J’ai tant à dire que si je me tais, des sous-titres apparaissent

· 30 mars 2016

Parfois, nous retenons nos pensées et nos sentiments tant de temps que nous sommes capables de les exprimer sans avoir besoin de parler.

Cela est fréquent car la communication verbale représente seulement un petit pourcentage de notre communication émotionnelle.

Nous sommes capables de nous exprimer avec des regards, des gestes, des postures et des attitudes, bien plus qu’en mettant des mots sur nos pensées et nos sentiments.

La communication est très versatile et large. On peut donc dire que même si l’on se tait, il existe des centaines d’indicateurs qui feront le travail des sous-titres et qui transmettront le message d’une manière ou d’une autre.

C’est n’est pas mal en soi, car il n’est pas toujours bon ou nécessaire de mettre des mots sur ce que nous sentons ou pensons pour le transmettre aux autres. Ainsi, la communication émotionnelle contient de nombreuses possibilités.

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Ce que nous devons savoir pour affiner nos compétences communicatives

Comme nous l’avons dit, la communication émotionnelle est très large et découle de plusieurs critères comme l’expression faciale, le mouvement, les gestes, le toucher, le choix des mots, le ton de la voix, les métaphores etc.

Les tentatives de connexion les plus compliquées sont celles qui sont cachées par la colère ou la tristesse.

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles nous ne voulons pas exprimer nos sentiments quand ils sont mélangés à des expériences ou à des émotions négatives.

Parfois, nous croyons que la meilleure manière de résoudre les choses et de donner un tournant positif aux choses est en contournant ce qui nous gêne et en évitant de penser aux choses qui nous rendent triste, qui nous mettent en colère ou qui nous font peur.

D’autre fois, nous pensons que nos sentiments sont trop terrifiants ou gênants pour les exprimer. On peut même penser que les personnes qui nous entourent avec leurs problèmes émotionnels et leurs sentiments « sans importance » exagèrent, et que c’est injuste.

De plus, il se peut que nous ne sachions pas comment trouver les mots pour faire comprendre ce qui nous arrive.

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Cependant, comme nous l’avons dit, le fait que nous essayions de cacher nos sentiments n’implique pas leur disparition totale.

Il n’est pas difficile d’imaginer comment on trouve l’hostilité derrière le sarcasme. Une personne qui dévie le regard peut être amoureuse de quelqu’un mais ne veut pas le reconnaître.

De fait, quand on se rapproche des émotions ou qu’on essaie de partager un message émotionnel, nous avons tendance à nous focaliser sur la position, l’expression faciale, le ton de la voix… C’est-à-dire que  nous nous fixons plus sur ce que l’on dit plutôt que sur la manière dont on le dit.

La communication comme la lecture d’information émotionnelle demande :

  • De prêter attention au visage et aux expressions faciales
  • D’interpréter les mouvements et les gestes.
  • De donner de l’importance au langage du toucher.
  • D’écouter ce que révèle la voix.
  • De transformer les sensations en mots.
  • De savoir s’écouter et d’écouter les autres.
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Finalement, pour bien communiquer émotionnellement, nous avons besoin de plus que les bons mots car nous avons besoin d’envoyer et de recevoir des messages non verbaux clairs.

Nous utilisons rarement l’expression faciale ou la gestuelle pour communiquer.

C’est pour cela qu’il est important de bien synchroniser toutes ces questions pour pouvoir ainsi exprimer ce que l’on ressent dans le cœur et améliorer notre état émotionnel général.

Les larmes que l’on ne pleure pas et les mots que l’on ne prononce pas peuvent finir par déborder et donner lieu à des malentendus et à un isolement émotionnel non nécessaire.

Quand nous devenons des communicants habiles, nos liens s’améliorent, tout comme notre manière de voir la vie et d’aborder les conflits. Cela nous aide à nous sentir mieux et à savoir nous écouter, ce qui demande des efforts mais en vaut la peine.