L’amour ne fera jamais des enfants mal élevés

· 16 septembre 2016

Il y a des personnes qui continuent à penser que faire beaucoup de câlins aux enfants, leur démontrer de l’affection et de la tendresse au continu donnera des enfants mal élevés et qu’elles feront de ces petits êtres des tyrans incontrôlables.

Peut-être que c’est pour cela que nous continuons à entendre des phrases telles que “il est préférable de se décoller le plus tôt possible d’eux », ou que les écouter le soir lorsqu’ils pleurent est une erreur, et qu’il vaut mieux les laisser se calmer tout seuls.

Nous devons faire attention face à ces croyances populaires qui parfois ne relèvent pas d’une sagesse extrême.

L’amour que l’on offre avec sagesse, plénitude, liberté et intelligence, ne donnera jamais un enfant mal élevé.

Car éduquer dans les émotions, c’est éduquer dans la joie, et non pas dans la peur, ou la pression.

Le plus grand facteur de la « mauvaise éducation » d’un enfant vient en fait d’un manque d’attention, de la négligence ou même du confort.

Par exemple, le fait de recourir à un téléphone portable pour un enfant de 2 ans pour qu’il se calme.

Offrir de l’attention, de la tendresse et de l’amour à nos enfants ne fera jamais d’eux des enfants mal élevés.

L’éducation à travers l’Intelligence Émotionnelle

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Nous savons tous qu’il y a aussi des enfants exigeants qui demandent énormément d’attention.

Ils veulent de la reconnaissances, des mots et s’amusent à jouer avec nos limites en permanence.

Que vous le croyez ou non, la tendresse s’avère être l’outil clé dans ces situations. Il faut en effet développer une tendresse intelligente qui s’appuie sur différentes stratégies.

La tendresse sage qui sait reconnaître l’enfant dans ses réussites, qui met des limites et qui fait usage de l’orientation positive dans ses erreurs, permet d’éduquer une personne plus sûre d’elle-même, avec moins de frustration et plus d’auto-estime.

Nous savons qu’éduquer un enfant n’est pas facile, que chaque enfant a ses propres besoins et que les mêmes conseils n’ont pas les mêmes effets pour deux frères.

Une bonne éducation ne dépend pas du nombre d’attentions que nous donnons aux enfants mais d’une « attention de qualité et intelligente ». C’est pour cela qu’il faut tenir compte de ces règles :

Oui à l’attachement sûr et cohérent

Lors des premières années, les enfants ont besoin d’un attachement à leurs parents pour développer un lien sûr avec ce premier cercle social qu’est la famille.

Un attachement sûr implique de toujours réagir de la même façon. Lorsqu’un bébé pleure, il aura besoin d’être écouté, et quand un enfant pose une question, il attend qu’on lui réponde.

Si nous n’écoutons pas, si nous ne répondons pas à ses questions, l’enfant essaiera d’attirer notre attention de mille manières possibles.

Nos enfants ont besoin d’habitudes cohérentes et un attachement ferme et constructif où ils se sentent en sécurité pour découvrir le monde de notre main.

Jour après jour, ils avanceront avec une plus grande indépendance. 

Évitez de tomber dans la stratégie la plus facile

Aimer quelqu’un, c’est se préoccuper pour lui et ici, il s’agit de nos enfants.

S’en occuper et investir du temps dans nos enfants ne fera jamais d’eux des personnes mal élevées.

  • Il y a des pères et des mères qui, pour économiser du temps et éviter les pleurs ou les crises, préfèrent opter pour la solution la plus simple : céder.
  • Si un enfant pleure car il n’a pas eu son lait dans la tasse que son frère a, on finit par enlever la tasse de l’un pour la donner à l’autre. Et cela a un effet immédiat et les pleurs stoppent, mais dans ce cas, céder signifie « mal éduquer ».
  • Et puisque nous les aimons, nous leur apprenons à gérer leurs émotions. Les larmes ne sont pas toujours de bons chemins pour atteindre nos objectifs.
  • Nous leur dirons que non, et peut-être qu’ils pleureront, comme hier et avant-hier. Mais si nous restons fermes et que nous continuons à éduquer leur résistance à la frustration, ils finiront pas comprendre. 
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N’utilisez pas le chantage émotionnel, utilisez l’intelligence émotionnelle

“Tu vas me tuer ! », “Comporte-toi bien car sinon je ne t’aimerai plus », « Si tu fais cela, tous les enfants vont se moquer de toi »… Ce type de chantage émotionnel n’est pas une bonne stratégie.

  • Souvenez-vous toujours que les mots ont du pouvoir, et les enfants comprennent bien plus que ce que nous pensons. 
  • Évitez le chantage émotionnel ou vous donnerez au monde de demain d’habiles manipulateurs de chantage qui rendront les autres malheureux.
  • Tout norme et toute obligation ou punition doivent être expliquées pour que l’enfant les comprennent.
  • Écoutez vos émotions et essayez de retranscrire systématiquement cette colère, cette peur ou cette tristesse en mots. 
Leur consacrer du temps, les regarder dans les yeux quand ils vous parlent et faire que chacun de leurs mots soit le plus important pour vous, ne fera jamais d’eux des enfants mal élevés.

Quand nous leur donnons une responsabilité et que nous leur donnons un peu plus de liberté, nous ne les élevons pas mal.

Nous les aidons à grandir et à assumer de nouveaux rôles, à affronter de nouveaux défis.

  • L’attachement lors des premières années d’éducation offre de la sécurité à l’enfant pour grandir et découvrir le monde grâce à notre soutien.
  • Jour après jour, cette main se retirera pour se transformer en mots, avec des regards sincères, avec le câlin de qui sait offrir de la reconnaissance, de l’amour et du courage quand ils en ont besoin.

Aider un enfant à grandir, c’est lui donner des exemples chaque jour, c’est lui offrir du temps de qualité et un amour sage et rempli qui ne comprend pas les chantages.

Qui cherche à éduquer des enfants heureux pour donner au monde des adultes capables, libres et matures pour demain.
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Images de Nicoletta Ceccoli et Claudia Tremblay