La violence psychologique agit comme les gouttes d’eau sur la roche

31 octobre 2016 dans Psychologie 0 Partagés

Quand nous pensons au mot « maltraitance », c’est l’image de coups qui nous vient en tête. Pourtant, la violence physique est seulement une des manières d’agresser.

De fait, dans cet article, nous allons vous parler de la violence psychologique, un autre type de violence qui peut être être comparé à la violence physique.

La manipulation, la dévalorisation et les insultes sont plus fréquentes que les « raclées » ou les coups.

Cependant, on ne dénonce pas et on ne se rend compte de rien. Pourquoi ? Les raisons sont variées, certaines sont similaires aux problèmes de violence physique, comme la difficulté des expertises médico-légales due à l’absence de marques physiques.

La violence psychologique dans et hors du foyer

À la maison surtout, mais aussi au travail, sur les réseaux sociaux ou dans la société en général. La violence psychologique est partout, sans que nous nous en rendions toujours compte, et sans que nous soyons capable de percevoir sa subtilité. Pourtant, les dommages sont bien là.

Les agressions psychiques sont des violences qui progressent dans le temps. Elles agissent comme la goutte d’eau sur la roche.

Elles sont difficiles à remarquer, même si nous les observons plusieurs fois dans un espace de temps réduit.

La violence psychologique est similaire. L’agresseur va tailler petit à petit l’esprit de l’autre personne jusqu’à la discréditer, l’empêcher de développer ses tâches normalement, semer la peur et récolter la dépendance. 

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Si ce type d’agression peut survenir dans n’importe quel environnement, elle est plus fréquente au sein de la famille et surtout du couple.

Ainsi, on fait sentir à l’autre qu’il vaut moins, on le ridiculise devant les autres, on l’insulte, on le méprise, on le juge ou on le menace.

La victime perd peu à peu l’envie de sortir, de fréquenter certains endroits, d’avoir des amis (surtout masculins), de voir ses parents, ses proches etc.

De cette violence, naît aussi la dépendance. La victime a l’impression qu’elle ne vaut rien et que tout dépend de son conjoint.

La violence psychologique chez les enfants

On pense que lorsqu’on applique une discipline aux enfants, nous contribuerons à former des adultes forts et disciplinés. Mais ce n’est pas vrai.

Une telle éducation forme des enfants, des adolescents et des adultes frustrés, plein de complexes et avec une faible auto-estime.

Les parents qui agressent mentalement leurs enfants ne se rendent pas compte que se forge alors un comportement qui va à leur encontre quand les enfants grandissent, surtout à l’adolescence, qui est pour eux une étape compliquée.

Pourquoi ne dénonce-t-on pas la violence psychologique ?

Pour répondre à cette question, nous devons tenir compte de différents facteurs et prêter attention aux faits ponctuels.

Tout d’abord, on ne dénonce pas car la personne agressée ne s’en rend pas compte.

Le travail de l’attaquant a été « si fin et calculateur » qu’il n’est pas perçu comme quelque chose de mal, mais comme quelque chose de courant, de normal et même d’attendu.

Le fameux : « Il le fait parce qu’il m’aime » est très fréquent.

D’autre part, si la personne a remarqué ce comportement chez l’autre, c’est quelque chose de difficile à prouver (à la différence des coups physiques).

Dans la plupart des cas, la famille ou les amis de la victime perçoivent des changements dans le comportement ou les attitudes des deux parties, et les agressions verbales peuvent même survenir en public.

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La violence psychologique ne se dénonce pas également par peur. La victime doit parfois revenir dans sa maison, pour vivre avec la personne maltraitée, car elle a peur qu’il arrive quelque chose à ses enfants ou à un membre de sa famille.

Pour finir, le manque d’engagement de la part des autorités et l’absence de lois concernant la violence domestique, aussi bien physique que mentale, rendent les choses difficiles et la victime n’ose pas dénoncer la situation.

Que peut-on faire pour sortir de la maltraitance ?

Pour que la personne agressée puisse changer la situation, le mieux est de prendre contact avec des personnes qui ont vécu une situation similaire. Il existe des organisations et des fondations qui peuvent l’aider.

Dans la mesure du possible, il faut s’éloigner de l’agresseur pour que le problème n’ait pas de conséquences tragiques et irréparables.

De plus, la thérapie ou la discussion avec des personnes proches peut aussi être un stimulant pour la victime qui a besoin d’aller de l’avant.

Grâce au soutien des êtres aimés et à l’apprentissage de ce qui a été vécu, on peut sortir de cela.

N’oublions pas non plus, d’autre part, que lorsqu’on renforce l’auto-estime des personnes que nous aimons, nous contribuons à leur donner de la force pour faire face à ce type d’agressions.

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