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L'autocompassion : l'art d'être bon envers soi-même

3 minutes
Être compréhensif avec nous-même, guider notre croissance de la bonne manière en voulant le meilleur pour nous est une attitude qui peut s'avérer bien plus bénéfique que l'autocritique abusive.
L'autocompassion : l'art d'être bon envers soi-même
Dernière mise à jour : 27 décembre, 2022

Nous sommes généralement très critiques et durs quand nous devons nous évaluer. Surtout quand nous croyons avoir un défaut ou un manque. Nous nous maltraitons souvent d’une manière impitoyable quand nous commettons une erreur, en croyant que c’est la voie de l’amélioration.

Ce qui est sûr, c’est que nous n’y arrivons pas en fin de compte. Il existe une alternative à cette autocritique abusive pour grandir : l’autocompassion.

Il s’agit de se diriger à soi-même avec amabilité, en reconnaissant les aspects communs au reste des personnes mais également en acceptant ses propres limites.

Selon la psychologue américaine Cristin Neff, l’une des chercheurs les plus reconnues dans ce domaine, l’autocompassion englobe trois aspects fondamentaux :

  • la bonté envers soi-même,
  • la reconnaissance de l’humanité,
  • et la pleine conscience.

Voyons en quoi consiste chacun d’eux.

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L’autocompassion : la bonté envers soi-même

En ressentant de l’amour envers nous-mêmes, cela ne change pas seulement notre esprit mais également notre corps.

Quand nous calmons notre douleur, nous faisons appel au système d’attachement des mammifères. L’une des fonctions les plus importants de ce système est la sécrétion d’ocytocine. Cette dernière est une hormone qui augmente notre sentiment de confiance ainsi que les sensations de :

Elle favorise également la capacité à ressentir de l’amour et de la compassion pour soi.

La bonté envers nous-mêmes nous permet de nous traiter comme des êtres humains précieux qui méritent de l’amour.

Marshall Rosenberg, auteur de Communication non violente, met l’accent sur l’importance d’utiliser un langage empathique, non critique lorsque nous parlons avec nous-même. D’une certaine manière, cela est associé au fait de bien nous traiter. En effet, Rosenberg indique de ne pas avoir recours à la critique et à adopter une attitude compréhensive.

Reconnaître l’humanité en commun

Le sentiment de compassion provient du constat que l’expérience humaine est imparfaite. La compassion envers soi admet le fait que l’être humain fait des erreurs.

Lorsque nous sommes en contact avec notre humanité commune, nous nous souvenons que la souffrance est partagée. Nous souffrons tous ou nous ressentons tous de la douleur à un moment donné dans notre vie.

Faire preuve d’autocompassion ne signifie pas avoir de la peine pour soi-même. L’autocompassion nous fait mieux comprendre la situation, d’une manière aimable. Elle nous incite à trouver de meilleures solutions pour notre amélioration personnelle.

Tara Brach explique que : “Sentir qu’on n’a pas de mérite va de pair avec le sentiment de marge par rapport aux autres et à la vie. Si nous sommes imparfaits, comment pouvons-nous nous sentir intégrés ? Cela ressemble à un cercle vicieux, plus nous nous sentons inutiles, plus nous nous sentons en marge et vulnérables.”

Les sentiments de connexion avec les autres, tels que ceux de bonté, activent le système d’attachement du cerveau. Les personnes qui se sentent connectées aux autres ne redoutent souvent pas autant les circonstances adverses. Elles répondent avec plus de flexibilité aux défis de la vie.

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Cultiver la pleine conscience

Le troisième élément clé pour pratiquer l’autocompassion est la pleine conscience ou mindfulness. Vivre dans le présent, dans un état d’acceptation et sans jugements, nous permet d’avoir une vision plus claire de notre souffrance.

Pratiquer la pleine conscience nous aide à savoir comment nous nous sentons et à identifier les émotions et les pensées telles qu’elles sont, sans qu’elles soient déterminantes pour nous.

Il s’agit d’observer ce qu’il se passe dans notre champ de conscience dans le ici et le maintenant. Cela nous permettra d’identifier que les pensées sur le passé et le futur ne sont que des pensées.

En outre, la pleine conscience nous apporte également des outils pour répondre à différentes situations de notre vie d’un état tranquille et détendu. Grâce à cela, nous ne réagirons pas de manière exagérée, évitant ainsi des conséquences que nous risquerions de regretter plus tard.

Tel que nous l’avons évoqué, faire preuve d’autocompassion est un exercice constant d’amabilité et de bonté envers soi-même. Cela ne doit pas se limiter à un moment donné mais doit au contraire être une attitude à cultiver tout au long de notre vie.


Toutes les sources citées ont été examinées en profondeur par notre équipe pour garantir leur qualité, leur fiabilité, leur actualité et leur validité. La bibliographie de cet article a été considérée comme fiable et précise sur le plan académique ou scientifique


  • Neff, K. (2012). Sé amable contigo mismo. Paidós: Barcelona.

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.