J’ai appris à me contenter de ce que j’aime

· 15 septembre 2016

“J’ai appris à me contenter de ce que j’aime”, écrivit Walt Whitman avec bon sens. Voilà une citation pour parler de l’importance de ce que nous appelons communément “être à l’aise”.

Réfléchissons à comment nous nous sentons bien quand nous participons à une fête entourés de gens qui nous aiment.

Réfléchissons à la différence qu’il y a entre être à l’aise au travail et ne pas être à l’aise.

Nous pouvons citer un tas de situations pour parler de l’importance qu’il y a d’apprécier ce que nous avons, d’être conscients que notre joie réside dans l’ensemble des raisons qui font que nous souhaitons rester quelque part, en compagnie de certaines personnes.

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La déception, une question d’attentes

Il est normal (et habituel) de ressentir de la déception de temps en temps. 

En fait, ce serait difficile de ne pas être déçu, car en fin de compte, nous ne pouvons pas prétendre que nos attentes cadrent avec la réalité ou avec le monde qui nous entoure.

Pour utiliser des qualificatifs, il serait injuste et narcissique de vouloir que tout soit comme nous le voulons. Il ne faut pourtant pas renoncer à ce que ça le soit, et c’est là que notre attitude nous offre la clé.

Imaginons que nous sommes en train de préparer une fête pour quelqu’un de spécial et que nous y mettions tout notre cœur.

Malgré cela, quand la personne en question arrive, elle n’arrête pas de protester parce que ce qui a été préparé “ne convient pas à ses attentes”.

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L’attitude de cette personne est injuste et peu intelligente sur le plan émotionnel, car elle n’apprécie pas ce qui compte véritablement, c’est-à-dire que les gens qu’elle aime soient avec elle.

C’est pourtant quelque chose qui fait normalement plaisir à tout le monde.

Nous voulons dire par là que quand nous protestons automatiquement et quand nous nous plaignons de chaque petit détail qui ne correspond pas à nos attentes :

  • Nous voulons créer un monde irréel qui n’est pas idéal.
  • Nous mettons à mal l’essence des événements.
  • Nous ne faisons pas attention à ce qui est réellement important.

Très souvent, ce sont les circonstances qui nous font revenir à la réalité, en nous montrant que si nous ne sommes pas réellement à l’aise, c’est parce que nous refusons d’accepter quelque chose qui peut s’avérer merveilleux.

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L’acceptation de nos émotions et de notre réalité

Il n’existe pas de monde tout rose. Il nous faut accepter que ressentir de la tristesse, de la peur ou de colère n’est pas mauvais, mais que cela nous aide à apprendre et à ressentir.

En fait, très souvent, nous nous surprenons nous-mêmes à être tristes et à l’aise.

Comment est-il possible de nous sentir à l’aise quand nous ressentons une émotion déplaisante ? Il s’agit simplement de déterminer ce qui nous manque à ce moment.

Pour cela, nous devons d’abord renoncer à faire attention au marketing qui veut nous vendre le monde comme un idéal tout rose.

Nous ne sommes pas des machines et tout ne s’avère pas toujours positif dans la vie.

Nous en rendre compte nous permet de garder une attitude appropriée devant le flot de problèmes qui perturbent parfois notre tranquillité.

Le bien-être ne s’obtient pas seulement à travers la joie, mais à travers l’acceptation de nos expériences, de la recherche de ce qui nous paraît bon et de la découverte de notre place.

En définitive, comme nous l’avons dit, pour être à l’aise, il nous faut adopter une attitude d’acceptation et de cohabitation.

Parce qu’au bout du compte, on a une belle vie parce qu’on sait admirer sa beauté, bien qu’il arrive parfois des choses négatives.

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Pour terminer, voilà un extrait d’un poème Borges, “Tu apprendras la vie“ :

Après quelque temps, tu apprendras que même si tu es heureux avec tes amis, un jour, tu pleureras ceux que tu as laissés partir.

Après un certain temps, tu apprendras que chaque expérience vécue en compagnie de quelqu’un d’autre est extraordinaire.

Après quelque temps, tu apprendras que celui qui humilie ou méprise quelqu’un d’autre vivra tôt ou tard les mêmes humiliations ou les mêmes mépris multipliés par deux.

Après un certain temps, tu apprendras à construire tes chemins, parce que le chemin de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets.

Après quelque temps, tu apprendras qu’en hâtant les choses ou les forçant à se réaliser, en fin de compte, elles ne seront pas comme tu l’espérais.

Après un certain temps, tu apprendras qu’en réalité, le meilleur n’était pas le futur, mais le moment que tu vivais juste à cet instant.

Après quelque temps, tu apprendras que même si tu es heureux en compagnie de ceux qui t’entourent, tu regretteras terriblement ceux qui étaient avec toi hier et qui sont partis à présent.

Après un certain temps, tu apprendras qu’essayer de pardonner ou de demander pardon, dire que tu aimes, dire que quelqu’un te manque, dire que tu as besoin, dire que tu veux être ami… devant une tombe, n’a plus beaucoup de sens…

Mais malheureusement, nous ne comprenons cela qu’avec le temps.

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