J’aime que tu prennes des risques. Lutte et ne te rends pas !

· 21 mars 2017

Toi, qui te cache derrière les mots de lutte et d’effort. Toi, qui te demande comment tu vas faire pour surmonter les journées qu’il te reste encore à vivre. Toi, qui portes le tatouage de la souffrance sur ta peau. Toi qui, attentif-ve, lis en espérant trouver un second souffle entre les hoquètements. C’est à toi que je veux consacrer les lignes suivantes.

Pour dépasser la peur, il faut d’abord la ressentir

Tu as connu la peur, je le sais. Tu as senti que tu perdais le contrôle et que rien de ce que tu faisais ne pouvais t’aider. Tu as essayé de fuir et même, tu as voulu fuir. Ton premier instinct a été de faire demi-tour et de partir en courant,mais il y avait toujours quelqu’un qui t’en empêchait : toi-même. Tes propres raisons t’ont empêché-e de tourner le dos à la peur.

« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais le triomphe sur elle. Le brave homme n’est pas celui qui ne sent pas la peur, mais celui qui conquiert cette peur. »

-Nelson Mandela-

Tu sais que pour pouvoir conquérir sa peur, il faut d’abord la ressentir dans toutes ses dimensions, il faut sentir son souffle dans le cou. Ce n’est pas une sensation agréable et bien sûr, tu n’aimes pas la sentir mais tu comprends qu’elle est passagère et que tôt ou tard, elle va disparaître. Comme les nuages des tempêtes, la peur arrive et si tu sais attendre suffisamment, elle finit par s’en aller. Elle peut revenir, mais comme vous avez déjà réussi à la vaincre, elle sera petite et tu seras grand.

Aucun océan calme n’a rendu de marin expert

Tu sais comment l’eau a pris la forme de rivières dans la vallée du regard ou de nœuds dans le canyon des mots. Tu as essayé de fabriquer des digues pour les mers sans aucun résultat et avec le temps, tu as appris qu’il est préférable de laisser l’eau prendre le chemin qu’elle voulait. Par contre, tu t’es gardé le pouvoir de décider par où tu veux aller.

Car l’eau inonde et noie mais nettoie et modèle aussi le terrain. Lorsqu’elle passe, elle est capable d’évacuer toute la saleté accumulée, laissant à découvert un horizon flou qui peu à peu s’éclaircit et se définit.

Tout comme pour pouvoir profiter de l’arc-en-ciel, il a dû pleuvoir ; pour pouvoir savourer la réussite, il a fallu lutter. C’est grâce à cet effort que tu as appris que ce que tu poursuis est suffisamment précieux pour supporter les tempêtes qui ont inondé ton corps à de nombreuses reprises.

Il est permis de se reposer et de se laisser porter

Tu as transformé ta lutte en une habitude et tu as du mal à t’arrêter. Tu as la sensation que si tu concèdes quelques minutes de calme pour t’asseoir, t’arrêter et regarder autour de toi, tu ne pourras plus te lever.

Pourtant, en tant d’expert marin, tu sais que si la tempête ne recule pas pendant la navigation, tu peux utiliser le vent et la mer en ta faveur pour fuir la tempête et te réfugier un moment dans des eaux plus tranquilles.

Le voyage sur le bateau est long et les vues qu’il offre pendant le trajet sont variées et fugaces. À chaque fois que tu regardes autour de toi, le paysage change et il est difficile de retrouver ce décor que tes yeux ont vu quelques instants auparavant. Pourtant, cela ne dépend que du marin de jeter l’ancre de temps en temps pour observer et se laisser porter.

Lutte pour ce qui en vaut la peine

Si tu es arrivé jusque là, tout est clair : cela vaut la peine de se battre. La peur et la souffrance sont passagères, mais la satisfaction de les avoir surmontées sera permanente. Souviens-toi que la mort n’arrive pas par la souffrance de la lutte, mais par le fait de l’éviter.

« Maintenant que je suis arrivé jusqu’ici, je pourrais (…) continuer à courir »

-Forrest Gump-

Ne te rends pas, souffre, lutte, pleure, va de l’avant, maudis, prends des risques, crie, essaie, tombe, lève-toi, retombe, essaie à nouveau, imagine comment ce serait, rêve de tout cela, réveille-toi, réussis, rends tes rêves réalité. Pour parvenir à ce que tu cherches, peut-être que tu as besoin de chance, mais pour dompter tes peurs, tu n’as besoin que de ta liberté.