La vie est trop courte pour que l’on se permette de vivre en fonction des autres

22 mars 2016 dans Psychologie 1365 Partagés

On dit que la vie est courte, qu’elle passe très vite, et qu’au moment où on s’en rend compte, on vit déjà dans les souvenirs.

En fait, plus que cette fugacité de notre existence, ce qui est réellement effrayant, ce ne sont pas nos erreurs, ni nos chutes, ni même toutes ces fois où on a perdu notre chemin.

Ce qui nous terrifie, c’est de ne pas avoir vécu notre vie, ou de l’avoir vécue, mais en fonction des projets et des rêves des autres.


Si je suis sur cette Terre, ce n’est pas pour répondre aux attentes de qui que ce soit. Et toi, tu n’es pas non plus là pour répondre aux miennes. Nous sommes tous deux des êtres qui ont eu la chance merveilleuse de se rencontrer, et qui, ensemble, construisent un chemin en commun qui tisse la vie et qui harmonise rêves, projets et objectifs.


Parfois, on met du temps à se rendre compte que la vie que l’on mène ne nous rend pas heureux. Au début, on se laisse porter, que ce soit par amour, par espoir ou par illusion, ce qui finalement devient de la fausseté.

Aux côtés des autres, notre vie a mille et une façon de s’oxyder ; parfois, ces autres, ce sont nos proches…d’autres fois, notre compagnon/notre compagne. Quoi qu’il en soit, c’est quelque chose que l’on ne peut accepter.

Peu de choses sont aussi intimes et variables que la façon dont on veut vraiment voir la vie.

Personne n’a le droit de nous influencer, personne n’a le droit de nous mettre dans un moule, de nous attacher à une ancre ou de nous relier à des fils de marionnettes dans le but de nous porter sur son propre chemin.

Si vous vivez la vie des autres, vous n’êtes plus vous-même

mujer-con-grullas-blanca-haciendo-planes-sobre-su-vida

Vous êtes vos principes, vos rêves d’hier et vos désirs d’aujourd’hui. Vous êtes vos choix, vos illusions du matin et votre tristesse du soir. Vous êtes ce que vous avez réussi à faire et ce qu’il vous reste à atteindre…

Comment peut-on alors permettre aux autres d’estomper notre identité et de se mettre à notre place sans même qu’on leur ait autorisé ?


Par amour, vous pouvez perdre votre orgueil, laisser de côté vos rêves au profit de ceux de l’autre si vous le voulez, mais vous ne devez jamais, JAMAIS perdre votre dignité, pour qui que ce soit.


Il faut passer par ce chemin appelé « vie » le plus simplement possible : en tout liberté, sans aucun poids sur le coeur, et sans bruit dans l’esprit.

Il ne faut pas avoir peur de la vie, mais plutôt en profiter dans la joie et la plénitude. Si vous n’y arrivez pas, si lorsque vous ouvrez les yeux le matin, vous êtes envahi par un flot d’émotions négatives, peut-être alors ne vivez-vous pas la vie que vous voulez.

Peut-être vous trouvez-vous au beau milieu d’un scénario que d’autres ont créé pour vous.

Quand votre quotidien est régi par l’univers personnel d’une autre personne

Au sein d’une relation de couple, il y a parfois un des membres qui assume, sans bien savoir pourquoi, le rôle dominant.

L’autre personne, elle, tourne alors autour d’elle comme un satellite tourne autour d’une planète.

C’est ce qui arrive parfois en amour, car on se fait des illusions et que pendant un certain temps, au début de la relation, on ne parvient pas à voir tous ces détails qui constituent une réalité peu fonctionnelle.

  • Il y a ceux qui ont besoin d’avoir le contrôle, et ceux qui ont peur de tout, peur que leur château de cartes s’effondre.
  • Le besoin obsessionnel de tout contrôler cache en réalité une faible estime de soi qui se transforme en autoritarisme et en inflexibilité.
    Respecter la volonté de l’autre ainsi que ses espaces personnels, cela suppose de courir le risque de perdre cette personne.
  • Etre celui qui dicte les décisions, celui qui choisit, celui qui assume, accepte ou rejette au quotidien renforce une faible estime de soi, et est incapable de montrer de la réciprocité envers les autres.

mujer-con-máscara-en-la-mano

La vie épanouie, authentique et heureuse ne fait personne prisonnier : personne n’appartient à personne

Il ne s’agit pas de mener une vie dénuée de tout lien, de toute relation, et de ne s’entourer d’aucune personne importante à nos côtés.

Il s’agit plutôt d’être conscient du fait qu’on doit considérer que rien ne nous appartient. Personne n’appartient à personne.


Personne ne devrait être maître du bonheur, car le bonheur ne se possède pas, il vient tel la légère brise d’un soir d’été, tel le corail dans l’océan. Le bonheur, c’est un trésor que vous ne devriez pas laisser au caprice égoïste des autres.


Puisque que je ne t’appartiens pas et que tu ne m’appartiens pas, je choisis en toute liberté de marcher à tes côtés, pour que nous soyons tous les deux les artisans et les créateurs de notre propre bonheur.

  • Puisque je suis conscient que l’on naît tous libres et que l’on a le plein droit de choisir notre mode de vie, en fonction de nos choix, de nos valeurs et de notre façon de penser.
  • C’est pourquoi chaque jour, je m’efforce d’harmoniser mes espaces personnels avec l’espace en commun que l’on partage tous les deux.

Je me libère de cette vie que d’autres ont créée pour moi

Parfois, les contextes familiaux, avec des mères et des pères possessifs, configurent aussi ces situations où on finit par vivre des vies étrangères que d’autres ont créé pour nous.

Les relations affectives et de couple sont, par ailleurs, ces territoires communs où s’opèrent davantage de dépendances et de co-actions vitales.

  • Pour vivre une vie heureuse et épanouie, on ne devrait pas « s’attacher » à une ou plusieurs personnes. Mieux vaut s’ancrer sur un but : le bonheur. Car c’est cet objectif qui nous fera faire la différence entre les personnes qui nous méritent, et celles qui ne nous méritent pas. Et, ceux qui vous font souffrir ne vous méritent pas.


La vie ne se rêve pas, et on ne l’attend pas non plus face à une fenêtre alors que d’autres nous disent quoi faire et quoi ne pas faire. La vie, c’est un risque, la vie, c’est du courage, la vie dépasse notre zone de confort et les chaînes que les autres non imposent.


mujer-sujetando-un-glovo-en-forma-de-corazón

A découvrir aussi