Je n’avance pas, je ne recule pas : je stagne

8 mars 2016 dans Emotions 925 Partagés

Il y a des moments de la vie où vous êtes baignés dans la confusion. Il ne s’agit pas forcément de « mauvais moments » au sens strict du terme.

Vous ne traversez pas de grandes souffrances ou de graves problèmes, mais vous regardez tout simplement les jours défiler en ressentant, au fond de vous, que vous n’évoluez pas, et que vous ne grandissez pas.

La note prédominante est la routine. Chaque jour ressemble au précédent et même si vous devez faire face à de grands sursauts, rien ne vous procure réellement de l’enthousiasme.

Vous ne parvenez pas à activer votre force vitale et vous n’avez même plus envie de faire des efforts.

“La vie n’est jamais statique. C’est un mouvement constant, un mouvement sans rythme. Ce sont nous qui changeons constamment. Les choses bougent et acquièrent de la force lorsque vous les faîtes.”
-Bruce Lee-

Vous vous êtes même habitué aux problèmes qui vous inquiétaient auparavant. Si vous avez une relation médiocre ou nocive, vous n’essayez même plus de la rendre meilleure.

Si votre travail ne vous plaît pas, vous vous résignez et supportez les soucis. Vous n’avancez pas, vous ne reculez pas : vous stagnez.

Vous stagnez ? Vous n’avancez plus ?

train

La stagnation est un état dans lequel vous ne parvenez pas à vous mettre en contact avec vos sentiments et vos émotions les plus authentiques.

Ainsi, vous ne ressentez plus de véritable impulsion vous poussant à l’action, à entraîner des changements qui vous enrichissent et à donner plus de sens au fait de vivre.

Voici les signaux qui indiquent que vous êtes dans cette situation de stagnation :

  • Vous ne ressentez plus aucun enthousiasme.
    Vous faîtes tout mécaniquement et agissez sans vraiment y réfléchir. Vous ne voulez pas vous compliquer.
  • Vous ne voulez vous engager dans rien. Vous vous limitez à faire ce qu’on vous demande, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Cependant, vous ne voulez pas trop vous impliquer.
  • Vous contournez et évitez les défis. Face à un éventuel défi, ou à une nouveauté, vous vous mettez sur le côté. Vous mettre à l’épreuve ne vous intéresse pas et vous n’y voyez même aucun sens.
  • Vous ressentez de la fatigue quasiment tout le temps. L’une de vos phrases favorites est : « je suis fatigué ». Et c’est vrai, physiquement vous avez le sentiment de ne plus avoir d’énergie. Votre corps vous semble lourd et la somnolence n’est jamais loin.
  • Votre routine est trop structurée. Vous faîtes pratiquement tout de la même façon, tous les jours. Vous faites le même trajet aux mêmes heures et vous avez les mêmes conversations.
  • Vous rejetez toutes les choses nouvelles. Chaque nouveauté vous semble être une gêne inutile. Vous n’avez pas envie de faire des efforts pour vous adapter à une chose inconnue.
  • Vous ressentez de la paresse et de l’ennui de façon constante. Vous bâillez beaucoup et vous voulez qu’on vous « laisse tranquille », que personne ne vous demande de sortir ou de bouger. Presque tout vous ennuie, mais penser au changement vous ennuie encore plus.
  • Vous justifiez votre attitude, en allant même jusqu’au mensonge. Vous construisez une série de fausses « raisons » pour entretenir votre inactivité et votre peur du changement. Vous inventez des excuses pour justifier cette stagnation.

Si vous n’avancez pas, revenez

fille avec un masque en train de tomber

Lorsque vous vivez l’une des ces étapes de stagnation, vous ressentez sûrement au fond de la tristesse, de la colère, ou bien les deux à la fois.

Le fait de stagner signifie que, même si vous ne vous en rendez pas compte, il y a quelque chose à résoudre dans votre vie.

La dépression cachée est comme un petit animal qui ronge constamment et vous vole votre énergie vitale. Il s’agit d’un grondement sourd qui exerce un poids énorme sur votre perception du quotidien.

C’est comme si vous mettiez un voile gris à la réalité et que vous la contempliez à travers cette distorsion de couleur. Rien ne vous paraît suffisamment intéressant, car vous ne la regardez pas directement.

La colère est l’une des émotions les plus paralysantes. Lorsqu’elle s’installe à l’intérieur, elle agit en diminuant les autres émotions. La colère réprimée vous rend rigide, sarcastique et négatif.

Elle vous pousse à ressentir une sorte de mépris pour tout ce qui vous entoure et plus rien n’éveille d’intérêt en vous. Elle détruit vos relations avec les autres personnes et, à long terme, elle affecte votre santé.

pannier plein d'etoiles

La même chose se produit avec la culpabilité, qui parfois s’installe dans votre inconscient.

Lorsque ce que vous n’avez pas fait ou dit (ou ce que vous avez fait et dit) provoque en vous un sentiment de culpabilité et que vous vous éloignez de cette réalité, il est probable que vos émotions et votre envie de vivre soient alternées.

Les étapes de la stagnation doivent êtes observées attentivement. Parfois, elles exigent seulement un processus de prise de conscience et une remise au point des conditions dans lesquelles vous vivez.

D’autre fois, en revanche, il s’agit d’un signal annonçant qu’une crise commence à éclater.

Ainsi, lorsque vous sentez que vous ne pouvez plus avancer, le mieux est de reculer. Vous êtes paralysé dans une situation du passé qui n’a pas été surmontée et qui a toujours une incidence sur votre présent.

Il est certain que la vie n’est pas un jardin de roses ni une fête tous les jours. Cependant, d’un autre côté, c’est la seule chose que vous avez, et c’est la plus précieuse.

Vivre sans vivre n’est pas une option. Notre temps de vie est trop court pour le gaspiller dans des routines inutiles et des relations insatisfaisantes.

Votre paix intérieure et votre bonheur sont le seul objectif sur lequel vous devez véritablement miser à fond. Vous aurez tout le temps de profiter de la quiétude quand vous ne serez plus de ce monde.

baleine qui avance dans la nuit

Images publiées avec l’aimable autorisation de Christian Schloe.s

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