Lorsque quelqu’un nous abandonne, on fait tout pour comprendre ce qui a causé la perte de la relation, et quand la nostalgie nous envahit, on veut reconstruire le passé petit à petit pour de nouveau, nous laisser porter par mille considérations inutiles.

Dans le cas contraire, lorsque l’on abandonne quelqu’un, on pense toujours à ce qu’on a fait de bien. « Et si j’avais fait ci, ou ça… »
Un éternel retour vers le passé, qui concerne tout le monde même si personne ne veut le reconnaître. On en revient toujours au passé lorsque l’on a fait une erreur et qu’on le regrette, qu’on nous a fait du mal et que l’on se sent blessé, quand on veut se faire pardonner de nos erreurs alors qu’il est trop tard pour les rattraper, ou bien quand il s’agit de se plaindre de notre malchance, comme si il n’y avait pas mille choses meilleures qui pouvaient nous arriver.

On ne peut pas vivre dans le passé. On ne peut que corriger nos erreurs, passer outre nos désillusions et aller de l’avant. Il n’existe pas de machine à remonter le temps qui un jour nous ramènerait à une période révolue lors de laquelle on était heureux avec quelqu’un que l’on a perdu, qui nous permettrait de retrouver des morceaux de notre coeur brisé, ou encore de revenir sur nos mauvaises décisions d’hier…

Il faut savoir tourner la page, et aller de l’avant. Le mieux que l’on puisse faire, c’est peser le pour et le contre lorsque l’on doit faire un choix, prendre des risques à condition de penser aux conséquences, et faire ce que l’on veut.

Après tout, c’est ça qui nous motive : regretter de ne pas avoir essayé, c’est pire que d’avoir fait des erreurs, car au moins les choses sont concrètes ; on se trompe, on répare nos erreurs et on va de l’avant. En revanche, si on ne fait rien, on se demande toujours « qu’est-ce qu’il serait arrivé si…? »

Il faut faire ce qu’il faut et laisser le passé derrière soi, vivre les différentes phases du déni, de la haine et de l’acceptation, qui sont salutaires et normales. Si on accepte les choses, alors on est disposé à aller de l’avant, car on a compris ce qu’il s’est passé, pourquoi ça s’est passé, et on a réussi à aller de l’avant…

Le passé, c’est le passé lorsqu’on l’a vraiment laissé derrière nous, lorsqu’on ne passe pas son temps à dire qu’on n’y pense plus si en réalité on le revit chaque jour…
Pourquoi gaspiller notre énergie à vivre coincé dans une période révolue, avec des gens et des choses que l’on ne fera pas revenir…
Pourquoi vivre de cette façon quand on sait que le présent et le futur peuvent nous offrir d’autres choses et nous faire rencontrer d’autres personnes…

Il y a des périodes de notre vie dont on se souvient à peine et durant lesquelles on n’a pourtant pas commis d’erreurs, et d’autres qui restent toujours dans un coin de notre tête, mais qui ne sont plus « toxiques » ou négatives, même si elles peuvent nous blesser ou nous angoisser.

Tous ces souvenirs nous forgent de l’expérience. Le reste, c’est du passé, et c’est oublié.

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